Ploeren est une commune française située dans le département du Morbihan, en Bretagne. La ville, ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois les territoires actuels d'Arradon et de l'Île-aux-Moines, est une des villes de la première couronne de Vannes. « Entre Terre et Mer aux portes du golfe du Morbihan », la commune de Ploeren s’étend sur , en bordure de la voie express RN 165 Nantes−Brest.
Géographie
Le bourg de Ploeren, qui est en voie de rurbanisation, est situé a vol d'oiseau a seulement à l'ouest du centre-ville de Vannes. Certains quartiers de la commune, situés à son extrémité est, sont des faubourgs de la ville de Vannes.
Géographie physique
La commune présente un relief relativement plat, l'altitude étant comprise entre 3 mètres et 58 mètres. La commune est coupée en deux suivant un axe est-ouest par la voie rapide de la Nationale 165.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Lan, le Botcoan, le Kergoat, le Ménaty, le ruisseau de Kergavat, le ruisseau du Pont de Lohac, le ruisseau du Pont du Roc'h, le Vincin et divers autres petits cours d'eau..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de PloerenLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Auray à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Ploeren est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de PloerenUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vannes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu13,8 %283Zones industrielles ou commerciales et installations publiques2,0 %40Terres arables hors périmètres d'irrigation24,9 %509Prairies et autres surfaces toujours en herbe22,1 %452Systèmes culturaux et parcellaires complexes24,8 %508Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants5,9 %120Forêts de feuillus1,4 %28Forêts mélangées5,3 %108Source : Corine Land Cover.
Toponymie Le nom de la localité est mentionné sous les formes Ploerren en 1387, Ploeveren en 1402Ernest Nègre - 1996 - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1045., Ploerren en 1427, en 1444 et en 1464, Ploeren en 1448 et en 1536, Ploueraien en 1477, Ploerran en 1481., Pleren en 1801.
Ploeren vient du breton Plou (paroisse en breton) et semble-t-il de saint Even, Meren, Erin. Le nom breton de la commune est Ploeren, écrit également Ploveren.
Ploeren est parfois orthographié, notamment sur les panneaux routiers, Ploëren ou Plœren, Ploeren, sans ligature -oe- reste la forme usitée officiellement (commune, département, insee etc).
Histoire Il existe une monographie communale écrite par Ch. Blanchard. qui retrace l'histoire de Ploeren de ses origines jusqu'à 1992.
Préhistoire, Antiquité et Moyen Âge
Depuis la découverte d'une hache en pierre polie datant du néolithique final en passant par les restes d’un cimetière mérovingien du côté de Toulprio, ainsi que le camp romain vers Kermurier et enfin, bien visible, la chapelle de Béléan, construite par Jean du Garo qui fit les croisades au : autant d’éléments qui prouvent que la commune est très ancienne. La porte septentrionale de cette chapelle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1925.
D’abord occupé par la forêt, le sol fut défriché pour faire place à la terre labourable soit , landes et incultes , prés et pâtures et les bois pour le reste.
Sous l'Ancien Régime, on compte plusieurs seigneuries sur le territoire de Ploeren : celle de Le Garo, Le Maezo, Le Pargo, Brementec, Culéac, Loyon, Kervérec, Plesterven, Propiando, Penhoët. La seigneurie du Garo dépasse les , soit le quart de la commune, jusqu'au début du , où les Kermeno du Garo, totalement ruinés, doivent vendre.
Toponymie On rencontre les appellations suivantes : Ploerren (en 1427, 1444 et 1464), Ploeren (en 1448 et 1536), Ploueraien (en 1477), Ploerran (en 1481). vignette|left|Vue d'ensemble de la porte de l'église Saint-Martin, magnifiquement réalisée par Mr GUILLOTIN, citoyen de Ploeren.
Temps modernes
Les familles nobles de Vannes aimaient à posséder une ferme qui rapportait un revenu non négligeable. Même Nicolas Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV, ne fit pas exception à la règle. Cela se passait en 1656.
Le territoire paroissial englobait alors Kéranguen, Le Bondon, Le Vincin et Culéac : par contre, il s’arrêtait à environ en partant de l’église vers l’ouest.
De nombreux domaniers travaillaient pour les propriétaires terriens. L’ouvrage ne manquait pas, procuré par les fermes cossues et les moulins très actifs.
Révolution française
Dans la refonte d’après 1789, Vannes a incorporé une part de la paroisse de Ploeren, mais pour rééquilibrer le territoire, Tréoguer et Le Lain (autrefois sur la paroisse de Plougoumelen) sont intégrés à la commune.
La Révolution française divisa les habitants en chouans et républicains. Bon nombre de Ploerinois s’engagent avec Georges Cadoudal. Ils risquent d’avoir leurs biens confisqués ou même de perdre la vie. La liste est longue des cultivateurs faits prisonniers.
Le
Le Premier Empire voit l’état de la commune se stabiliser ; bien sûr, comme partout, chacun rechigne devant la conscription. Mais la paix s’installe et le bourg devient prospère, même s’il est plutôt d’aspect minable avec ses chemins défoncés.
Il ne s’agit plus de résidences secondaires comme à l’époque de l’Ancien Régime, mais d’une population active avec des hameaux presque aussi peuplés que le bourg.
En 1841, Ploeren compte habitants. La population agglomérée au bourg n'est que de 189 habitants, la population éparse étant de 864 personnesC. Blanchard, "Une certaine histoire de Ploeren", Malestroit, 1991..
Le
La Seconde Guerre mondiale Au cours de la Seconde Guerre mondiale, deux avions militaires, l'un allié, l'autre ennemi, se sont écrasés sur la commune : le , un Messerschmitt Bf 109 E-4 accidenté piloté par le caporal-chef (Obergefreiter) Horst CUNO se crasha tuant son pilote ; le , un B-17, le Concho Clipper serial 42-29838 de la US Army Air force 351th Bombardement Group, 509th Bomb Squadron (RQ) s'écrasa faisant parmi les membres de l'équipage. Lt. C. F. Russell (KIA). Lt. Colonel J. Russell Jnr. (POW). Lt. Charles B. Woerhle (POW). Lt. Roy P. Stealey (POW) (Chicago Heights, IL). F/O Leo Grikstas (POW) (Brooklyn, NY). T/Sgt. James F. Welk (KIA). T/Sgt. Wayne I. Baldwin. Plot L Row 12 Grave 21. Brittany American Cemetery St. James. S/S. Charles T. Eaton (POW). S/Sgt. Nahannie Bader. Plot H Row 1 Grave 13. Brittany American Cemetery St. James. S/Sgt. Maurice A. McLaughlin (POW). S/Sgt. Frederick D. Williams Jnr (POW) (Bridgeport, CT). POW : prisonnier de Guerre ; KIA : mort au Combat
Une cérémonie commune aux deux crashs eut lieu le en présence de Charles B. Woehrle., le dernier survivant de l'équipage, et du bourgmestre de Dorum, ville jumelée avec Ploeren, représentant le pilote allemand.
Politique et administration Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Démographie vignette|Église Saint-Martin.
Ploeren est une commune périurbaine à forte expansion démographique et spatiale : 48 % de la population sont des actifs dont moins de 15 % travaillent dans la commune.
64 % exercent leur activité professionnelle sur le bassin d’emploi de Vannes et 21 % hors du bassin de Vannes.
Deux tranches d’âges sont très présentes : les jeunes ménages et les retraités.
85 % des logements se présentent sous la forme de maisons individuelles bâties sur des lotissements successifs. Le taux de logements HLM est d’environ 10 %. Un projet de logements sociaux en mixité avec des logements pavillonnaires est en cours de réalisation dans le secteur des « 4 vents ».
Villes voisines
Culture et patrimoine Langue bretonne L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le .
Le label de niveau 1 de la charte Ya d'ar brezhoneg a été décerné à Ploeren le .
L'adhésion au niveau 2 de la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le .
À la rentrée 2016, étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 9,7 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)..
Lieux et monuments vignette|right|Saint Martin de Tours partageant son manteau avec un pauvre près d'Amiens. vignette|right|Puits datant du au motif typiquement breton, installé dans la cour du manoir de Kermelin en 1960.
Patrimoine religieux l'église Saint-Martin (), agrandie en 1753 et 1776. L’église est modifiée ensuite par des restaurations successives : par la construction du transept Nord en 1834, du transept Sud en 1838 et de la sacristie en 1869. Son clocher est restauré en 1855, 1927 et 1957-1959. Le lambris et les stalles du chœur datent de 1831. L'église abrite les statues de saint Martin, saint Joseph et une Vierge de la Congrégation (œuvre de Le Brun, 1871). Le Crucifix sculpté, situé au fond du chœur, semble remonter au ; la chapelle Notre-Dame de Béléan ().
Patrimoine civil