Le château de la Lande est situé dans le Sud-Mayenne, à Niafles, dans la Mayenne angevine et le Haut-Anjou, à au nord-est du bourg. Il y naît un ruisseau du même nom, qui joint l'Uzure au moulin des Planches : longueur, .
Désignation Le château de la Lande de Niafle, 1732Archives de la Mayenne, B. 2.994) ; La Lande, château et chapelleCarte de Cassini..
Historique Fief mouvant de la baronnie de Craon par Saint-Amadour. On mentionne en 1697 « maison seigneuriale faite à murailles. chapelle donnant sur la cour, à l'entrée de laquelle y a un grand portail sur lequel est un pigeonnier en pavillon. » Il ne reste plus de maison que la cour, disposée comme en 1680, les douves desséchées et la chapelle, près de laquelle on a retrouvé les fondements d'une grosse tour.
Le logis actuel, construction du sur des fondations plus anciennes, était environné au début du de jardins prolongés par une allée de hêtres séculaires aboutissant à la route de Saint-Aignan à Craon, avec à droite, de vastes futaies percées.
Le duc de Montpensier mit garnison au château en octobre 1560, et le capitaine Goulay s'en empara vers 1589. C'était alors une des places fortes des huguenots.
Le château, la chapelle du château et son retable, ainsi que le parc sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 21 décembre 1987.
Liste des seigneurs Famille de la Chesnaie Salmon de la Chesnaie, protestataire contre Charles de Valois, 1301 ; Jean de la Chesnaie, mari d'Isabeau Toucharde, remariée en 1452 à Girard de Lancrau ; François de la Chesnaie, mari de Claude Le Maçon, ; Jean de la Chesnaie, taxé à 20 livres d'amende en cour de Craon pour excès commis sur Colas Gélineau, 1511 ; Nicolas de la Chesnaie, mari de Marie de Seillons, repris par la dame de Craon pour avoir fait élever un moulin à vent près de sa maison, 1543, 1547 ; René de la Chesnaie, 1553 ; Joachim de la ChesnaieIssu d'une famille qu'il ne faut pas confondre avec les Lallier de la Chesnaie, et qui posséda les seigneuries de Congrier et de la Lande de Niafle, il était fils de Nicolas de la Chesnaie. On ne sait si c'est lui ou Nicolas, son frère aîné, qui figure parmi les conspirateurs d'Amboise en 1560. Le , il prête à Angers serment de fidélité au roi, entre les mains du duc de la Rochepot, promettant « de garder et entretenir sur son honneur la religion catholique, apostolique et romaine,... suivant la profession qu'il en a faite ce jourd'hui et abjuration de la nouvelle opinion ». Nommé par Henri IV en 1589 gouverneur de Château-Gontier, il fut cause que beaucoup d'habitants se réfugièrent à Angers «à raison des grandes garnisons que M. de la Lande de Niafle, leur gouverneur, auroit mises audit Château-Gontier et grande levée de deniers qu'il faisoit sur eux, et aussi les tyrannies qu'on leur faisoit. Lequel auroit voulu, comme huguenot, mettre le feu dans le couvent de Saint-Julien, où il y avoit des religieuses bien vivantes ». Il fit du moins incendier beaucoup de maisons du faubourg. Joachim de la Chesnaie rendit Château-Gontier aux Ligueurs aussitôt après la bataille de Craon, mai 1592. Il était mort en 1602, laissant une fortune très compromise. Sources : Mémoires de Pierre Louvet., mari de Marguerite de Feschal 15px, 1560, 1602 ; Louis de Leviston 15px possède quelque temps la Lande du chef de Marie de la Chesnaie, sa femme ; puis le baron de Craon, avant 1620 ;
Famille de Lantivy right|150px|thumb|Armes des Lantivy : D’azur, à 8 billettes d’or, 3, 2, 2 et 1, au canton de gueules chargé d’une épée d’argent. right|150px|thumb|Pierre de Lantivy, demeurant à la Lande de Niafles, présenta ses preuves de noblesse en 1667, affirmant qu'il « restoit seul de son nom et armes, avec ses enfants », et qu'il portait : de gueules à l'épée d'argent en pal, la pointe en bas.
Louis de Lantivy, époux de Marie Gouin, en est seigneur en 1668 ; Louis-Pierre de Lantivy, seigneur de l'Ile-Tison, mari de Marie-Anne de la Chevalerie, 1697. Louis-André de Lantivy, petit-fils du précédent, époux de Charlotte Hyacinthe Josèphe de Montecler 20px ; La terre de la Lande a été acquise sur ses descendants vers 1825 par Michel SeguinChevalier de la Légion d'honneur (12 décembre 1827), né le 20 septembre 1773 à Azé, décédé le 8 octobre 1859 à Château-Gontier, blanchisseur, maire de Château-Gontier de 1821 à 1830., chevalier de la légion d'honneur, maire de Château-Gontier et conseiller général du département, démissionnaire en 1830 ; Elle passa ensuite à Daniel DaudierPère de Jules-Marie Daudier.,, époux de Sophie Seguin, agronome distingué, qui fit de cette propriété une exploitation agricole modèle et contribua au développement de l'agriculture dans le Craonnais par l'introduction des instruments perfectionnés et de la race Durham pure.
Notes et références
Source
Annexes Bibliographie Chartrier de M. le duc de la Trémoille ; Registre de Saint-Clément de Craon ; D. de Bodard, Chroniques craonnaises ; Charles Pointeau, Certificats, 210. ; A. Joubert, La baronnie de Craon, 192, 220 ; Archives départementales de la Mayenne, B. 2.977: L, district de Craon ; Comte Foulques de Quatrebarbes. Notes manuscrites. Liens externes
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