Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française. Il est créé sous la Révolution sous le nom de demi-brigade de première formation, unité dissoute dès 1796. Le d'infanterie de ligne est créé en 1813 sous le Premier Empire et dissous en 1814. Le régiment est à nouveau brièvement recréé en 1870-1871 lors du siège de Paris. Recréé en 1873, il combat lors de la Première Guerre mondiale et est dissous en 1920. Il est à nouveau recréé à deux reprises lors de la Seconde Guerre mondiale : lors de la bataille de France en et en 1944-1945. Pendant la guerre froide, il continue d'exister comme régiment de réserve.

Création et différentes dénominations Le : à la suite de la loi d'amalgame, est créée la constituée par un bataillon de ligne du 74 (Beaujolais) et deux bataillons de volontaires (Vosges et Vienne) Le la est versée dans la de bataille devenue de ligne en . : le régiment d'infanterie de ligne est reconstitué à partir des , , et cohortes de la garde nationale Le : licencié En : reformé sous l'appellation de de marche, puis renommé régiment d'infanterie de ligne Le : dissous Le : reformation du régiment d'infanterie de ligne à partir de compagnies issues des 14, 50, 63, 78, 80, 107 et de Ligne, à raison de trois compagnies par régiment En 1887 : renommé régiment d'infanterie En : dissous En : recréé En : dissolution En : nouvelle création En : dissous ? : recréé comme régiment d'infanterie divisionnaire

Chefs de corps

Historique des garnisons, combats et batailles du Révolution Le numéro 138 est d'abord porté par la . Celle-ci est créée le avec le du d'infanterie (ci-devant Beaujolais), le de volontaires de la Vienne et le de volontaires des Vosges, ..

Elle fait la campagne de l'an III et de l'an IV à l'armée de Sambre-et-Meuse, participant notamment au conquête du Luxembourg. Le la est versée dans la .

Premier Empire

Le d'infanterie de ligne est formé à Paris le , avec les : du premier ban de la garde nationale formée dans le département de la Seine-Inférieure du premier ban de la garde nationale formée dans le département de l'Eure du premier ban de la garde nationale formée dans le département de la Somme du premier ban de la garde nationale formée dans le département de la Haute-Vienne

Les 4 premiers bataillons du d'infanterie de ligne, créé par décret du , sont formés à Paris, le , tandis que le , le bataillon de dépôt, est formé à Cherbourg le suivant.

1813 : Campagne d'Allemagne 16-19 octobre : Bataille de Leipzig 1814 : Campagne de France 14 février 1814 : Bataille de Vauchamps

Le régiment est licencié en 1814. Les sous-officiers et soldats, qui constituent son effectif à cette date, sont incorporés dans le nouveau de ligne.

Guerre de 1870-1871 Le d'infanterie de marcheUn autre d'infanterie de marche est formé au Mans en octobre 1870. est formé par décret du . Il amalgame les des des , , , , , , , , , , , , , et régiments d'infanterie de ligne et les des des et régiments d'infanterie de ligne.

Il est renommé d'infanterie de ligne par décret du . Au , le d'infanterie de ligne fait partie du division de Saint-Denis (amiral de la Roncière) de la . Avec deux bataillons des mobiles de la Seine et un bataillon de fusiliers marins, il forme la Brigade aux ordres du capitaine de frégate Lamothe-Tenet.

Le est d'abord commandé par le lieutenant-colonel Colonier puis Rabot des Portes.

Trois compagnies du se distinguent le dans la deuxième bataille du Bourget. Le régiment déplore 72 tués, 213 blessés et 80 disparus.

Le …voir Siège de Paris.

Il est dissous le et versé dans le de ligne.

De 1873 à 1914 vignette|Caserne du d'infanterie (Magnac-Laval) Le régiment est recréé en septembre 1873, avec des compagnies des , , , , , et . En garnison à Limoges, il est rattaché à la de la d'infanterie.

Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le régiment fourni un bataillon pour former le 149e régiment d'infanterie

Première Guerre mondiale Casernement en 1914 : Magnac-Laval ; Bellac ;  brigade d'infanterie ;  DI ;  corps d'armée. Affecté à la  division d'infanterie d' à .

1914 Argonne… Les Ardennes française et belge… Le : après la victoire de la Marne, le  Régiment d'Infanterie reconquiert le fort de la Pompelle.

1915 Aubérive Woëvre Offensive d'Artois

1916 Artois : tranchée des entonnoirs Bataille de Verdun L'Aisne Bataille de la Somme

1917 Champagne (juillet à septembre) Déplacement vers l'Italie (novembre)

1918 Front italien (janvier à novembre)

Entre-deux-guerres Il est dissous le .

Seconde Guerre mondiale Le  RI est formé le à Marac à partir du 15 ( du  régiment de zouaves, du  régiment d'infanterie et  régiment d'infanterie).

Il appartient à la  division légère d'infanterie, avec le  RI, le  régiment Tchèque et le  régiment d'artillerie divisionnaire, créée le sous les ordres du général Dunoyer.

Il est recréé en avec des éléments des forces françaises de l'intérieur de Haute-Vienne. Il est dissous le .

Depuis 1945 à nos jours

Régiment de réserve dans les années 1980.

Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Luxembourg 1795 Lützen 1813 Bautzen 1813 Montmirail 1814 Vitry 1914 Artois 1915 La Piave 1918

Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918|left|90px 400px|alt=Drapeau du d'infanterie de ligne

Décorations La cravate du drapeau est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux palmes (deux citations à l'ordre de l'armée).

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.

Personnalités ayant servi au

Pierre Mataly de Maran, futur général, colonel du en 1813 ; Jean-Philippe-Aymar d'Albignac, futur général, colonel du en 1813 ; Augustin Dubail, futur général commandant le Groupe d'armées de l'Est en 1915, lieutenant au en 1873 ; Parfait-Louis Monteil, futur explorateur colonial, s'engage au en 1873 ; Gustave Hannezo, archéologue amateur, est sous-lieutenant au en 1883 ; Georges Treffel (1873-1914), homme de lettres. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au champ d'honneur pendant la Première Guerre mondiale ; Henri Poeymirau en 1897, lieutenant, futur compagnon de Lyautey et général de division ; Paul Arvers, futur général, chef de bataillon au en 1898 ; Gabriel Defrance, futur Tambour-major de la Garde républicaine, musicien au en 1898 ; Eugène Jamot, futur médecin inventeur d'une méthode de lutte contre la maladie du sommeil, effectue son service au en 1900-1901 ; Louis Napoléon Eugène Jules Jean Espinasse, futur général, lieutenant-colonel du en 1900-1902 ; Henri François Joseph Boudet de Puymaigre, futur membre de la Commission du Vieux Paris, chef de bataillon au en 1902 ; Antoine Rodes, futur général, est capitaine au en 1904 ; Arsène Bonneaud, futur Résistant français, effectue son service militaire au en 1905 ; Pierre Grany, athlète spécialiste du lancer du javelot, mobilisé au en 1918.

Sources et bibliographie . . . . Notes et références Notes

Références

Voir aussi Liens externes

Site personnel sur le 138eRI - http://138regiment1418.pagesperso-orange.fr/accueil.htm Site du Comité du Centenaire de la guerre 1914-1918 du Pays du Haut-Limousin - http://centenaire1418hautlimousin.jimdo.com/ Le 138 RI en Italie en 1917

Articles connexes Histoire militaire de la France Liste de régiments français Régiment d'infanterie français

Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute