Saint-Vith (prononcé ; ; ou Zesummegestallt vum Henri Leyder-Lëtzebuerger Marienkalender 1997-iwwerschaft 3/2011.) est une ville belge germanophone située dans la province de Liège, en Région wallonne.

Rattachée à la Belgique par le traité de Versailles du , qui lui octroie des cantons de l'Est en guise de compensation après la Première Guerre mondiale, elle fait partie de la Communauté germanophone de Belgique et constitue de ce fait l'une des neuf communes de la région de langue allemande de Belgique. Il s'agit d'une commune à facilités linguistiques pour les francophones. La langue parlée étant cependant le francique luxembourgeois (à ne pas confondre avec le francique ripuaire parlé par exemple à Eupen).

Toponymie Située au croisement de l'ancienne route romaine Cologne-Reims et celle reliant les monastères de Stavelot-Malmedy et de Prüm, la ville de Saint-Vith fut ainsi dénommée en raison du passage, en 836, des reliques de saint Guy (Vitus), patron de la ville et guérisseur des maladies nerveuses.

Géographie vignette|Situation de Saint-Vith dans les cantons de l'Est.|gauche Localités de la commune

Sections de commune

# Nom Superf.(km²) Habitants(2025) Habitantspar km² Code INS 1 Sankt-Vith 14,51 3.784 261 63067A 2 Schoenberg 19,44 753 39 63067C 3 Lommersweiler 35,05 1.254 36 63067D 4 Crombach 49,79 2.505 50 63067E 5 Recht 28,36 1.881 66 63067B-F

Autres villages et hameaux

Alfersteg, Amelscheid, Andler, Atzerath, Breitfeld, Eiterbach, Galhausen, Heuem, Hinderhausen, Hunnange (Hünningen), Neidingen, Neubrück, Neundorf, Nieder-Emmels, Ober-Emmels, Rödgen, Rodt, Schlierbach, Setz, Steinebrück, Wallerode, Weppeler et Wiesenbach.

Communes limitrophes

Histoire

Origines luxembourgeoises vignette|gauche|Situation de Saint-Vith dans le duché de Luxembourg, jusqu'à l'annexion française de 1795.

Sankt Vith (en français Saint-Vith) serait né en 836, quand une chapelle y aurait été construite lors de la translation des reliques de saint Guy de l'abbaye de Saint-Denis vers celle de Corvey, en WestphalieInformations fournies le 5 mars 2019 par la Ville de Saint-Vith.

La ville de Saint Vith fut évoquée pour la première fois dans des documents du , à partir de 1151 y fut érigée la place douanière des ducs de Limbourg. 1271 marque la date d’acquisition de Saint-Vith, fief luxembourgeois, par Walram le Rouge, issu de la maison des Valkenburg-Montjoie.

Saint-Vith était une importante place de marché de la région au et acquit une charte communale en 1350.

Sous le règne de Johann de Valkenburg-Montjoie, la place de marché fut fortifiée autour de 1350: construction du château fort ainsi que des remparts de la ville et des tours de défense.

Dès que Saint-Vith fut rattaché à Vianden après l'élevation du comté au rang de duché de Luxembourg. L’importance de la ville augmenta continuellement sous le comte de Sponheim et le comte de Nassau ; elle constitua économiquement (comme place de marché), administrativement (potence, état le siège des Meier et hommes de l’administration) et militairement (hébergeait une garnison) un centre comme point stratégiquement important à la frontière nord du Luxembourg. L’essor économique fut cependant interrompu au cours des siècles par les sièges, les destructions de guerre, les incendies et les épidémies. Ainsi, l’épidémie de peste au milieu du à Saint-Vith emporta une grande partie des habitants.

La ville brûla en 1543, 1602 et 1689.

Des incendies ravagèrent la ville à plusieurs reprises au cours du , on peut en apporter la preuve en 1517 et avant 1541. Le duc Guillaume de Jülich, un allié du roi français, réduit la ville en cendres en 1543. En 1689, elle fut rasée sous Louis XIV et à nouveau réduite en cendres. Six ans plus tard, un incendie dévastateur détruisit les maisons récemment construites. Seul témoin de cette histoire, la tour Büchel constitue le seul vestige des murs de fortification qui encerclaient la ville au .

Par le Traité d'Aix-la-Chapelle de 1748, l'héritière du trône d’Autriche, Marie-Thérèse, recueillit son héritage en territoire luxembourgeois. C’est sous son règne qu’apparaît à Saint-Vith l’industrie du cuir.

Période française Après la Révolution française de 1789, les troupes révolutionnaires tentent une première fois d'annexer la région en 1793. Ils sont repoussés par l'armée impériale autrichienne mais la seconde annexion française des États de Belgique de 1795 se révèle fructueuse et voit le territoire divisé en départements « réunis à la France » lors de la période de la Première République. Saint-Vith fait alors partie du département de l'Ourthe et plus précisément de l'arrondissement de Malmedy. La ville fut dès lors une « Mairie » (Bürgermeisterei) et forma avec les mairies environnantes le canton de Saint-Vith

Période prusso-allemande Après la chute du Premier Empire français et de Napoléon Bonaparte, les puissances victorieuses se réunirent lors du congrès de Vienne dès 1814 pour réorganiser les cartes de l’Europe. Elles choisissent de ne pas reformer l'ancien duché de Luxembourg, qu'elle préfèrent partager pour la deuxième fois en octroyant certains territoires, dont Saint-Vith, au royaume de Prusse. Les puissances souhaitant également disposer d'un rempart contre les éventuelles nouvelles ambitions expansionnistes françaises, décident de créer un nouvel état « tampon » entre le royaume de France et la Prusse : le royaume uni des Pays-Bas. Le congrès fixe une première frontière entre les deux nouveaux états., qui fut ensuite précisée lors de la signature du traité d'Aix-la-Chapelle le , en délimitant la frontière de l'est comme telle : Afin d'administrer ces territoires, la Prusse créée le grand-duché du Bas-Rhin, auquel ils appartiennent alors.

Saint-Vith est alors située dans la province de Rhénanie, plus précisément dans le les Kreis d'Eupen-Malmedy. La gare de Saint-Vith est ouverte le et fait partie de la ligne du Vennbahn.

Période belge

Après l'Occupation allemande de la Belgique pendant la Première Guerre mondiale, le traité de Versailles du octroie au royaume les cantons de l'Est dont fait partie Saint-Vith. Ces cantons sont intégrés à la province de Liège. Cela permet de donner à la Belgique une augmentation de territoire vers l'est, sur les hauteurs de l'Eifel, dans le but de permettre une défense militaire avancée de la région de Liège et du nord de l'Ardenne belge.

Seconde Guerre mondiale

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le , jour du déclenchement de la campagne des 18 jours, Saint-Vith est prise par les Allemands de la Panzerdivision qui a pour objectif de traverser la Meuse au niveau de Dinant. Les Alliés la libèrent une première fois en . Importante gare de triage et de réparation des chemins de fer, Saint-Vith fut un point stratégique durant la bataille des Ardennes à la fin de l'année 1944. Défendue notamment par la 7 division blindée et les restes de la 106 division d’infanterie de l'armée américaine durant plusieurs jours lors de la contre-offensive allemande, elle fut tout de même reprise par l'armée allemande après une retraite américaine. Les 25 et , les Alliés bombardèrent alors intensivement la ville qui fut détruite à 95 %.. La ville complètement sinistrée reçut le titre de ville martyre en 2004, soit 60 ans après l'offensive des Ardennes.

Époque contemporaine La gare de Saint-Vith est fermée le .

Le , la première réforme de l’État belge lance le fédéralisme belge et créé les communautés, les régions administratives et les régions linguistiques. Saint-Vith est alors rattachée à la communauté germanophone, située dans la région wallonne et au sein de la région de langue allemande de Belgique

Lors de la fusion des communes de Belgique, en 1977, l'ancienne commune de Saint-Vith fusionna avec celles de Crombach, Lommersweiler, Recht et Schoenberg pour prendre sa forme actuelle.

Héraldique

Politique et administration

Collège et conseil communal 2024-2030 Collège communal Bourgmestre Werner Henkes Gemeinsam 1er Échevin Leo Kreins MR - Gemeinsam 2e Échevin Alexander Wansart Gemeinsam 3e Échevine Margret Schmitz Gemeinsam 4e Échevine Gaby Schröder Ecolo - Jetzt Présidente du CPAS Caroline Hagelstein -

Jumelage

Démographie

Démographie: Avant la fusion des communes

Source: DGS recensements population

Démographie : Commune fusionnée

En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées. Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvierhttps://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK

+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,01993100,31994101,11995101,91996102,71997103,01998103,51999103,82000103,42001103,72002104,42003104,82004105,12005105,62006106,02007106,32008106,92009107,32010107,62011108,52012109,32013109,62014110,22015110,52016111,52017111,72018112,02019112,42020113,12021114,02022115,32023116,12024116,52025117,72026117,9

Patrimoine vignette|gauche|redresse=0.8|L'église Saint-Guy. À l'entrée de la ville, la tour Büchel constitue l'unique vestige des anciens remparts de la ville du . Liste du patrimoine immobilier classé de Saint-Vith

Économie Commerce Tourisme Industrie du bois Bibliothèque des levains

Personnalités liées à la ville Silvio Gesell (1862-1930), économiste allemand, y est né, Walter Schmald (1917-1944), membre du Sicherheitsdienst, y est né, Aloys Jousten (1937-2021), évêque de Liège de 2001 à 2013, y est né, Bruno Thiry (1962-), pilote de rallye, y est né, Thierry Neuville (1988-), pilote de rallye, y est né.

Sécurité et secours En ce qui concerne les services de police, la commune dépend de la zone de police Eifel. Quant au service des pompiers, elle dépend de la zone de secours DG.

Transports publics La commune est notamment desservie par la ligne de bus 394 des TEC.

Notes et références

Liens externes

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