Georges Faillet, né le à BruxellesNaissance au rue des Moineaux, à Bruxelles, acte de naissance , État-civil de Bruxelles et mort le à Paris Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , n° 1809, vue 12/31., est un poète symboliste français, connu sous le pseudonyme archaïsant de Fagus (le hêtre commun en latin, comme faille, faye ou fau est le hêtre en ancien français), et parfois de Félicien FagusSource BnF.
Biographie
Fils de communards qui durent s'exiler à Bruxelles, Fagus revint à Belleville à l'âge de huit ans. Après avoir travaillé dans une compagnie d'assurances, Fagus devint fonctionnaire à l’Hôtel-de-ville. Sa vie fut douloureuse, car la maladie, puis la mort, frappèrent souvent son foyer.
En 1914, il fut mobilisé et parvint, à force de démarches, à demeurer dans les unités actives.
Georges Faillet fut anarchiste, avant de devenir catholique et monarchiste. Il prit le parti de Dreyfus et Zola en déposant chaque jour, durant le procès de l'auteur de J'accuse !, une lettre versifiée à son domicile. Il fit publier l'ensemble de ces lettres sous le titre Colloque sentimental entre Émile Zola et Fagus (Société libre d’Édition des Gens de Lettres, Paris – 1898).
En poésie, il signa les livres Ixion, La Danse macabre, Frère Tranquille, La Guirlande à l'Épousée, Frère Tranquille à Elseneur … faisant partie d'un grand ensemble intitulé Stat Crux dum volvitur Orbis, qu'il ne put achever. Traducteur de la Chanson de RolandLa Chanson de Roland. Publié dans l'original et transcrite en vers par Fagus, À l'enseigne de la Cité des Livres, Paris, 1929, 1000 ex. num. sur vergé., il se décrivait lui-même comme « homme du Moyen Âge » et sa poésie était en effet dans la continuité de Villon et Rutebeuf, mais également de Baudelaire, Verlaine, Laforgue…
Il se révéla également critique littéraire et critique d'art, notamment dans La Plume et La Revue Blanche où il signa, perspicace, en 1901, le premier article consacré en France à Picasso. Ses chroniques de « paysages parisiens, » parues dans le Mercure de France et Les Marges, d'une prose aussi originale que sa poésie, furent réunis en volumes : Éphémères et Pas perdus.
Signalons encore qu'il fut un très grand épistolier : les 50 lettres de Fagus parues en 1934 dans la revue Le Divan et les Lettres à Paul Léautaud (La Connaissance, 1928) en font foi.
Anticonformiste et doté d'un humour souvent proche de la pataphysique, il fut ami avec Alfred Jarry, Guillaume Apollinaire, Paul Léautaud, Auguste Rodin…
Le , Fagus, alcoolique au dernier degré, a eu une grave crise de delirium tremens qui l'a conduit à l'hôpital de la Charité. Lire, dans le Journal de Paul Léautaud au le témoignage de son épouse.
Retraité depuis quelques mois, Fagus fut renversé par un chauffard à deux pas de son domicile, rue Visconti à Paris, le et rendit l’âme à l’hôpital de la Charité. Il est inhumé au cimetière de Belleville. Pour les circonstances de la mort de Fagus, voir ici.
Œuvres Testament de sa vie première, 1898 Colloque sentimental entre Émile Zola et Fagus, 1898 Ixion, 1903 Jeunes Fleurs, 1906 Aphorismes, 1908 La Danse macabre, 1920, réédité en 1937 (Éditions Malfère) avec illustrations de Sylvain Vigny La Prière de quarante heures, 1920 La Guirlande à l'Épousée, 1921 Frère Tranquille, 1922 Essai sur Shakespeare, 1923 Les Éphémères, 1925 Le Clavecin, 1926 Pas perdus, 1926 Rythmes, 1926 Le sacre des Innocents, 1927 Lettres à Paul Léautaud, 1928 Le Mystère royal de Philippe-Auguste, 1930 Frère Tranquille à Elseneur, 1932
Notes et références
Liens externes
La mort du Fagus, par Paul Léautaud
Catégorie:Poète symboliste français Catégorie:Poète français du XIXe siècle Catégorie:Poète français du XXe siècle Catégorie:Poète belge du XIXe siècle Catégorie:Poète belge du XXe siècle Catégorie:Personnalité utilisant un pseudonyme Catégorie:Naissance en novembre 1872 Catégorie:Naissance à Bruxelles au XIXe siècle Catégorie:Décès en novembre 1933 Catégorie:Décès dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 61 ans