Albigny-sur-Saône est une commune française située dans la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie

Situation Albigny-sur-Saône est située sur la rive droite de la Saône, à l'extrémité nord-est des monts d'Or lyonnais, point où la Saône, quittant la plaine de Trévoux, entre dans un goulet formé par un resserrement entre les monts d'Or et le plateau de Dombes, et qu'elle suivra jusqu'à Lyon.

Albigny-sur-Saône est à au nord de Lyon-centre et à du quartier de Vaise.

Communes limitrophes

Quartiers et lieux-dits Le cœur de la commune, dit le Bourg, où se trouvent l'église et quelques commerces, est situé légèrement en retrait de la Saône, traditionnellement crainte pour ses inondations. Il se prolonge à l'ouest par la Montagne, où se trouve le château. Le bord de Saône est étroit, et ne s'élargit qu'au sud, dans le quartier nommé pour ce motif la Plaine. Sur la Saône même, deux îles appartiennent à la commune, dont seule la plus grande, lîle du Rontant, est reliée à la rive par une passerelle, et est aménagée en lieu de promenade.

Au nord, le quartier de Villevert est stratégiquement placé face au pont sur la Saône qui relie la commune à Neuville-sur-Saône, au croisement de la route de Villefranche par le bord de Saône et de la route qui monte vers l'intérieur des Monts d'Or (Curis, Poleymieux).

La mairie a été installée au à mi-chemin entre le Bourg et Villevert, sur la petite route reliant ces quartiers par l'intérieur.

Relief vignette|La vue depuis le crêt d'Albigny. La commune occupe le flanc oriental d'une ligne collinaire qui prolonge vers le nord le mont Thou, en s'abaissant jusqu'à son contact avec la Saône à la pointe nord de la commune (Villevert). Son point culminant est le Crêt d'Albigny, à d'altitude, qui offre une vue exceptionnelle vers l'est sur la plateau de Dombes, et au-delà les monts du Bugey, l'Île Crémieu et, par beau temps, la chaîne de Belledonne au sud-est et le mont Blanc à l'est.

Hydrographie vignette|Balise indiquant la hauteur de deux crues remarquables de la Saône, à Villevert. La commune est bordée à l'est par la Saône. Elle a subi la plus importante de ses crues en 1840. Malgré la régulation de la rivière par de nombreux barrages construits au , dont en 1877 celui de Couzon-au-Mont-d'Or, à guère plus d'un kilomètre en aval, le quartier de la Plaine a encore subi d'importantes inondations en 1955, 1970, 1977, 1981 et 1983, obligeant l'évacuation des bâtiments de la maison de retraite..

Aucun autre cours d'eau notable n'arrose la commune.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne. et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bron à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports Desserte routière La commune est traversée du nord au sud par la route départementale 51, qui relie Anse à Lyon-Vaise. C'est un axe de circulation très chargé. Des aménagements de sécurité ont été installés à la hauteur du bourg, mais le rond-point situé à l'extrémité du pont de Neuville est constamment encombré. Cette route porte successivement les noms de quai de Villevert jusqu'au pont, puis quai du Général-de-Gaulle jusqu'au rond-point à proximité de la maison de retraite, et enfin avenue Henri-Barbusse jusqu'à l'entrée de Couzon.

Face au pont de Neuville, la rue de la gare (D 73) part en direction du sud-ouest vers Curis et Poleymieux-au-Mont-d'Or. Une route secondaire relie le bourg à Curis par la colline.

Transports ferroviaires vignette|La gare d'Albigny-Neuville. La commune abrite la gare d'Albigny-Neuville permettant d'assurer une desserte de type banlieue avec 30 services quotidiens dans chaque sens, cadencée depuis le 9 décembre 2007, et qui relie la commune à Vienne, via la gare de Lyon-Perrache et Mâcon, via Villefranche-sur-Saône, toutes les heures et à la demi-heure en période de pointe, et les gares de Lyon-Part-Dieu et la ville de Roanne.

L'ancienne halte d'Albigny, située près de la maison départementale de retraite, est aujourd'hui fermée. Pour les habitants du sud de la commune, la gare la plus proche est désormais la gare de Couzon-au-Mont-d'Or.

Transports en commun routiers Quatre lignes de bus du réseau TCL desservent Albigny-sur-Saône : la ligne , qui traverse la commune du nord au sud en reliant la gare de Vaise à Genay par Neuville-sur-Saône et la rive droite de la Saône ; les lignes , qui relie Neuville-sur-Saône à Poleymieux-au-Mont-d'Or (Les Gambins), et , qui relie la gare de Vaise à Neuville-sur-Saône par Poleymieux-au-Mont-d'Or, desservent le nord de la commune et la gare d'Albigny-Neuville ; la ligne , qui relie Neuville-sur-Saône à Quincieux et transite par Villevert.

Urbanisme Typologie Au , Albigny-sur-Saône est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de LyonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lyon comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (51 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (51 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (47,2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (19,3 %), zones agricoles hétérogènes (17 %), forêts (12,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Albigny est la francisation du latin Albiniacum, qui désignait la propriété d'un citoyen romainAlbert Dauzat, Les noms de lieux, origine et évolution, Delagrave, Paris, 1951, . nommé Albinus. Une stèle à la gloire du général romain Clodius Albinus a été retrouvée à la fin du enfouie dans la terre à Albigny mais celle-ci a été d'emblée considérée comme étant un faux par les historiens de l'époque : Spon la mentionne en 1673, Ménestrier en 1696 ainsi que de Boissieu. En 1860, la stèle est signalée à la Bibliothèque nationale à ParisUn moulage de cette stèle est présenté à la Maison l’Accueil. On sait que Clodius Albinus, prétendant au titre d'empereur, fut vaincu à Lugdunumaujourd'hui Lyon par Septime Sévère en l'an 197. Mais Clodius Albinus ne vécut pas à Lugdunum. Les historiens locaux estiment que le lieu aurait plus probablement été ainsi nommé dès la fin de la guerre des Gaules. Munatius Plancus avait en effet obtenu du Sénat l'autorisation de distribuer des terres autour de Lugdunum à des citoyens ; le nom Albinus était assez répandu parmi les Romains pour avoir pu être celui du bénéficiaire du site et 8.

Albigny est devenu officiellement Albigny-sur-Saône en 1962, rejoignant la toponymie des communes voisines de la rive gauche (Neuville-sur-Saône, Fleurieu-sur-Saône, etc.), alors que la plupart des autres communes des Monts d'Or (8 sur 10) ont choisi le suffixe « au-Mont-d'Or ». L'appellation Albigny reste largement utilisée, aucune ambiguïté n'existant sur ce nom.

Histoire Époque romaine Le site d'Albigny, entre la Saône et le Mont Thou, lieu sacré des Ségusiaves, a très probablement été fréquenté plusieurs siècles avant notre ère. L'origine celtique des cabornes, cabanes en pierres sèches, nombreuses dans les parages, est toutefois douteuseVoir les articles Cadole et Cabane en pierre sèche.

Après la fondation de Lugdunum, vers 40 av. J.C., Munatius Plancus établit toute une série de postes de guet aux environs de la ville ; le verrou que constitue Albigny en bordure de la Saône est un site idéal pour une telle installation. Une nécropole gallo-romaine a été localisée sur le plateau des AvorauxÀ ce titre, le plateau entre dans le périmètre de sensibilité archéologique du projet de PLU du Conseil de la communauté urbaine de Lyon du 14 juin 2004 dont la carte est présentée dans l'ouvrage de Jean Pelletier et Charles Delfante, Atlas historique du Grand Lyon, Édition Xavier Lejeune - Libris, 2004, .. La voie romaine reliant Lugdunum à Mâcon traverserait ce territoireMention pages 13 et 122 de l'ouvrage de A. Bernard, De l'étendue du territoire de la colonie de Lugdunum. Lettre au rédacteur du mémorial de la Loire, Saint-Étienne, 1858, 3 pages. En 20 av. J.C., l'un des aqueducs alimentant en eau la ville de Lugdunum est construit depuis Poleymieux jusqu'à Fourvière, en passant au-dessus du site d'AlbignyVoir à ce sujet l'article Monts d'Or. Les restes en sont visibles par endroits à 10 sur environ dans l'angle sud-ouest de la commune à la cote 305 aux lieux-dits les Traverses, Balaye, les Regards, les Grolles et les Combes..

Gondebaud, le Burgonde vignette|right|Gondebaud, roi des Burgondes.