Le Mosquito, Beethoven en France ou Swiss-Mosquito en Suisseswiss-mosquito Startseite sont les marques déposées du même dispositif de harcèlement acoustique qui émet des sons à très haute fréquence, similaires au bourdonnement d'un moustique (d'où le choix mercatique du nom anglais, mosquito) destiné à disperser les groupes d’adolescents qui auraient un comportement jugé anti-social par leurs utilisateursBeethoven, émetteur ultrason - IBP France Teenage control and deterrent products for shops and homes Compound Security Systems Mosquito. L'appareil est destiné aux adolescents et affecterait tout être humain de moins de 25 ans : fœtus d'une femme enceinte, bébé, enfant, adolescent et jeune adulte.
L'appellation Beethoven provient du musicien Ludwig van Beethoven. Les opposants font ironiquement remarquer que ce compositeur fut atteint de surdité. Pourtant, selon le site web de l'entreprise distributrice du produit, le dispositif possède « un son qui adoucit les mœurs », une réponse aux problèmes de tapage causés par des jeunes. Sa médiatisation a été exploitée de façon détournée, reprenant le son inaudible pour les adultes, afin d'en faire une sonnerie téléphonique, le mosquitone.
En 2009, le boîtier Mosquito est sujet à de vives polémiques dans de nombreux pays.
Histoire Au Royaume-Uni Débuts Le Mosquito a été inventé en 2005, par le Britannique Howard Stapleton, titulaire de l'équivalent d'un BEP en électronique. Pour son invention, il est désormais cité dans le livre Guinness des records. Pour Stapleton, le but initial du Mosquito était « avant tout de protéger ma fille des voyous qui l'importunaient quand elle passait devant l'épicerie de notre quartier ».
Depuis de nombreuses années, le Royaume-Uni fait face à un grave problème de société récurrent : le « binge drinking » ou dipsomanie en français. De plus en plus violents, les jeunes s'assemblent en bandes désœuvrées qui jouent à terroriser les passants. Dans de nombreuses villes britanniques, de jeunes buveurs arpentent régulièrement les rues après la fermeture, faisant acte de violences urbaines (fistfights ou pugilats) ou de vandalisme des magasins.
Howard Stapleton l'affirme lui-même : « Lorsque vous étiez un jeune garçon de 12 ou 13 ans, vous n'auriez pas craché à la face d'un officier de police et ne lui auriez pas dit "d'aller voir ailleurs". C'est ce qui se passe ici, au Royaume-Uni. Les jeunes savent jusqu'où ils peuvent aller sans s'attirer des ennuis. Très peu de règles existent concernant les cas de mauvais comportement. »Le Monde.fr : L'avenir d'une invention, par Jérôme Fénoglio.
Après que sa fille eut été importunée, l'ingénieur de sécurité s'est plaint au commerçant, le malheureux épicier mit alors au défi Stapleton de trouver une solution. L'inventeur réfléchit tout d'abord aux tentatives que certains magasins en Amérique du Nord ont faites en jouant de la musique classique dans des centres commerciaux et à d'autres endroits où les jeunes se rassemblent. Mais il est illégal en Grande-Bretagne de faire jouer de la musique en dehors des magasins après 9 heures, et les commerçants doivent payer une redevance pour cela.
Puis il s'est souvenu avoir visité au début de son adolescence une usine où il avait été agressé par un son ultra aigu que les adultes ne pouvaient pas entendre. Il se mit alors à construire un appareil sur le principe des alarmes et le testa sur ses cinq enfants avant de l'utiliser pour disperser les adolescents tapageurs qui traînaient et obstruaient l'entrée de l'épicerie de son quartier. « J'ai utilisé mes enfants comme cobayes parce que je ne suis pas à même d'entendre l'appareil moi-même », a-t-il dit.
L'appareil réussit à disperser les attroupements de ces jeunes, bagarreurs et violents, sous l'emprise de l'alcool, et qui régulièrement importunaient les clients de cette épicerie de Barry, au Pays de Galles, là où la police locale avait échoué. Fort de ce succès, l'inventeur procèda à la commercialisation du produit et déposa des brevets. Depuis 2006, il est en vente libre.
Stapleton s'attendait à construire et à installer un petit nombre de machines par an « pour aider à acheter aux enfants des cadeaux de Noël ». Au lieu de cela, la société qui commercialise l'appareil a fait près de 2 millions de dollars de vente en 2007. « Je n'aurais jamais cru à l'ampleur du problème » a déclaré Stapleton.
Commercialisation Cette même année, un autre dispositif est installé devant une autre épicerie de Newport (Pays de Galles). Après trois mois, il est interdit par les membres du partenariat communautaire pour la sécurité de Newport, créé pour adopter les dispositions de la (Crime and Disorder Act 1998 en anglais)dont les membres font partie du conseil municipal de Newport, de la police de Gwent, du conseil d'administration local de la santé de Newport, des pompiers du sud du Pays de Galles, des représentants des douanes et des accises, et du gouvernement de l'Assemblée galloise. Malgré cette interdiction, une autre épicerie, qui souffrait de rassemblements illégaux de jeunes devant sa devanture, a installé le Mosquito avec succès, ce qui a permis d'éloigner les attroupements non désirés, les troubles et abus contre les clients dans et devant le magasin.
En 2008, en réponse à une importante campagne nationale lancée par le Commissariat à l'enfance de l'Angleterre, et l'agence nationale de la liberté et de la jeunesse, le gouvernement britannique a publié une déclaration insistant sur le fait que « les alarmes Mosquito ne sont pas interdites, et le gouvernement n'a pas prévu de les interdire ». L'appareil est donc légal dans le reste du Royaume-Uni. Concernant les risques sanitaires, le fabricant affirme que la sonnerie du boîtier est diffusée sous le seuil limite légal et de sécurité pour l'audition qui sont fixées par le gouvernement britannique ().
Plus de appareils seraient à ce jour installés en Grande-Bretagne. Selon le magazine américain Time du , le Royaume-Uni est aujourd'hui : « . »..
En France Selon le journal Le Parisien, malgré une commercialisation restée confidentielle sur Internet et un démarchage à domicile, le boîtier a conquis une cinquantaine de bailleurs sociaux et de syndics de copropriété du Sud-Est qui préfèrent rester discrets..
Sur Internet ainsi qu'au sein du gouvernement français, l'appareil suscite une vive polémique. En 2008, un particulier a été condamné à d'amende pour avoir installé ce système sur la façade de son domicile..
En Belgique
Le , une motion anti-Mosquito a été votée à l'unanimité par le conseil communal d'Ixelles. Le texte de la motion, présenté par l’échevin de la Jeunesse et député Béa Diallo (PS) « demande aux gouvernements fédéral, régionaux et communautaires d'interdire la commercialisation de ce produit et au gouvernement fédéral de saisir la Commission européenne à ce sujet »Faut-il bannir les ultrasons anti-ados ? - lesoir.beRTL Info -- Ixelles bannit le Mosquito, les ultrasons anti-ados. À la suite, plusieurs communes adoptent une motion similaire : Farciennes, Pont-à-Celles, Anthisnes. Le ministre de la Santé, Laurette Onkelinx (PS), a commandé une étude d'incidence sanitaire..
Selon une enquête au du quotidien Le Soir, une dizaine de commandes belges ont été passées ces derniers mois auprès du fabricant britannique.
Le , le Mosquito – en usage à plusieurs endroits à Bruxelles – est officiellement banni par la commune de Schaerbeek (près de Bruxelles). Au niveau national il n'y a aucune décision dans un sens ou dans l'autreRTL-TVI, J.T. du ..
En Suisse Depuis , et selon Simon Morris, porte-parole du fabricant :
Au Canada et au Québec
Selon l'agence The Canadian Press, il y aurait plus de 150 boîtiers mosquito installés au Canada. La Colombie-Britannique possède le plus de clients à ce jour, et des essais ont également été faits en Alberta et en Saskatchewan. À New Westminster, la propriétaire d'un bar, l'une des toutes premières entreprises nord-américaines à essayer l'appareil en 2006, déclare : « C'est génial, il fonctionne toute la nuit et maintient à l'écart tous les jeunes punks qui traînent à la station SkyTrain ».
Deux dépanneurs Mac's (similaires au Couche-Tard québécois) à Victoria ont utilisé le Mosquito pour dissiper des trafiquants de drogue, tandis que deux autres à Richmond, en Colombie-Britannique, l'ont utilisé pour dissiper d'importantes foules d'adolescents. À ce sujet, Geoff Higuchi, directeur des opérations pour Mac's en Colombie-Britannique, déclare : « nous les utilisons pour faire face à un scénario du pire. Nous aimons les enfants, ils représentent une grande partie de nos activités. Ce n'est donc pas l'outil idéal, mais c'est un outil de plus à ajouter à l'arsenal, si d'autres méthodes ne fonctionnent pas, comme la police. » Mosquito youth repellent device hits Canada after success in Britain.
Selon le journal La Presse, l'agente d'information à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec, Diep Truong, aurait déclaré plusieurs atteintes aux droits de la personne et des jeunes : ..
Principe de fonctionnement
L'appareil est principalement constitué d'un générateur à hautes fréquences, un buzzer, et d'un haut-parleur, un tweeter. Il émet jusqu'à 95 décibels. (à titre de comparaison pour les baladeurs, les normes sanitaires interdisent d'excéder depuis 2001. alors que le nouveau code du travail de 2006 définit la limite à pour ce qui est des employés). Le son est directionnel et ne franchit pas les éléments solides tels que les murs et les portes. En produisant ces ondes, il provoque des désagréments chez les êtres humains ayant encore une audition très fine (sa dégradation progressive et inéluctable explique pourquoi ces ondes sont généralement perceptibles jusque 25 ans à peu près).
La technologie sonore de l'appareil n'est pas récente (utilisée depuis longtemps dans le milieu industriel) et utilise des gammes de fréquences : il produit des sons très aigus (des signaux acoustiques audibles haute fréquence) dans la plage 17,5 à , en théorie, uniquement perceptibles par des personnes âgées de moins de 25 ans. Il ne s'agit donc pas d'ultrasons, comme on le lit parfois«Beethoven» provoque un concert de critiques - 20Minutes.fr, mais d'extrêmes aigus. Le principe de cet appareil repose sur un principe physiologique similaire à celui responsable de la presbyacousie. En France, l'appareil a été rebaptisé Beethoven (« un son qui adoucit les mœurs »), par la société de produit de sécurité IBP dans le but d'éloigner les personnes sensibles à ces sons aux endroits où sont placés ces appareils.
Conception initiale
Avant le Mark Basé sur le modèle d'une alarme, le Mosquito ne comporte pas d'électronique compliquée. Le modèle ancien et noir, Mark a été finalement remplacé par le Mark , gris, plus petit et compact, et qui comporte certaines améliorations :
boîtier en alliage renforcé de zinc et de métal déclenchement télécommande d'une portée de ou par détecteur infrarouge passif le son s'éteint automatiquement après (sauf s'il est réenclenché par la cellule infrarouge) usage interne ou externe programmateur (en option) pour un fonctionnement sur des plages horaires précises.
Les possibilités actuelles sont aussi : portée de avec angle de transmission de 60° et angle d’inclinaison de 30° séquences sonores de alternées "marche/arrêt" : production de salves régulières de sons, décroissantes alternées par une plage de de silence. ajustement du volume sonore sur quatre positions : 75 (position la plus basse), 80, 85 ou (position la plus haute) adaptation automatique au bruit environnant : le volume est automatiquement augmenté pour être plus élevé que le bruit environnant, atteignant la puissance maximum pour chaque ajustement. alimentation interrupteur manuel de marche/arrêt