Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Salis-Samade, un régiment d'infanterie suisse au service du royaume de France. Il combat ensuite pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, avant d'exister de 1990 à 1999 comme unité de soutien des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan.

Création et différentes dénominations Création du régiment le : composé à l’origine de soldats suisses, il porte alors le nom de Stuppa (nom du premier chef de corps, Jean-Pierre Stoppa). 1701 : le , régiment (Jost) Brendlé 1738 : le , régiment (Jean-Balthasar Fégelin de) Seedorf 1752 : le , régiment (François-Philippe de) Boccard 1782 le à 1791 : régiment (Vincent-Guy de) Salis-Samade, à voir aussi de Salis (suisse). 1789 : d'infanterie. 1792 : dissolution. 1796 : de ligne. 1803 : d’infanterie de ligne. 1815 : dissolution en août. 1823 : reformé à Lille le . 1914 : à la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le d'infanterie. 1924 : le dissolution. 1940 : reformé en juin puis dissous. 1990 : reformé comme (commandement des troupes) CT/ RI, régiment de soutien RI. 1991 : donne aux unités de soutien des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan le nom de d’infanterie. 1995 : groupement-soutien / (GS/) 1999 : dissolution du régiment.

Chefs de corps

Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime Régiment suisse servant la monarchie française, créé sous le règne de Louis XIV ; levé en vertu de la capitulation du .

Guerres de la Révolution et de l'Empire

Il participe alors aux campagnes d’Italie, étant en particulier à Mantoue (1796) et Vérone (1797). 1805 : campagne d’Allemagne 1806 : campagne de Prusse et de Pologne 14 octobre : bataille d'Iéna : bataille de Saalfeld Puis il est à Essling (brigade Ficatier, division Frère, corps de Lannes) et Wagram. Lannes étant mort après la bataille d'Essling, c’est Oudinot qui commande alors le ).

1815 à 1852 Bataille de Ligny (dernière victoire de Napoléon) peu avant Waterloo en 1815 au sein du du Général Vandamne colonel Dubalen et du maréchal Grouchysource 1815 HENRY HOUSSAYE.

1841-1848 : Algérie

Second Empire , le d'infanterie de ligne stationne à CalaisHistoire de l'Infanterie en France, tome V, page 470, lieutenant-colonel Victor-Louis Jean-François Belhomme, 1893-1902.

1855-1856 : Guerre de Crimée

1859 : Campagne d'Italie

Durant la guerre de 1870 le régiment enfermé dans Metz combat à Borny, Rezonville, Saint-Privat, Servigny, Noisseville.

Le , non rattaché aux trois autres bataillons du régiment, combat à Bazeilles et est capturé à Sedan.

1871 à 1914 thumb|Figurines caricaturant les cadres du régiment. Le 17 novembre 1870, durant la guerre franco-allemande eut lieu le combat de Torçay . .

En 1881 et 1882, son est envoyé en Algérie dans le sud oranais.

Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le forme le 155e régiment d'infanterie

Première Guerre mondiale vignette|Le vers le début de la guerre. En 1914 casernement : Ancenis, Saint-Nazaire, d'infanterie ; d'infanterie; Corps d'Armée. Il était principalement composé à l'origine de Bretons et de Vendéens.

1914 Le c'est le départ d'Ancenis le commandant est alors le Colonel Bouyssou, leur première apparition sur le front date du à Maissin en Belgique.Ce régiment a mené de rudes combats avec une grande ténacité. Maissin Belgique Chaumont Saint-Quentin 27 et Première Bataille de la Marne ; bataille des Marais de Saint-Gond. La Boiselle octobre . thumb|right|200px| Photo 1914 le RI à Ancenis.

1915 Hebuterne juin . 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne

1916 Verdun lors des mois de juin à , le régiment participe à la défense de l'ouvrage de Thiaumont durant la dernière offensive allemande sur Verdun. Le , le régiment est agité par une mutinerie à Givry-en-Argonne..

1917 Aisne Printemps 1917. bataille de la Malmaison en .

1918 vignette|Un lieutenant du en . 27 mai 1918 : Seconde bataille de la Marne Bataille de l'Aisne. À la fin il ne restait que 33 hommes et officiers non blessés. Capitaines Angeli, Laine, Pradère-Niquel et Bironneau.

Entre-deux-guerres Le s’installe à Ancenis, au quartier de la Davrays. Dissous à nouveau le .

Seconde Guerre mondiale Elle est rattachée à la légère d'infanterie.

Le RI (Nord Est allégé) est formé le à partir d'éléments du RIF, DI et au camp de Souge (Gironde). Dissolution du régiment à l'armistice.

Après 1945 jusqu'à nos jours le sur la cour Rivoli, le général Renard commandant les Écoles, remet solennellement au lieutenant-colonel de Villeneuve chef de corps du CT (commandement des troupes) et à l’origine du projet ; le drapeau du RI Le choix du drapeau du d’infanterie, comme emblème des unités de soutien des Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan. Il prend le nom de (CT/ RI). Le le CT/ RI devient (RS/ RI), Régiment de soutien RI Enfin, la décision ministérielle du , donne aux unités de soutien des écoles, le nom de d’infanterie, jusqu’au . Le nouvelle réorganisation, le 64 disparaît en tant que régiment ; il prend alors le nom de Groupement-Soutien / RI (GS/). Le , le GS/ RI est dissous et par là même, le soutien des écoles perd la garde du drapeau. Ce dernier est alors remisé au musée du souvenir.

Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , : Mantoue 1796 Vérone 1797 Austerlitz 1805 Iéna 1806 Artois 1915 Verdun 1916 L'Aisne 1918 Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918|100px|right

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Décorations Sa cravate est décorée de la croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée puis une citation à l'ordre du corps d'armée.

il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918.

Traditions et uniformes Le dernier insigne du d'infanterie a été dessiné en 1990 par un des appelés effectuant son service national aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, à la suite d'un concours lancé par le chef de corps. La pucelle évoque le drapeau suisse de l'ancêtre de cette unité, le soleil d'Austerlitz et la Bretagne, où il était stationné.

Devise « Auxilium nostrum a domino »

Refrain Les ennemis sont dans le pays. Pour se faire battre, ils réclament le 64.

Personnalités ayant servi au

Thomas Robert Bugeaud (1784-1849), sous-lieutenant puis lieutenant. Joseph Ernest Joba (1836-1900). Régis Barthélemy Mouton-Duvernet (1770-1816), major. Jacques Vaché (1895-1919).

Sources et bibliographie .

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste de régiments français Histoire militaire de la France Régiment d'infanterie français

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