vignette|Joueurs de paintball (Speedball) en équipements lors d'une compétition. thumb|upright=1.5|Joueur en action dans le format Recball qui se joue en forêt Le paintballDe l'anglais paintball, avec le même sens, littéralement « balle de peinture ». est un loisir ou un sport apparu dans les années 1970 dans lequel les joueurs éliminent leurs adversaires en les touchant avec des billes de peinture lancées par des « lanceurs de paintball » (ou « marqueurs ») généralement actionnés par air comprimé ou par CO2.

Le but du jeu varie selon le scénario et la catégorie de jeux. Il y a trois grandes catégories ; le milsim (simulation tactique militaire), le recball (récréatif) et le speedball (compétitif). Le joueur est éliminé lorsqu'il est touché par une bille de paintball et que celle-ci éclate, libérant généralement de la peinture, ou bien de l’huile végétale colorée. Si le joueur ne peut pas déterminer par lui-même si la bille qui l’a touché a éclaté, il peut demander à un arbitre ou à son coéquipier de lui faire un « paintcheck » c’est-à-dire de lui demander la confirmation que la bille a éclaté ou non.

La légalité et la réglementation du paintball varie selon les pays. Ce sport peut être dangereux s'il est mal encadré ou si les conditions de sécurité ne sont pas respectées (zone de jeu clairement délimitée par des filets, port d'un masque spécifique, lanceur en bon état et plafonné à une certaine vitesse, bouchon de canon mis en permanence hors des terrains, etc.).

Le paintball est différent de l'airsoft, qui se pratique avec des répliques d'armes et des billes dures de plus petit calibre ()..

Aujourd'hui le paintball est une activité de plus en plus plébiscitée par les entreprises dans le cadre de team building car il comporte une forte dimension stratégique tout en permettant aux joueurs de s'amuser.

Il existe différentes formes de tarifications, toutefois la plus courante est celle au nombre de billes. Le joueur loue le matériel nécessaire et achète un nombre de billes qu'il pourra utiliser. Lorsque toutes ses billes sont utilisées, sa partie est finie.

Histoire thumb|upright=1.5|Style vestimentaire adopté par des joueurs de simulation.

Les premiers lanceurs furent utilisés par les éleveurs australiens pour marquer le bétail dans les années 1970. En effet, la taille des ranchs et la méthode d'élevage des troupeaux qui paissent dans la nature obligent alors les éleveurs à travailler comme des cowboys des temps modernes. En moto, en quad et en hélicoptère, ils rassemblent les troupeaux et, comme le cas se présente souvent, les animaux peuvent se regrouper avec ceux d'autres ranchs. Il fallait donc trouver, avant d'embarquer les animaux, un moyen simple pour marquer la propriété, qui soit visible sur le moment grâce aux marquages au fer rouge. En réalité, le paintball est né de l'isolement de ces ranchs, qui peuvent couvrir des centaines de km² et qui ne sont accessibles que par 4×4 ou par avion. La population est principalement masculine et les lanceurs hypodermiques furent alors utilisés pour s'amuser entre cowboys… Les gérants des exploitations purent alors remarquer une baisse des bagarres entre leurs hommes. À la fin des années 1970, des tournois opposaient alors des ranchs voisins afin de faire décompresser les hommes puis la Nouvelle-Zélande fut « touchée », avant d'arriver aux États-Unis, où les lanceurs pour marquer le bétail furent exportés en 1979.

Sous forme de jeu à proprement parler comme on le connaît aujourd'hui, il s'est tout d'abord développé aux États-Unis. Le premier tournoi a été organisé le . Il est alors connu sous le nom de National Survival Game aux États-Unis, et Skirmish Games en Australie, mais y est dès 1984 désigné sous le nom de paintball par les fabricants dans les boutiques de jeux et sport, et parfois même dans les supermarchés.

Cette activité est arrivée en Grande-Bretagne à la fin des années 1980, puis en France et dans le reste de l'Europe au début des années 1990, sous l'influence entre autres de séminaires de motivation d'entreprise ou de jeu de rôle grandeur nature.

Le jeu se révèle extraordinairement tactique et est un excellent sport d'équipe très riche en interactions et en sensations. Il présente par ailleurs l'avantage d'être très complet en demandant un large panel de compétences.

Les clubs français se sont organisés en « fédération » en 1996 pour promouvoir une vision plus sportive du paintball, sous le nom de Fédération de Paintball Sportif. En 2006, elle comprenait et regroupait 212 clubs affiliés dans 22 ligues.. Des tournois régionaux, nationaux et internationaux sont organisés. Aujourd'hui, le paintball est officiellement représenté dans près de quarante pays sur tous les continents. Des championnats internationaux ont lieu tous les ans pour des matchs par équipe de 5 et 7 joueurs. Ils regroupent entre 50 et 200 équipes à chaque fois, deux manches ont lieu en France : la World Cup à Toulouse et le Disney French Open au Parc Disneyland dans le cadre du circuit privé Millennium.

Au Québec, le sport tel qu’on le connaît aujourd’hui a commencé à se développer au début des années 1990. Certains centres en Estrie et dans les Laurentides ont commencé à ouvrir, offrant au nombre grandissant de joueurs l’opportunité de jouer sur des terrains aménagés à cet effet. Au début, c’était surtout des terrains naturels avec des barricades de bois, des piles de pneus ou de barils, bref des installations assez simples. En 1995, Bigfoot Paintball a ouvert ses portes à St-Alphonse-Rodriguez dans Lanaudière. Après quelques années seulement, ce centre devint le plus important au Québec, au Canada et dans le monde entier.

Au Québec, le mot Paintball a été soumis à l’office de la langue française par François Gagnon du Bigfoot Paintball et Denyse Létourneau de l’office. Ce n’est qu’en 1996 qu’il fut adopté par l’office avec la définition suivante : Le terme « Paintball » a été préféré à d'autres propositions qui faisaient référence à la guerre, telles que « jeu de guerre », « guerre à la peinture ». Le terme « jeu d'aventure » est considéré comme un terme trop générique et ne convient pas. « Paintball » désigne, au sens premier, le projectile lancé (la balle de peinture) et, par extension de sens, le sport lui-même. Des expressions ont été créées à partir du terme « Paintball » : terrain de paintball, joueur de paintball, équipement de paintball, équipe de paintball, paintball en intérieur. Le terme « Paintball » a été étudié par la Commission de terminologie de l'Office de la langue française qui juge opportun de maintenir l'usage du terme « Paintball », très implanté sur le plan international depuis plusieurs années et dont la diffusion est limitée.

Équipement thumb|Lanceur de paintball. thumb|Marqueur de type Tippmann pour jeux en forêt thumb|Billes usagées. thumb|Lanceur avec son loader (le canon est obstrué par un capuchon de tissu par mesure de sécurité). thumb|Lanceur paintball équipé pour scénario en version artilleur : chargeur rotorbox 320 coups, poignée bipied, lunette de précision, lance-grenade 40mm, torche-laser, avec billes et munitions adéquates.

Protection du joueur Masque : Celui-ci protège le visage du joueur de l'impact des billes de peinture. En 2000, 1200 lésions oculaires dues à des accidents de paintball ont été répertoriées aux États-Unis, aucune des victimes ne portait de masque. Le paintball reste néanmoins un des sports les moins risqués lorsqu'il est correctement encadré..

Protection du joueur : L'équipement de protection porté par le joueur peut être constitué de genouillères, coudières, shorts rembourrés, gants, vêtements de protection ou de style camouflage militaire ; il existe une controverse à ce sujet dans le milieu du paintball, les tenues de camouflage militaire pouvant donner une image militariste à ce loisir de détente. Les tenues camouflantes sont très efficaces sur certains terrains dotés d'une végétation dense ; elles sont rarement utilisées sur les terrains de compétition. Bouclier tactique : Le bouclier tactique est un élément de scénario spécialement étudié pour permettre l'approche du joueur ou de son équipe au plus près de la cible. En apparence identiques aux boucliers antiémeutes utilisés par les Forces de l'Ordre, ils sont toutefois prévus pour n'encaisser que des impacts de billes de peinture. Leurs matériaux de conception, généralement des polycarbonates, les rendent légers (environ 2kg) et donc relativement maniables.

Le lanceur Le Lanceur (ou marqueur) est un élément mécanique ou électronique servant à propulser les billes grâce au gaz — le CO2 ou à l'air comprimé selon le système utilisé — contenu dans une bouteille. La limite légale américaine pour leur vitesse de lancement des billes est de 300fps (300 pieds par seconde ou environ ) à l'entrée du canon. Un lanceur électronique peut tirer en théorie jusqu'à 30 billes par seconde.

On peut distinguer les lanceurs suivant leur mode de fonctionnement, de tir :

Stock Class : Ces marqueurs possèdent une réserve très limitée en billes et en gaz. Ils embarquent en général une dizaine de billes et utilisent des sparclettes de gaz (capsules de ) jetables. Lanceur à une main, ils ressemblent aux armes de poing que tout le monde connaît. Lanceurs Pompes : Le réarmement est manuel et se fait grâce à deux pièces qui coulissent l'une sur l'autre permettant d'engager la bille dans le canon et d'armer le marteau destiné à relâcher l'air. Lanceurs semi-automatiques : Le réarmement est automatique mais l'éjection de la bille n'est pas continue si on garde la détente appuyée. Les lanceurs semi-automatiques sont aujourd'hui les plus utilisés dans le monde du paintball. On distingue cependant deux grandes familles : Semi-auto mécaniques : Appelés également « méca ». Sur ces lanceurs, l'action d'appuyer sur la détente relâche un marteau qui libère à l'impact et, pendant un court instant, le gaz comprimé de la bouteille permettant d'éjecter la bille. Semi-auto électroniques : Généralement destinés au paintball sportif, ils embarquent une carte électronique programmable et un ensemble de capteurs (le plus courant étant un laser pour certifier la présence d'une bille) permettant d'augmenter considérablement le débit des tirs et de réduire la casse de bille. L'action d'appuyer sur la détente vient activer un interrupteur relié à la carte électronique logée dans la poignée du lanceur (de manière générale, certains modèles ont des cartes situées dans d'autres éléments). La carte active ensuite une électrovanne qui libère l'air pour expulser la bille. Les cartes proposent en général certains modes de tir assistés (ou ramping). Grâce à ces modes, le nombre de billes lancées est supérieur au nombre de pressions sur la détente. Selon les tournois, certains « modes » pourront être autorisés ou non. Ils sont en général réglementés par le nombre de billes par seconde (limité à 10,5 pour la majorité des tournois) et par le temps séparant deux billes. Ces lanceurs demandent un réglage et un entretien minutieux pour un fonctionnement optimal. Lanceurs automatiques : depuis le les lanceurs automatiques de moins de 20 joules sont en vente libre, leur détention ne nécessite plus de déclaration en préfecture.. Ces lanceurs peuvent être soit full pneumatique, par exemple l'EMF100, ou électro-pneumatique, par exemple le DAM-DYE. Équipé d'un circuit imprimé le lanceur électro-pneumatique permet certains réglages tel que la sensibilité de la détente, le temps d'activation du solénoïde qui correspond à la durée d'exposition de la bille au jet de gaz (temps nommé DWELL), la cadence de tir (exprimée en nombre de billes par seconde ou BPS), le nombre de billes tirées à chaque rafale. Tout comme les lanceurs semi-automatiques, certains modes préréglés en usines permettent de basculer rapidement le lanceur automatique dans une configuration correspondant aux règles spécifiques à certains tournois (Millenium, PSP...) et de l'y maintenir par un blocage.