François-André Vincent, né le à Paris où il est mort le Archives de Paris Acte de décès reconstitué dressé le 04/08/1816, vue 13 / 51, est un peintre français.
Biographie vignette|Portrait de Pierre Rousseau (1774), Saint-Omer, musée de l'hôtel Sandelin. Élève de son père, le miniaturiste François-Élie Vincent, professeur à l'Académie de Saint-Luc, puis de Joseph-Marie Vien, François-André Vincent est lauréat du prix de Rome de 1768, et séjourne en Italie de 1771 à 1775. Il est admis à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1777 et, à partir de cette date, expose régulièrement au Salon.
Il est nommé professeur de l'École des beaux-arts de Paris le et confirmé le , c'est sa première nomination, et succède à Anne-Louis GirodetFrédéric Chappey, « Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts, (1794-1873) », dans Romantisme, , 1996, ..
En 1800Fichier du fonds Andriveau, mariage du 30 prairial an VIII (19 juin 1800), il épouse Adélaïde Labille-Guiard, qui a été formée par son père à la miniature et par lui-même à l'huile.
De 1809 à 1815, il est professeur de dessin à l'École polytechnique.
Considéré comme l’un des principaux rivaux de Jacques-Louis David, il est rapidement supplanté par celui-ci. À la Révolution, ses convictions royalistes l’opposent encore plus à David.
Il devient l'un des premiers membres de l’Académie des beaux-arts de l'Institut de France, qui remplace l'Académie royale en 1795. Vers la fin de sa vie, il peint moins à cause de problèmes de santé, mais il continue à recevoir des honneurs officiels. Il était décoré de la Légion d'honneur et membre de plusieurs académies européennes.
François-André Vincent est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise ( Division).
Œuvre
Germanicus apaisant la sédition dans son camp, 1768, huile sur toile, École nationale supérieure des beaux-artsCe tableau remporte le prix de Rome de 1768.. Le Temple de la Sibylle, vers 1773, huile sur toile, , château Borély, musée des arts décoratifs et de la mode, Marseille Portrait de Bergeret de Grancourt, 1774, , musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon Diane, « portrait » de la chienne de Bergeret, 1774, huile sur toile, , musée des Beaux-Arts et dd’Archéologie de Besançon Portrait de Pierre Rousseau, 1774, huile sur toile, , Saint-Omer, musée de l'hôtel Sandelin La Leçon de dessin ou Un jeune Homme, donnant une leçon de dessin à une Demoiselle, 1774, huile sur toile, , Paris, collection particulière Portrait de Lemonnier à la tête bandée, 1774-1775, huile sur toile, , musée des Beaux-Arts de Marseille Triple portrait de l’artiste, de l’architecte Pierre Rousseau et du peintre Coclers dit van Wyck, 1775, huile sur toile, , musée du Louvre, Paris Bélisaire, réduit à la mendicité, secouru par un officier de l'empereur Justinien, 1776, huile sur toile, 98 x 129 cm, Montpellier, musée Fabre. Saint Jérôme dans le Désert écoutant la trompette du Jugement dernier, 1777, huile sur toile, , Montpellier, musée Fabre. Alcibiade recevant les leçons de Socrate, ou Alcibiade et Socrate, 1777, huile sur toile, , Montpellier, musée FabreŒuvre présentée aux expositions de 2014 à Tours et Montpellier. Le Marquis de La Galaizière créé chancelier de Lorraine au château de Meudon par Stanislas Leszczynski le , 1778, huile sur toile, Nancy, musée historique lorrain Molé et les factieux, ou Le Président Molé, saisi par les factieux, au temps des guerres de la Fronde, 1779, huile sur toile, , Assemblée nationaleLe peintre obtient un très grand succès au Salon de 1779 avec ce tableau. Dépôt du musée du Louvre. Le Combat des Romains et des Sabins interrompu par les femmes sabines, 1781, huile sur toile, , musée des Beaux-Arts d'Angers Orithye enlevée par Borée, vers 1781, huile sur toile, , musée des Beaux-Arts de Tours . Henri IV faisant entrer des vivres dans Paris, 1783, huile sur toile, 157 x 192 cm, musée du Louvre, Paris Henri IV rencontrant Sully blessé, vers 1783, huile sur toile, , château de Pau. Zeuxis choisissant pour modèles les plus belles filles de Crotone, 1789, huile sur toile, musée du Louvre, Paris Portrait du comédien Dazincourt, 1792, huile sur toile, , musée des Beaux-Arts de Marseille Portrait de l'orfèvre Léon Bernard, 1793, huile sur toile, , musée national des Beaux-Arts d'Alger. Portrait de madame Boyer-Fonfrède et de son fils, 1796, huile sur toile, , musée du Louvre, Paris L’Agriculture, dit La Leçon d’agriculture ou La Leçon de labourage, 1798, huile sur toile, , musée des Beaux-Arts de Bordeaux La Mélancolie, 1800-1801, huile sur toile, , musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau. Monsieur et Madame Boyer-Fonfrède et leurs enfants, 1801, huile sur toile, musée de l'Histoire de France (Versailles) Allégorie de la libération des esclaves d’Alger par Jérôme Bonaparte, 1806, huile sur toile, , château Wilhelmshöhe, Cassel. L'Astrologie et La Poésie (1811). Collection de peintures de l'État de Bavière.
Dates non documentées L’Enlèvement d'Orithye par Borée, huile sur toile, musée des beaux-arts de Rennes Guillaume Tell renversant la barque sur laquelle le bailli impérial Gessler traversait le lac de Lucerne, huile sur toile, musée des Augustins de ToulouseUne esquisse se trouve au musée de la Sénatorerie de Guéret.. La bataille des Pyramides, huile sur toile, quart du , Boissy-Saint-Léger, château de Grosbois.
Dessins Homme nu assis, vu de face, tenant une draperie dans la main droite, sanguine et pierre noire, rehauts de craie blanche, estompe, sur papier beige, H. 0,537 ; L. 0,418. Paris, Beaux-Arts de ParisSous la direction d’Emmanuelle Brugerolles, de l’alcôve aux barricades de Fragonard à David, Beaux-Arts de Paris les éditions, 2016, p.20-23, Cat. 1. Un dessin puissant, réalisé à Rome en 1772. Même si l'emphase du mouvement, les draperies et le fond élaboré sont liés à la tradition de Carle Van Loo, l'esthéthique néoclassique est déjà sensible par l'attention portée à la musculature et par la théâtralité du geste. La chevelure du modèle retenue par un bandeau renvoie aux bas-reliefs romains. Homme en costume du XVIIe siècle, plume et encre noire, lavis gris sur traits de sanguine, H. 0,281 ; L. 0,204 m. Paris, Beaux-Arts de ParisSous la direction d’Emmanuelle Brugerolles, de l’alcôve aux barricades de Fragonard à David, Beaux-Arts de Paris les éditions, 2016, p.122-123, Cat. 37. Datée de 1790-1792 par Jean-Pierre Cuzin, cette feuille a peu d'équivalents dans le corpus de l'artiste. Il s'agit très certainement d'une étude pour un costume d'un personnage de théâtre. On y retrouve le style vif, élégant et drôle de certaines des caricatures romaines de l'artiste. Tête dite de Cicéron, d'après un buste antique, pierre noire, H. 0,507 ; L. 0,408 m, Cette tête correspond au portrait sculpté d'époque romaine d'un homme âgé. Le soin apporté aux traits et à l'expression du visage est surprenant, tant il transpose fidèlement les caractéristiques du marbreSous la direction d’Emmanuelle Brugerolles, Poussin, Géricault, Carpeaux ... A l'école de l'antique, Beaux-Arts de Paris les éditions, 2019, p. 85-88, Cat. 21.. Homme portant un tricorne et vêtu d’un long manteau vu de trois-quarts dos, 1773-1774, sanguine sur papier vergé, 33,3 x 22,5 cm, Orléans, musée des Beaux-Arts. Artiste dessinant dans les jardins Farnèse, 1773, sanguine sur papier vergé, 27,3 x 39,2 cm, Orléans, musée des Beaux-Arts. Étude de deux femmes nues, de profil à droite, pour Arria et Poetus, vers 1784, plume et encre brune sur tracé à la sanguine ; mise au carreau à la sanguine sur papier vergé crème collé sur carton, 48,1 x 42,1 cm, Orléans, musée des Beaux-Arts. Étude d’homme nu, de profil à gauche, pour Arria et Poetus, vers 1784, plume et encre brune sur tracé à la sanguine et à la pierre noire ; mise au carreau à la sanguine et à la pierre noire sur papier vergé crème collé sur carton, 48 x 41,9 cm, Orléans, musée des Beaux-Arts.
Élèves
Comme son rival David, François-André Vincent était à la tête d'un important atelier où il a formé de nombreux élèves, entre autres :
Exposition Le musée des beaux-arts de Tours a présenté la première rétrospective de l'artiste du au http://www.mba.tours.fr/include/viewFile.php?idtf=7386&path=0e%2FWEB_CHEMIN_7386_1379594230.pdf dossier de presse. Cette exposition a connu une itinérance au musée Fabre de Montpellier du au Jean-Pierre Cuzin, « François-André Vincent - Une redécouverte », in Grande Galerie - Le Journal du Louvre, décembre 2013-janvier-février 2014, , ..
Iconographie Louis-Marie Guichard, François-André Vincent, 1816, médaillon en marbre ornant le tombeau du peintre dont Guichard fut l'élève. Paris, cimetière du Père-Lachaise.
Galerie
Notes et références
Annexes Bibliographie Jean-Pierre Cuzin, François-André Vincent (1746-1816), entre Fragonard et David, Éditions Arthena, 2013 .
Liens externes
« François-André Vincent » dans la base Joconde.
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