Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir d'une grande partie de la Garde nationale soldée de Paris qui avait été elle-même presque entièrement composée d'hommes venant du régiment licencié des Gardes françaises, un régiment français d'Ancien Régime. De cette dislocation sont également créés les et d'infanterieHistoire de l'armée française, Pierre Montagnon, Éditions Pygmalion 1997.
Création et différentes dénominations 1791 : création du régiment d'infanterie. 1794 : première formation. 1796 : de deuxième formation. 1803 : d'infanterie de ligne. 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1820, le d'infanterie de ligne n'est pas recréé, son numéro reste vacant jusqu'en 1860. 1860 : création du .. 1862 : licencié Émile Simond : Historique des nouveaux régiments créés par la loi du . 1872 : . 1882 : . 1914 : à la mobilisation, il donne naissance au d'infanterie. ...
Chefs de corps
Historique des garnisons, combats et batailles du (1791-1794) Guerres de la Révolution et de l'Empire
Le est créé par décrets des et à partir d'une grande partie de la garde nationale soldée de Paris qui avait été elle-même presque entièrement composée d'hommes venant du et du régiment licencié des Gardes françaisesDe cette dislocation sont également nés les et
En , le fait partie de l'armée du Rhin, et son assiste au siège de Thionville.Le , il passe à l'armée de la Moselle, sous le commandement du général Beurnonville, et prend part à l'expédition de Trèves.
À partir du mois de , les deux bataillons sont séparés.
Le , le est aux avant-postes, à Combat de Neukirchen, et se bat contre les Prussiens, qui, après avoir réussi à enlever cette position, sont obligés de la quitter devant l'attaque énergique de nos troupes. Du 26 au , lorsque des forces supérieures forcèrent les Français à se retirer sur la rive gauche de la Sarre, les grenadiers du , avec ceux du formèrent l'arrière-garde, et prirent position à Scheidt. Le se distingua ensuite au gué de Guiding et lorsque le général Hoche, pour essayer de débloquer Landau, culbute le corps du prince de Hohenlohe, et ne bat en retraite devant l'armée de Brunswick qu'après trois jours de combats acharnés, où le s'illustre du 28 au (8 au ).
Le , ce bataillon concoure à la formation de la demi-brigade de première formation.
Pendant ce temps, le , laissé à Sarrelouis en , avait été envoyé à l'armée du Rhin, à Haguenau, sous le commandement du général Pichegru. Il fut, ainsi que toute l'armée, constamment engagé jusqu’à l'époque du déblocus de Landau. Le , il s'empare du poste de Pfaffenhoffen et occupe Uberach. Au déblocus de Landau, il culbute à la baïonnette, avec la division Hatry, la première ligne des Autrichiens. Le , il passe à l'armée de la Moselle, dans la division Ambert, et prend part à un engagement très vif avec les Prussiens en force numérique plus que triple. Après la retraite des Prussiens, il vint prendre ses quartiers d'hiver sur la Sarre. L'armée s’étant portée sur Trèves, le , qui faisait alors partie de la division Desbureaux, entre dans la ville le et occupe la Montagne Verte. Dans la campagne de l'an III, il fait partie de l'armée du Rhin. L'hiver n'arrêta ni les opérations des Français, ni leurs succès. La défaite des Autrichiens, battus deux fois par le général Jourdan, amène la retraite des Prussiens au-delà du Rhin pendant que les Anglais et les Hollandais étaient culbutés par l'armée du Nord, et les quatre armées françaises du Nord, de Sambre-et-Meuse, de la Moselle et du Rhin bordèrent le grand fleuve. L'hiver était venu précoce et terrible : le froid descendit à 17 degrés au-dessous de zéro. Les soldats, vêtus de haillons, sans paye, mais soutenus contre toutes les misères par leur énergie morale, au lieu de songer à s'établir dans des cantonnements, ne demandaient qu'à marcher en avant. Le , le du est campé devant Mayence et prend part ensuite au blocus de Luxembourg. Il prend part ensuite au blocus de Luxembourg. Au mois de (), ce bataillon concourt à la formation de la demi-brigade de première formation.
(1793-1796) Guerres de la Révolution et de l'Empire
Le , lors du premier amalgame la de première formation est formée à Toulon avec les : du d'infanterie (ci-devant La Fère) de volontaires des Bouches-du-Rhône de volontaires du Luberon
Le elle contribue à réprimer les troubles qui avaient éclaté à Toulon.
Dirigée ensuite sur l'armée d'Italie, elle arrive à Loano en , et fait partie de la commandée par le général Masséna.
Les trois bataillons, d'abord séparés, furent réunis, quand les hostilités commencèrent, sous le commandement de l'adjudant-général Joubert. Puis le général Masséna ayant été mis à la tête de l'aile droite de l'armée, composée de trois divisions, la versa, le , son et son dans la première de ces divisions, et son dans la seconde. Cette campagne eut peu de résultat. Ayant en face d'elle des forces supérieures, l'armée d'Italie fut la seule des armées françaises de ce moment qui ne put se porter en avant. Mais elle se maintint victorieusement sur ses positions de San Bernardo à Borghetto. Le et le de la furent placés à Alaccio et Oneille, le à Vintimille. Ils y restèrent jusqu'au .
Un arrêté du , la , est amalgamé pour former la nouvelle de deuxième formation
de deuxième formation (1796-1803) Guerres de la Révolution et de l'Empire La nouvelle est formée le , par l'amalgame des anciennes de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Royal-Vaisseaux), de volontaires de Paris également appelé bataillon du Pont-Neuf et de volontaires du Puy-de-Dôme) de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Royal-Suédois), Bataillon de la Commune et des Arcis et bis de volontaires du Calvados également appelé bataillon de volontaires de Bayeux)
Destinée à l'armée de Rhin-et-Moselle, elle se trouve à Landau le , et marche avec la division d'avant-garde du général Beaupuy, suit le mouvement du corps du général Desaix, et se trouve au passage du Rhin. Elle prend part aux affaires de Wilstedt, d'Offenbourg, de Renchen, aux batailles de Rastadt () et (), où le général Moreau repousse et défait les Autrichiens. Restée à Pfaffenhoffen pendant les opérations du général Moreau en Bavière, la demi-brigade se trouve aux combats de Freising et d'Eichstätt, où le général Desaix défit complètement le . Le , elle combat de nouveau sous les murs d'Ingolstadt, mais le général Moreau se vit obligé de reculer. Il le fit lentement, méthodiquement, ne laissant derrière lui, dans cette retraite, ni un homme ni un caisson, et s'arrêtant chaque fois qu'il était trop pressé pour infliger quelque leçon sévère aux Autrichiens qui le suivaient. Dans cette retraite, la se trouva à Rieden le et prit part à la victoire de Biberach puis au combat d'Emmedingen l'une des pages les plus glorieuses de la , car quelques compagnies débandées, tinrent tête à des forces considérables, protégea la retraite de la division Beaupuy, et rétablit les communications avec l'aile gauche de l'armée.
L'armée ayant repassé le Rhin, la fut envoyée à Kehl, assiégé par les Autrichiens, et s'établit dans l'ile du Rhin jusqu'à la reddition du fort le . La se distingua de nouveau au passage du Rhin effectué par Moreau à Diersheim le et à la bataille qui suivie. Les généraux Hoche et Moreau reprenaient l'offensive de la manière la plus brillante, quand ils furent arrêtés au milieu de leurs succès par la nouvelle de l'armistice de Léoben que la cour de Vienne épouvantée venait de signer, le , avec le général Bonaparte.
Un arrêté du Directoire du fit prendre à l'armée du Rhin la dénomination d'armée d'Allemagne, dont la fait partie, et s'établit à Strasbourg le .
Le , la fait partie de l'armée d'Helvétie, commandée par le général Brune, et entre en Suisse le mois suivant. Pendant le courant de l'année 1798, elle occupa Zoug, Lucerne, Brugg, Sissach et Angstorf situé sur la commune de Guin .
Le , le général Masséna prit le commandement de l'armée d'Helvétie qui occupait militairement la Suisse depuis un an. Les circonstances étaient graves. L'Angleterre venait de former la seconde coalition : l'Angleterre, l'Autriche, la Russie, une partie de l'Allemagne, Naples, le Portugal, la Turquie, jusqu'aux États barbaresques, s’étaient réunis contre la France. Les débuts de la campagne ne furent pas heureux pour les armes françaises en Italie et en Allemagne. Masséna ne dut songer en Suisse qu'à la défensive, mais elle ne manqua pas de brillants faits d'armes, et la Première bataille de Zurich assura le salut du pays. La prit une part active à cette campagne. Le , lors de la capitulation des Impériaux à Coire, elle concourut à forcer le passage du pont de Zollbrücke, et poursuivit l'ennemi jusque sous les murs de Coire, en faisant prisonniers. Par arrêté du , l'armée d'Helvétie est réunie à l'armée du Danube, sous le commandement de Masséna. La était alors aux environs de Coire, et son eut à combattre les habitants de la vallée de Dissentis qui s’étaient insurgés. Il défendit avec vigueur le passage du pont de Reichenau et fit, après avoir incendié le pont, avec les troupes de la division Suchet, une retraite pleine de périls et de fatigues jusqu'à Urseren, au pied du Saint-Gothard. Le avait pendant ce temps dispersé les insurgés de la vallée de Languart, mais les Impériaux ayant coupé toutes ses communications, il fut enveloppé par des forces considérables, et après une lutte désespérée obligé de déposer les armes.
Le , la fait partie de la division Klein. Elle prend part à l'ensemble de manœuvres qui porte le nom de bataille de Zurich (25 et ). La division Klein, jointe à la division Mortier, occupe la ville de Zurich, après un combat sanglant, et fait Russes prisonniers. Le général Masséna, s'étant mis lui-même à la tête de ces deux divisions, poursuit le corps du général Korsakoff, l'atteint à , le défait complètement et le force à repasser le Rhin.Cette victoire coûtait aux coalisés hommes et la défection des Russes.
L'Angleterre et l'Autriche ayant repoussé les propositions de paix du premier Consul, l'armée du Rhin fut réunie à l'armée du Danube sous le commandement du général Moreau, pour opérer en Allemagne, et le général Masséna reçut le commandement de l'armée d'Italie. La , faisant partie de la première de ces deux armées, entra dans la division Ney, du corps du général Saint-Cyr. Elle passe le Rhin à Vieux-Brisach le , culbute l'ennemi dans le Val-d'Enfer, assiste le à la bataille d'Engen, et le à celle de Tuttlingen. Elle se distingue à Güglingen et à Kirchberg Le 5 juin 1800 – Le combat de Kirchberg Nouveau dictionnaire historique des sièges et batailles mémorables, Volume 3 page 305-306. Les Autrichiens sont rejetés dans le camp retranché d'Ulm, où l’armée française les tient enfermés. Le , l'organisation de l'armée est modifiée, mais la se trouve encore dans la division Ney, la de l'aile gauche placée sous le commandement du général Grenier. Le , les deux premiers bataillons de la culbutent l'ennemi sur le plateau de Gunerishofen, et le repoussent jusqu'au-delà du village de Bebenhausen. Dans la poursuite de l'ennemi sur Ulm, la occupe les hauteurs de Roilingen. La fait partie plus tard de la de l'aile gauche, commandée par le général Legrand, et prend part au blocus d'Ingolstadt. Le , un armistice fut conclu : l'Autriche, battue en Italie (Marengo le4 juin) comme en Allemagne, demandait à traiter.
Mais les conférences de Lunéville traînant en longueur, Bonaparte résolut de conquérir la paix par une campagne d’hiver, et le général Moreau reçut l'ordre de recommencer les hostilités. Le , l'armée marcha sur l'Inn. Le , le général Grenier nier, ayant pris position sur les hauteurs qui dominent la plaine d'Ampfing, fut attaqué par l'archiduc Jean.