Miko est une marque commerciale et une entreprise française de crèmes glacées détenue par le groupe Unilever, originellement créée par Luis Ortiz à Saint-Dizier dans les années 1920.

Ses équivalents sont Ola en Belgique, au Portugal, en Afrique du Sud et aux Pays-Bas, sur unilever.be, Eskimo en Autriche, Lusso en Suisse, et Algida dans d'autres pays.

Historique Dans les années 1920, la famille espagnole Ortiz émigre en France. Certains s'installent en 1919 à Deauville et Trouville où ils créent les glaces Pompon. Un de leurs cousins, Luis Ortiz (1889-1948), né à San Pedro del Romeral, s'établit en tant que marchand ambulant à Saint-Dizier (Haute-Marne) en 1921(es) , sur vallespasiegos.es. Il y promène sa carriole de marchand ambulant afin de vendre ses marrons grillés, complétant cette activité par la fabrication de crèmes glacées. À la même époque, l'américain Christian K. Nelson découvre la propriété de l’huile de coprah servant à fixer le chocolat autour du bâtonnet, et crée l'Esquimau..

Un cousin des Ortiz importe l’idée en 1925, donnant naissance au bâtonnet Ortiz.. Parents et enfants sillonnent la région à bord de triporteurs. La vente de glaces est dopée à la Libération. Les troupes américaines sont nombreuses à Saint-Dizier et les GI fans d'« ice-creams » découvrent les glaces Ortiz.. Le succès se poursuit avec la vente des glaces dans les fêtes foraines, les cinémas. Voulant moderniser la marque, les Ortiz rebaptisent leurs glaces Miko en 1951 (contraction de deux surnoms : celui du fils d'un associé de la famille, Michel surnommé Mik et celui de son chien dont le nom finissait par Ko)..

Pour répondre au développement des ventes, ils rachètent la brasserie de Fort Carré (ex-fabricant de bières) pour y installer en 1954 une usine et des machines automatisées pour la fabrication de glaces importées d'Amérique. Le « gros marchand de Saint-Dizier » s'impose devant les trois groupes industriels , Nestlé et Unilever..

Dans les années 1970 et 1980, la société Ortiz-Miko sponsorise des équipes cyclistes et le Tour de France.. L’entreprise emploie et fournit . En 1986, elle rachète le fabricant nantais de crèmes glacées Frigécrème à BSNFrigécrème saborde sa marque dans les grandes surfaces, Les Échos, 26 janv. 1994. En 1990, Miko est le premier groupe français de produits alimentaires sous grand froid avec et 5 milliards de francs de chiffre d’affaires.. La société exporte et prend pied sur tous les continents : Amérique (Canada), Afrique (Égypte, Sénégal, Réunion, Djibouti), Océanie (Nouvelle-Calédonie) et Asie (Japon, Corée).

Les héritiers Ortiz se disputant l'héritage, l'entreprise en déclin est rachetée, en 1994, pour 413 millions d'euros par Unilever (groupe qui possède les marques Cornetto, Motta, Carte d'Or)Unilever fait le ménage chez Miko, sur Libération. Elle est intégrée à COGESAL, la division surgelés du groupe, renommée à cette occasion COGESAL-MIKO. Miko remplace par la suite la marque de glaces du groupe, MottaUnilever peut s'emparer du groupe Ortiz-Miko, Les Échos, 17 mars 1994. L'usine Miko déménage sur la zone industrielle de Trois-Fontaines, toujours à Saint-Dizier. La tour Miko de l'ex-usine est aujourd'hui un musée Miko et un cinéma.

La marque Miko et la division surgelés se détache d’Unilever en 2025Site corporate de The Magnum Ice Cream Company. L’entreprise The Magnum Ice Cream Company est crééThe Magnum Ice Cream Company s’apprête à voler de ses propres ailes.

Produits Liste de quelques-uns des produits de la gamme Miko :

La plupart de ces marques étaient déjà la propriété d'Unilever avant l'acquisition de Miko. Elles étaient alors commercialisées sous la marque Glaces Motta.

Identité visuelle

thumb|250 px|Quelques équivalents de Miko à l'étranger.

Unilever a construit son activité glaces au fil des années en rachetant des entreprises dans de nombreux pays (Algida en Italie, Langnese en Allemagne, Frigo en Espagne, Miko en France). Le groupe a décidé en 1998 de donner le même logo en forme de cœur à toutes ses filiales, tout en conservant leur nom propre à chaque pays. Ce logo a ensuite été simplifié en 2003.

Miko aujourd'hui L'usine a déménagé en 1996 et a été détruite en 2005 pour laisser place à un complexe ciné-quai ainsi qu'à une grande surface et des habitations. Il ne reste plus que la tour Miko ainsi qu'un musée à l'intérieur du cinéma.

Mouvements sociaux en 2008 Le , l'usine Miko de Saint-Dizier est en grève à cause de l'annonce de la suppression de 309 postes sur 493Article "Miko fait fondre ses effectifs" sur le Figaro, 15 novembre 2007. À partir du , la direction ne paye plus les salariés non-grévistes de l'usineArticle "Miko ne paye plus les non-grévistes" sur le Figaro, 14 février 2008. 1 million d'euros de pertes sont annoncéesArticle "Grève reconduite pour les salariés de Miko" sur le site Challenges.fr, du 28 février 2008.

Le travail reprend mi-, sur usinenouvelle.com. Plus de trois mois après le début du conflit avec la direction, les syndicats de Cogesal-Miko à Saint-Dizier (Haute-Marne) ont conclu un protocole d'accord sur la restructuration de l'usine. Sur les 493 postes, 180 seront supprimés au lieu des 254 prévus initialement. Environ 80 salariés seront licenciés, les autres ayant une solution de reclassement ou de départ, sur usinenouvelle.com.

Notes et références

Voir aussi

Liens externes Miko, site officiel Histoire de Miko sur le site de la mairie de Saint-Dizier. Relais d'Or le distributeur Miko en France. Publicité Miko Royal Cône de 1996, sur le site de l'INA Site sur l'aventure Miko (le musée de Miko)

Catégorie:Entreprise ayant son siège en Haute-Marne Catégorie:Marque de crème glacée Catégorie:Saint-Dizier Catégorie:Marque française