thumb|Lecteur de disquette .

Une disquette est un support de stockage de données informatiques amovible. La disquette est aussi appelée disque souple ( (FD) en anglais) en raison de la souplesse des premières générations () et par opposition au disque durIl est clair que les derniers modèles donnent moins l’apparence de souplesse des premiers modèles, en raison de leur enveloppe rigide..

Une disquette est composée d'un fin disque de plastique souple renforcé en son centre sur lequel est apposé un substrat magnétique. Ce disque est enveloppé d'une coque de protection en matière plastique comprenant une couche interne ouatée améliorant la rotation du disque et son nettoyage et une couche externe rigide ou semi-rigide. Cette dernière couche comprenant des dispositifs physiques à destination du lecteur permettant notamment la protection contre l'écriture et des détrompeurs divers. Les formats de disquettes sont les plus courants. La mesure correspond au diamètre du disque magnétique.

Histoire Dès le début des , plusieurs expériences ont été lancées pour inventer des supports de mémoire numérique plus légers et plus économiques que les tambours magnétiques ou les disques durs. Ainsi, en 1963 à Paris, la Société d'électronique et d'automatisme a expérimenté un tambour papier fait d'un disque souple de plastique magnétisé ; son maintien était assuré non par une enveloppe, mais par un flux d'air compriméExposition « Les premiers ordinateurs français », Musée de l'informatique et mairie de Courbevoie, ..

La disquette a été lancée par IBM en 1971 (dans sa version ) pour stocker les microprogrammes des et, accessoirement, envoyer pour un faible coût des mises à jour à leurs possesseurs. Cette première disquette pouvait stocker , soit environ une journée de frappe d’une opératrice de saisie. Pour cette raison, des matériels de saisie sur disquette commencèrent à remplacer les encombrantes et bruyantes perforatrices de cartes utilisées jusque-là.

La deuxième génération de disquettes était au format de cinq pouces un quart, et utilisée entre autres sur l’ et l'Olivetti P6060. C’est elle qui, formatée en équipa l’IBM PC en 1981, puis en (soit environ ) le PC/AT en 1984.

La troisième génération possédait une enveloppe au format trois pouces et demi qui n’était plus de carton souple, mais de matière plastique rigide. Utilisée par le Macintosh en version (1984), elle fut introduite dans le monde PC en 1987 pour la série IBM PS/2 en versions et (soit environ ) ; cette dernière a commencé à être détrônée au début des par les clés USB, principalement à cause de sa relative fragilité et de sa capacité limitée à alors que les fichiers manipulés commençaient à dépasser largement cette taille (pour les usages multimédias notamment). Il exista une version qui ne s’imposa pas. Une autre disquette de troisième génération est également apparue sur les ordinateurs personnels. Celle-ci est de format et permet de stocker par face. Les lecteurs pour ce type de disquette n’étant pas double face, il est nécessaire de retourner le disque pour utiliser toute sa capacité. Cette disquette a été principalement utilisée sur Amstrad CPC (1790FF en 1984), Amstrad PCW, Sinclair (après rachat par Amstrad), Timex Sinclair et Oric (3600FF en 1984, pour l'Oric Atmos). On trouvait aussi ces disquettes de 3" sur quelques machines à écrire électronique et synthétiseur. Les fabricants pouvaient se procurer des lecteurs à très bon marché (Sony faisait payer cher en royalties pour son format 3.5"), mais en raison de l'échec commercial de ce standard, il y eut une pénurie de disquettes qui posa problème. Nintendo a aussi eu son propre format de disquette similaire, une à forme légèrement non-carrée, lancée en 1986 sous le nom FDS et qui est resté exclusif au Japon ; les versions originales des jeux et Metroid étaient sur des disquettes de ce type et le progrès du joueur était écrit sur le disque plutôt que par RAM à pile ou par mot de passe comme dans les versions de ces jeux pour autres pays. Sinclair, avant son rachat par Amstrad qui lui imposa les disquette de 3", utilisa son propre format, le ZX Microdrive, un échec. En France, Thomson utilisa pour sa gamme Thomson MO5 un "QDD" (Quick Disk Drive), sorte de disquette 2.8" créé par Mitsumi, utilisé aussi par d'autres constructeurs dont quelques MSX ; un échec aussi.

La quatrième génération introduisit des disquettes de tailles relativement similaires à celles de la troisième génération mais de capacités beaucoup plus élevées, à partir des . Par exemple, les disquettes ZIP et Jaz de Iomega avaient une capacité de , pour une taille physique d'environ . En revanche, l'enveloppe était encore plus rigide que celle d'une disquette et leur volet de protection était verrouillé de telle sorte qu'on ne puisse pas facilement toucher le disque magnétique lui-même. Une disquette ZIP ou Jaz était trois fois plus épaisse qu'une disquette , bien que les disques magnétiques eux-mêmes fussent d'épaisseurs similaires.

À la fin des , les disques compacts et Internet commencent à remplacer certains usages des disquettes. Au courant des , les clés USB et les cartes mémoires remplacent progressivement les autres usages des disquettesDécouvrez la première clé USB, sur museeinformatique.fr du 28 juin 2009, consulté le 28 mai 2017. sur les nouveaux ordinateurs personnels.

En , Sony cesse la fabrication de disquettes . C'était le dernier format de disquettes encore existant, créé auparavant..

Principe de fonctionnement Du centre jusqu'au bas de la disquette se trouve une ouverture. Sur les disquettes de troisième ou quatrième génération (sauf les Nintendo) celle-ci est protégée par un volet métallique coulissant qui est poussé sur le côté quand on insère les disquettes dans un lecteur de disquettes. Les données sont stockées magnétiquement sur la couche de la disquette.

Les disquettes de première et deuxième génération disposaient d'un second trou servant à la synchronisation des angles et permettant de voir un trou de référence dans la partie souple (« ») ou une suite de trous de référence (« »).

Un lecteur de disquettes permet d'écrire et de lire des données sur le disque magnétique. L'écriture est interdite lorsque l'entaille d'un disque est couverte (pour les et seconde générations) ou lorsqu'un carré de plastique est déplacé dans le coin de l'enveloppe comme un interrupteur (pour la ).

Indication de la taille de la disquette (en face : volet de protection en écriture)

250px|Schéma interne d'une disquette

Structure physique Les disquettes sont divisées en pistes : sorte de cercles concentriques répartis à intervalles réguliers sur leur surface magnétique. Les pistes sont numérotées de à , le nombre de pistes étant , variant avec le type de disquette. La densité du nombre de pistes est exprimée en pistes par pouce (en anglais TPI pour ), la plus courante étant pour les disquettes 3½″. La est celle située le plus à l’extérieur de la disquette. La piste intérieure sert de référence pour la densité de données exprimée en bits par pouce (BPI : ) car c'est celle qui est la plus dense. Chaque piste est divisée en un nombre constant de secteurs de taille égale. Le nombre de ces secteurs dépend du format de la disquette et sont numérotés de à , étant le nombre de secteurs par piste. Certains ordinateurs (Macintosh, Commodore) ont été dotés d’un gestionnaire de disque supportant un nombre variable de secteurs, celui-ci étant proportionnel à la longueur de la piste, ce qui permet d’augmenter la capacité de stockage. Pour les disquettes 8" et 5"¼, un trou au niveau du centre de la disquette permet de repérer la position de début de ces secteurs. Pour les modèles rigides 3" et 3"½, c'est la coche du système d’entraînement du disque qui permet ce repérage. Chaque secteur représente pour un PC et un Atari ST. Le secteur (ou bloc) est la plus petite partie du disque que l’ordinateur puisse lire. La disquette est souvent divisée en deux faces car les lecteurs récents sont équipés de deux têtes de lecture/écriture : une pour chaque face.

La capacité d’une disquette est donnée par la formule : Capacité = Nombre de faces × nombre de pistes × nombre de secteurs/piste × .

Caractéristiques de quelques disquettes

+Format de disquette 5¼ pouces Densité Lecteur Secteurs/piste Pistes/face Face Capacité Taux de transfert Simple PC/XT 8 40 1 Double PC/XT 8 40 2 Simple PC/XT 9 40 1 Double PC/XT 9 40 2 Haute AT 15 80 2

Une disquette en double densité dans un lecteur haute densité est lue avec un taux de transfert de au lieu de , car le lecteur haute densité tourne à une vitesse de par minute au lieu de 300 pour les autres types de lecteur et .

+Format de disquette Densité Lecteur Secteurs/piste Pistes/face Face Capacité Taux de transfert Double PC/XT 9 80 2 Haute AT 18 80 2 Étendue AT 36 80 2

Une idée répandue (mais incorrecte) est qu'il existe des disquettes de capacité standard de ou , alors que la capacité exacte est de (2×80×18×512), c'est-à-dire : ou ou ; ou ou .

Capacité et formatage

Pour pouvoir utiliser une disquette, il faut qu'elle soit formatée. Le formatage « bas niveau » consiste à découper chaque piste en secteurs en écrivant une marque avant chaque secteur permettant à la tête de lecture de repérer le début de chaque secteur, de l'identifier (numéro de cylindre, numéro de secteur et numéro de face), de connaître sa taille ( en général sur les disquettes) et de vérifier les données à l'aide de CRC.

Le formatage réduit donc la capacité d'une disquette, cependant, la plupart des disquettes vierges vendues étaient déjà formatées et la capacité donnée est en général celle après formatage.

Certains programmes de formatage permettaient d'augmenter la capacité disponible après formatage en ajustant certains paramètres (tel l'espacement entre les secteurs) afin d'augmenter le nombre de secteurs par piste, ou bien en formatant des pistes supplémentaires ( au lieu de 80). Cependant, les réglages dépendent des possibilités du lecteur de disquette.

Le formatage « haut niveau » (ou rapide) consiste pour le système d'exploitation à organiser de façon logique la disquette. Certains secteurs sont donc réservés à la liste de fichiers, et la table d'occupation des secteurs de données. Ce formatage « haut niveau » réduit donc également la capacité utilisable de la disquette.

Organisation logique d’une disquette au format PC L’organisation d’une disquette compatible PC contient quatre parties (pour plus d'information on pourra consulter l'article FAT12) : Le secteur de démarrage () : situé sur le de la piste de la tête , on y trouve des informations concernant le type de média, le numéro de série de la disquette, le nombre de secteurs par piste, le nombre de pistes, le nombre de têtes de lecture/écriture, un optionnel secteur de démarrage (disquette de démarrage), et de références aux autres sections de la disquette ; La table d’allocation des fichiers (FAT12) : la FAT est un index enregistrant l’emplacement des fichiers (ou de leurs fragments) sur la disquette. En consultant la FAT, l’ordinateur peut déterminer si un secteur est disponible, utilisé ou défectueux. La FAT est écrite en deux copies sur la disquette, permettant aux utilitaires de diagnostic de déceler des erreurs en comparant les copies ; Le répertoire racine : on y retrouve les informations sur le volume, les sous-répertoires et les fichiers : nom, taille, date/heure de création et de modification, attributs (archive, lecture seule, caché, système) et surtout, un pointeur vers le secteur où il est stocké ; Les données : l’espace restant de la disquette est utilisé pour stocker les données des fichiers.

Lecture et écriture

Le lecteur de disquette contient deux moteurs :