Le régiment de tirailleurs sénégalais ( RTS) est un régiment français appartenant aux troupes coloniales. Il est créé le , en exécution d’un décret du 19 septembre 1903, portant sur la réorganisation de l’Infanterie coloniale, et de l’Ordre général du général Perraux, commandant des troupes de l’AOF (Afrique-Occidentale française), à partir du Bataillon de Tirailleurs Sénégalais de Côte d'ivoire et du de Tirailleurs Sénégalais.
Il combat pendant la Seconde Guerre mondiale et est dissout en 1946.
Composition et effectifs vignette|Postes occupés par le 4ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais en 1904 JMO (Journal des Marches et des Opérations) du Régiment de Tirailleurs Sénégalais du 1er avril 1904 au 1er octobre 1906. Source : Service Historique de la Défense. Cote : GR 5 H 246.. Les 1re, 2e, 3e et 4e compagnies du Bataillon de Tirailleurs sénégalais de Côte d'Ivoire, dissoutes le 1er avril 1904, seront renommées respectivement 5e, 6e, 3e et 4e compagnies dans ce nouveau régiment. Les 1re, 2e et 7e compagnies du 1er régiment de tirailleurs sénégalais détachées en Côte d’ivoire, sont renommées 1re, 2e et 7e Compagnies. La 8e compagnie nouvellement formée est détachée à la compagnie des gardes frontières de Kong .
Composition et effectifs : 1 lieutenant-Colonel, 2 chefs de bataillon, 1 Capitaine-major, 8 capitaine de compagnie, 2 lieutenants comptables, 16 lieutenant de compagnie, 1 médecin-major de 1ère classe, 1 médecin aide-major, 2 adjudants de bataillon, 16 adjudant de compagnies, 1 chef armurier, 1 sergent-major à la SHR, 8 sergents de compagnies, 8 sergents fourriers, et 56 sergents de compagnies, 9 caporaux fourriers à la SHR, 8 caporaux dans les compagnies et 101 tirailleurs, soit un total de 133 européens .
Personnel indigène : 8 lieutenants, sous-lieutenants et adjudants de compagnies, 32 sergents de compagnies, 96 caporaux de compagnies, 17 tirailleurs à la SHR et 976 dans les compagnies, soit un total de 1129 tirailleurs (122 tirailleurs dont 2 clairons par compagnie) .
L’État-Major sous le commandement de lieutenant-colonel Vimont Sur décision ministérielle du 17 juillet 1904, en remplacement du lieutenant-colonel Vimont (qui embarquera pour France le 25 novembre), le lieutenant-colonel Bruchet (arrivé à Grand-Lahou le 5 octobre) prend le commandement du Régiment de Tirailleurs Sénégalais le ., composé des chefs de bataillons Betsellère et Morisson, du capitaine-major Grassons, du médecin de 1ère classe Bonnescuelles de Lespinois, du médecin aide-major Combier, est stationnée à Grand-Lahou.
1re compagnie, sous les ordres du capitaine Tetrel, secondé par le lieutenant Varenne. est stationnée à Tiassalé avec 2 postes à Becedi et Broubrou.
2e compagnie, sous les ordres du capitaine Figeac, secondé par le lieutenant Lebegue, est stationnée à Singrobo. 3e compagnie, sous les ordres du capitaine Bruyère, secondé par le lieutenant Pinet, est stationnée à Ouossou avec un détachement à Guenvie. 4e compagnie, sous les ordres du capitaine Léonard, secondé par le lieutenant Bauchot, est stationnée à Toumodi avec des détachements à Bonzi, Kokumbo et Angouakonbro. 5e compagnie, sous les ordres du capitaine Clouscard, secondé par le lieutenant Bouet, est stationnée à Kodiokofi avec des détachements à Assekro, Tiebisou, Diamankro et Toumane.
6e compagnie, sous les ordres du lieutenant de Clairvaux, secondé par le sous-lieutenant Benezet, est stationnée à Bouaké avec des détachements à Port-Larcon, Fort Maria et M’bahiakro.
7e compagnie, sous les ordres du capitaine Moutard, secondé par les lieutenants Tourenc et Albin, est stationnée à Seguela et Bouaké.
8e compagnie est créée le 22 avril 1904 et ne comprend que 2 officiers et 18 hommes. Le , elle reçoit 80 gardes frontières de Kong. Elle est stationnée à Seguela et Touba .
Création et différentes dénominations : création du régiment de tirailleurs sénégalais à partir du Bataillon de Tirailleurs Sénégalais de Côte d'ivoire : redevient bataillon de tirailleurs sénégalais de la Côte d'Ivoire. : Recréation du régiment de tirailleurs sénégalais au Sénégal. : le de tirailleurs sénégalais devient le de tirailleurs sénégalais. : le régiment de tirailleurs coloniaux (formé en 1923 à Toulon à partir du d'infanterie coloniale) devient le régiment de tirailleurs sénégalais : Dissolution. : Recréation du régiment de tirailleurs sénégalais. 1944 : Devient régiment d'infanterie coloniale à la suite du blanchiment de la DIC. 1945 : Redevient régiment de tirailleurs sénégalais. Le : dissolution.
Historique des garnisons, combats et batailles du RTS
Opérations militaires en Côte d'ivoire 1904-1906 Composition du régiment au 1er janvier 1904. L'État Major sous le commandement de lieutenant-Colonel Bruchet, composé des chefs de bataillons Betsellère et Rivet, du capitaine-major Bres, du médecin de 2ème classe Pelletier, du médecin aide-major de 1ère classe Gallier, du lieutenant Monin (trésorier), et du lieutenant Berger (habillement), est stationnée à Grand-Lahou en Côte d'ivoire.
1ère compagnie, sous les ordres du capitaine Tetrel, secondé par les lieutenants Bannelier et Thomas. 2ème compagnie, sous les ordres du capitaine Debieuvre, secondé par le lieutenant Charreau et le sous-lieutenant Argence. 3ème compagnie, sous les ordres du capitaine Blanchard, secondé par les lieutenants Coudreau et Terron. 4ème compagnie, sous les ordres du capitaine Léonard, secondé par les lieutenants Gruloos et Neuville. 5ème compagnie, sous les ordres du capitaine Clouscard, secondé par le lieutenant Alix et les sous-lieutenants de Tersannes et Betsch. 6ème compagnie, sous les ordres du capitaine Maurel, secondé par les lieutenants de Clervaux et Benezt
7ème compagnie, sous les ordres du capitaine Foussat, secondé par les lieutenants Mongin et Chalurmeau. 8ème compagnie, sous les ordres du capitaine Albib, secondé par les lieutenants Laurent, Pierre et Bourgoin.
De février 1905 au 1er octobre 1906, le Régiment de Tirailleurs Sénégalais opère, principalement dans le pays Baoulé en Côte d’ivoire, contre les peuples Aques et Agba .
Le régiment est dissout le 1er octobre 1906. Les 3e, 4e, 5e, 6e et 8e compagnies du régiment entrent dans la formation du Bataillon de Tirailleurs Sénégalais de Côte d'ivoire, qui est reformé à cette même date .
En attendant la reformation du régiment, la 1re Compagnie est administrée provisoirement par le Bataillon du Gabon Moyen-Congo; la 2e Compagnie par le Bataillon de Tirailleurs Sénégalais de Côte d'ivoire et la 3e compagnie par le 1er Régiment de Tirailleurs Sénégalais .
Entre-deux-guerres
Avant 1939, le régiment fait partie de la d'infanterie coloniale. Il est caserné à Toulon, Fréjus et Puget-sur-Argens.
Seconde Guerre mondiale 1939 - 1940 vignette|gauche|180px|Ancre mémorielle (Sainte-Agnès). À la mobilisation, le reste attaché à la , qui fait partie de l'armée des Alpes. Le , la devient une division légère d’infanterie coloniale et quitte les Alpes. Le reste en position, directement rattaché au d'armée. Il est commandé par le colonel Garnier Robert.
Le RTS participe à la défense de Menton contre les troupes italiennes. Son engagement en première ligne est prévu le pour reprendre Menton. L'attaque n'aura pas lieu, du fait de l'armistice du 24 juin 1940.
1944 - 1945 Le régiment participe au débarquement sur l'Île d'Elbe le .
Le RTS fait alors partie de la DIC du général Magnan, qui comprend :
le RTS, colonels Cariou puis Bourgound. le RTS, colonel Salan. le RTS, colonels Chrétien puis Voillemin. le RICM (régiment d'infanterie coloniale du Maroc), lieutenant-colonel le Puloch, unité de reconnaissance. le RCCC (régiment colonial de chasseurs de chars), lieutenant-colonel Charles sur tanks destroyers M10. Le RACM (régiment d’artillerie coloniale du Maroc) constitué par : le GT1 avec le I/RACM rattaché au RTS. le GT3 avec le II/RACM rattaché au RICM. le GT2. avec le III/RACM rattaché au RTS.
Le , sur décision ministérielle, le RTS devient le RIC (régiment d'infanterie coloniale). Entretemps, les troupes d'origine africaine ont été remplacées par des FFI de diverses provenances (blanchiment des troupes coloniales).
Colonels 1934 - 1937: Colonel Legentilhomme 1939 : colonel Blaizot 1939 : colonel Larbalétrier 1940 : colonel Garnier 1941 : Colonel Crapon 1943 : Colonel Mallet, mort pour la France
Drapeau Il porte dans ses plis les inscriptions suivantesDécision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007:
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Décorations
Personnalités ayant servi au régiment
Compagnons de la Libération
Pierre Poletti (1894-1971), officier français ; Gilbert Chevillot (1908-1944), officier français ; Henry Farret (1908-1974), général français ; Maurice Ferrano (1909-1981), officier français ; Paul Gauffre (1910-1944), officier français ; Edmond Pinhède (1910-1997), général français ; Robert Quilichini (1912-1979), général français.
Autres personnalités
Cheikou Cissé (1890-1933), dernier bagnard de Nouvelle-Calédonie ; Joseph Laporte (1892-1944), collaborateur français.
Sources et bibliographie
Notes et références
Hier au Muy après 1939, Marthe GEORGES. Editions du Lau
Voir aussi Articles connexes Liste des unités de tirailleurs sénégalais Grades dans l'armée française
Liens externes
Naufrage du paquebot Sidi Bel Abbès'' transportant les soldats du RTS rfi.fr
TIR SEN, 004 R, 004