thumb|right|120px|insigne de béret d'infanterie Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française, à double héritage, créé sous la Révolution à partir du régiment de Courten, un régiment d'infanterie suisse au service du royaume de France, et du d'infanterie légère, créé à partir des chasseurs des Ardennes.
Création et différentes dénominations Le d’infanterie a la particularité, comme tous les régiments d’infanterie portant un numéro entre le et le , d’être l’héritier des traditions de deux régiments : le d'infanterie de ligne et le d'infanterie légère.
1791 : tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Courten devient le d'infanterie de ligne ci-devant Courten. : le d'infanterie, comme tous les régiments suisses, est licencié. : prend le nom de de première formation : reformé en tant de deuxième formation : réorganisé et renommé d'infanterie; : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. 1820 : lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1820, le d'infanterie de ligne n'est pas créé et le disparait jusqu'en 1854. En 1854, l'infanterie légère est transformée, et ses régiments sont convertis en unités d'infanterie de ligne, prenant les numéros de 76 à 100. Le prend le nom de d'infanterie de ligne. 1914 : à la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le d’infanterie 1920 : dissolution. : recréation du régiment. 1940 : dissolution. 1944 : recréation du d'infanterie. 1945 : dissolution. 1963 : recréation de la du . 1966 : dissolution. le régiment sera régiment support de l'École nationale technique des sous-officiers d'active d'Issoire (ENTSOA).
Chefs de corps
Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime
ci-devant Courten (1791-1793) L'ordonnance du fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Courten. Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.
Le d'infanterie, comme tous les régiments suisses, est licencié le .. Toutefois une partie des soldats du régiment s'engagèrent aussitôt dans les troupes de la République et reconstituèrent le .
de première formation (1794-1796) Guerres de la Révolution et de l'Empire Le la de première formation est constituée, par le représentant du Peuple Gillet au moyen de l'amalgame des : du d'infanterie (ci-devant Royal-Vaisseaux) de volontaires de Paris également appelé bataillon du Pont-Neuf de volontaires du Puy-de-Dôme
En 1795, la demi-brigade se trouve au siège de Luxembourg.
de deuxième formation (1796-1803) Guerres de la Révolution et de l'Empire Le la de deuxième formation est formée par l'amalgame des : et de la de première formation ( du d'infanterie (ci-devant La Marck), de volontaires de l'Aisne et de volontaires du Calvados) de première formation ( du d'infanterie (ci-devant La Marck), de volontaires de l'Orne et de volontaires de la Charente-Inférieure) du d'infanterie (ci-devant La Reine) (Non amalgamé et qui devait former le noyau de la de première formation) et de la de première formation ( de volontaires de la Drôme, de volontaires de l'Aude et de volontaires de l'Isère) de volontaires de Seine-et-Oise de volontaires de Seine-et-Oise de volontaires de Seine-et-Oise de volontaires de Seine-et-Oise bis de volontaires du Pas-de-Calais également appelé bataillon de volontaires de Saint-Pol de volontaires de la formation d'Orléans
La de deuxième formation fait les campagnes de 1797 et 1798, dans l'armée de l'Ouest ou elle participe à la guerre de Vendée.
1799 Bataille de Stockach 1801 dans la Pouille, et à l'armée d'observation du Midi 1802, Ses 2 premiers bataillons sont embarqués lors de l'expédition de Saint-Domingue et s'y sont perdus.
(1803-1815) Guerres de la Révolution et de l'Empire 1807 : corps d'observation de la Gironde, il est au Portugal et entre à Lisbonne le 1808 : Armée de Portugal - guerre d'indépendance espagnole 1813 : campagne d'Allemagne 16-19 octobre : Bataille de Leipzig il prend part la campagne d'Espagne: "le a tenu une conduite au-dessus de tout éloge" écrit le général Foy ; 1814 : guerre d'indépendance espagnole, campagne de France 27 février : bataille d'Orthez bataille de Toulouse. 28 mars : bataille de Claye et combat de Villeparisis 1815 : campagne de Belgique (1815) bataille de Ligny.
(1854-1882)
Second Empire Le décret du 24 octobre 1854 réorganise les régiments d'infanterie légère les corps de l'armée française. À cet effet, le 11e régiment d'infanterie légère prend le numéro 86 et devient le 86e régiment d'infanterie de ligne.
En 1855 le est affecté à l'armée d'orient et participe à la guerre de Crimée. En juin il participe dans le cadre du siège de Sébastopol, à l'attaque contre les ouvrages de Karabelnaïa Sébastopol - Faubourg de Karabelnaïa, rade et port, les casernes, la ville haute - Vue prise de MalakoffLe quartier de Karabelnaïa est le quartier principal de la ville de Sébastopol, à l'attaque de la redoute du Mamelon Vert La prise des ouvrages blancs et du mamelon vert devant Malakoff (7/6/1855), l'un des faits d'armes du RI qui conquiert le droit d'inscrire « Sébastopol » sur son drapeau, aux batailles de Traktir, de Baïdar et de Malakoff.
En 1859, durant la campagne d'Italie, le d'infanterie de ligne se couvre de gloire à Magenta et à Solférino. Guerre franco-allemande de 1870 En 1870, lors de la guerre franco-allemande, affecté au de l'armée de Châlons, il est engagé aux batailles de Nouart, de Beaumont et de Sedan.
Le , le bataillon, formé pour la plupart de nouveaux arrivants, quitte le dépôt pour créer le régiment de marche qui formera la de la du d'arméeOpération du et de la durant le Siège de Paris (1870) par le général Vinoy, pages 7 et 15.
1870-1871 :(Guerre franco-prussienne) 800 soldats du 86 sont présents lors du Siège de Bitche (1870-1871)
De 1871 à 1914 Le 27 mars 1871, des éléments du régiment rentrant de captivité sont amalgamés avec d'autres éléments de diverses unités pour former le Charles Tanera : Historique du 101e régiment d'infanterie de ligne, page 30 et suivantes.
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En 1884-1885, un détachement de 21 hommes participe à l'expédition du Tonkin.
En 1895, un détachement composé de 1 officier et 16 hommes est engagé à l'expédition de Madagascar
Première Guerre mondiale Affectations : casernement Le Puy, d'infanterie, DI., d'armée. d'infanterie d' à , puis à la d'infanterie jusqu'en . 1914 La campagne de Lorraine Ancerviller. Sarrebourg.Baccarat.Engagé le à Baccarat (Meurthe-et-Moselle), subit d'énormes pertes, près d'un millier d'hommes dont le chef de corps le colonel Couturaud.La bataille de la Mortagne. Le ne compte plus de 750 hommes environ avec 7 officiers.La Marne.
1915 En 1915, c'est le qui est détaché à son tour, pour tenir le secteur devant le Plémont (sud de Lassigny).Le nord-ouest, le secteur de Canny-sur-Matz, où il reste jusqu'en novembre.
1916 Le les Allemands se lancent furieusement à l'attaque de Verdun. Le régiment sera un des premiers à s'opposer à l'avance de l'allemand, devant la citadelle. Le souvenir de ce séjour à Verdun en , restera comme celui d'un des plus violents bombardements que le régiment ait eu à subir durant la campagne, comme le souvenir d'une vie infernale, terrible et fantastique.La bataille de la Somme.
1917 Le secteur de l'Oise.Saint-Quentin.La cote 304, la région de Jubécourt et des bois de Bethelainville, à quelques kilomètres au sud de la fameuse cote 304.Le secteur de Saint-Mihiel.Verdun : Beaumont.Vauquois.
1918 La Bataille de la Marne.Anthenay, Olizy-Violaine, bois de Rarrey.L'offensive allemande du : Pourcy.Sur le champ de bataille d'Anthenay et Olizy, il a perdu 825 hommes et 17 officiers ; devant Pourcy, il a perdu 575 hommes et 5 officiers. Il reçoit une citation à l'ordre de l'armée pour ses actions.Le Mort-Homme - l'Argonne.Vouziers le au matin, l'attaque française est déclenchée sur tout le front de la , sous les ordres du général Gouraud. La division est à la disposition du général commandant le d'armée.Vandy le occupe les emplacements fixés, avec 2 bataillons en sur la rive droite et 1 bataillon maintenu en réserve sur la rive gauche.Le , une deuxième citation à l'ordre de la récompense ses efforts. Une troisième citation à l'ordre du d'armée vient couronner la campagne de ce régiment.
Entre-deux-guerres Le à Nancy, sur le cours Léopold, le général de Mitry, commandant la accroche la fourragère au drapeau du régiment décoré de la médaille commémorative de la campagne d'Italie (1859) et de la croix de Guerre 1914-1918 ornée de 2 palmes et d'une étoile de vermeil.En 1920 dissolution du R.I. les traditions gardées par le RI.
Seconde Guerre mondiale
1939-1940 Formé le sous les ordres du lieutenant-colonel Romanille, il appartient à la DI. Réserve A type NE ; il est mis sur pied par le centre mobilisateur d'infanterie 131.
En 1940 dissolution du RI.
1944 Le d'infanterie est recréé en à partir d'éléments des FFI de la Haute-Loire, du Cantal et de la Lozère. Il s'organise avec un bataillon et l'état-major régimentaire au Puy-en-Velay et un bataillon à Aurillac.
En sous-effectif, il est dissous le .
Depuis 1945 à nos jours En 1963 la du R.I. En 1966 dissolution.
Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Lodi 1796 Passage du Tyrol 1797 Dresde 1813 Sébastopol 1855 Lorraine 1914 La Somme 1916 L'Aisne 1918 Champagne 1918
Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918|left|90px
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Décorations Sa cravate est décorée de la croix de guerre 1914-1918 20px avec deux citations à l'ordre de l'armée, puis une à l'ordre du corps d'armée. Puis de la Médaille commémorative de la campagne d'Italie (1859).Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.
Devise
Refrain Le quatre-vingt six, huit balles dans le fusil.
Personnalités ayant servi au
Michel Silvestre Brayer 1769-1840 Mathieu Brialmont (1789-1885), général belge Guillaume Edinger (1850-1926), journaliste et écrivain français Émile Rimaud 1860-1919 Aimé Grasset (1888-1924), aviateur français Édouard Hardÿ de Périni (1843-1908), général français Mathieu Lacroix (1761-1822), général français Joseph Antoine Charles de Muller (1775-1863), colonel français Claude Joseph Pelecier (1774-1855), colonel français Joseph Nicolas Ritter (1775-1833), colonel français Nicolas-Joseph Thomas (1825-1898), général français Paul Veysseyre (1896-1963), architecte français
Sources et bibliographie Adrien Pascal : Histoire de l'armée et de tous les régiments volume 4 Émile Ferdinand Mugnot de Lyden : Nos 144 Régiments de Ligne Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900) Site de Dumoul Historique du 86e régiment d'infanterie et du 11e régiment d'infanterie légère Général Andolenko : Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française (Eurimprim 1969) Annuaire militaire : Armée française d'Orient 1855. , Div. Gén. de la Motterouge, Brig. Gén. Bourbaki. , .
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Liens externes Le d'infanterie
Articles connexes Liste de régiments français