Le Valenciennes Football Club, abrégé en Valenciennes FC ou encore en VAFC est un club de football français fondé en 1913 et situé à Valenciennes.
Le sigle VA sur le logo du club fait référence à l'ancienne entente entre Valenciennes et la ville voisine d'Anzin au sein de l'Union sportive Valenciennes-Anzin.
Résident dès 1929 du Stade Nungesser, situé dans le quartier du même nom à l'Est de Valenciennes, le club s’est installé en 2011 dans une nouvelle enceinte de : le Stade du Hainaut, toujours situé dans le quartier Nungesser.
L'équipe possède depuis 2008 un nouveau centre d'entrainement, basé sur le site de l’université du Mont Houy à Famars., et un nouveau centre de formation, inauguré en 2009 en présence de Bernard Laporte, alors secrétaire d’État aux sports, et de Valérie Létard, secrétaire d’État à la solidarité.. En 2014, à la suite des difficultés financières du club, le centre de formation est acheté par la Communauté d'agglomération de Valenciennes.
L'équipe première évoluait en Ligue 2 depuis la saison 2014-2015 et ce jusqu'à la saison 2023-2024, à l'issue de laquelle elle est reléguée en Ligue 3.
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Histoire Création du FC Valenciennois et premières années (1906-1929)
Le Football-Club de Valenciennes est créé le 1906 par des lycéens. Ces précurseurs à former la première composition d'équipe se nomment Brouillard, Décamp, François, Carlier, Azais, Colment, Peragallo, Lévy, Nivolon, Faleur et TaquetDu FC Valenciennes aux prémices de l'USVA (1913-1926) : le temps des pionniers. Le jeune club limite son activité à quelques matchs contre les autres équipes de l'Escaut. Le FCV est ensuite mis en sommeil en raison de problèmes de trésorerie.
200x200px|thumb|right|Le FC Valenciennois en 1913 Le club refait surface en 1913 sous le nom Football Club Valenciennois lorsqu'une nouvelle équipe de dirigeants décide de relancer le football dans la ville. Le club s'affilie à l'. C'est cette année que le FCV connaît sa toute première compétition officielle au sein du lors de la saison 1912-1913. Les joueurs évoluent avec un maillot blanc orné d'une étoile rouge. est remporté par les ValenciennoisEpisode 1 : La création du club. Vient ensuite la Première Guerre mondiale qui met pratiquement fin à toute activité sportive dans la région.
Lors de l'assemblée générale du , Albéric Colson devient le nouvel homme fort du football valenciennois en prenant la présidence. Ambitieux, il souhaite imiter les voisins de la métropole lilloise en emmenant le FCV au sommet de la hiérarchie régionale. Il obtiendra en , de la part du conseil municipal, la concession d'un terrain avenue de Reims pour y construire le futur stade de la ville.
L'US Valenciennes-Anzin et entrée dans le professionnalisme (1929-1939) 200x200px|thumb|left|L'US Valenciennes-Anzin lors de la saison 1930-31 À partir de 1928, le club a un nouveau président en la personne de Fernand Le Mithouard. En , le Football Club Valenciennois disparaît pour laisse place à l'Union sportive Valenciennes-Anzin. À une époque de difficultés économiques en raison de la reconstruction d'après-guerre, l'idée est de réunir le maximum de sociétés sportives pour faire de l'USVA un club omnisports de premier planEpisode 2 : Du FCV à l'USVA.... Le , le Stade de l'Avenue de Reims devient le Stade Nungesser, l'inauguration a lieu devant 2500 personnes. L'effet est immédiat, VA remporte 16 de ses 18 matchs et quitte le district Escaut pour rejoindre la Division Honneur B de la ligue du Nord dès 1930En dix ans, l'USVA quitte les rangs amateurs et rejoint la première division (1926-1935).
Lors de la saison 1932-33, le football professionnel est créé en France avec le premier championnat national. Si vingt équipes font partie de cette compétition inaugurale, l'USVA n'en fait pas partie contrairement à trois autres clubs de la région : l'Olympique lillois (qui remportera le titre), le SC Fives et l'Excelsior Roubaix. L'année suivante, la deuxième division est créée et VA est invité à en faire partie. Si le club refuse dans un premier temps par peur de ne pas suivre financièrement, Le Mithouard va tout faire pour obtenir le soutien financier d'industries du Valenciennois et finalement l'USVA va adhérer au professionnalisme. L'équipe se renforce avec les arrivées de Waggi et Ignace qui deviendront par la suite internationaux français. Le , Nungesser accueille son premier match professionnel et VA s'impose 4-0 face au Havre. Pour ce premier championnat de D2, l'USVA se classe sur 14 de la Poule Nord.
150x150px|thumb|right|L'attaquant Ignace Kowalczyk rejoint l'USVA lors de sa professionnalisation La saison suivante, l'entraîneur Charles Griffiths garde un onze quasi similaire homogène et performant. Lors du de la Coupe de France, les Nordistes réussissent l'exploit d'éliminer Strasbourg, leader de D1. Constant durant toute l'année, VA obtient sa montée après sa victoire face à Rouen (4-1). Ces bonnes performances attirent de plus en plus de monde à Nungesser, ils sont plus de 7000 lors de ce dernier match. Il aura donc fallu seulement deux ans pour que Valenciennes accède à l'élite du football françaisEpisode 3 : L'entrée dans le monde pro.
La saison 1935-36 est donc la première dans l'élite pour Valenciennes. L’équipe accueille deux Anglais : Peter O'Dowd et George Gibson. L'USVA débute en Division 1 par un déplacement à Sochaux et c'est sur le score de douze buts à un que le club va s'incliner, ce résultat est encore aujourd'hui le plus gros revers qu'un club ait connu en première division. Valenciennes va vivre une saison difficile, et terminer du championnat sur 16. L'équipe est reléguée en division inférieure à la différence de buts. Le comité présidé par Le Mithouard démissionne à la suite de cet échec.
À partir de 1936, le nouveau président du club, Étienne Turbot change la politique de recrutement du club. Il met fin aux contrats des vedettes étrangères, et recrute Guillaume Wagner et Ernest Libérati. Les résultats sont de nouveau là : du championnat et nouvelle montée en Division 1. Mais Valenciennes redescend aussitôt en deuxième division, après une décevante dernière place. Juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale, VA ne peut faire mieux qu'une de deuxième division. Une nouvelle génération de joueurs comme Bolek Tempowski ou René Bihel fait son apparition.
L'après-guerre et la finale de la Coupe de France 1951 (1939-1953) Pendant l’Occupation, le club participe au championnat de guerre en zone interdite puis en zone Nord. En 1944-1945, la D2 n'est pas reconstituée et l'USVA se retrouve dans le dernier championnat de guerre, il se classe à la . La saison suivante, la Ligue et la Fédération décident que les 15 équipes évoluant en D1 avant la Guerre devaient réintégrer cette division. Les trois dernières places sont soumises à un vote à l'issue duquel Valenciennes est désigné avec 7 voix. Pourtant, Lyon conteste ce résultat et un nouveau vote a lieu. Les deux clubs obtiennent alors le même nombre de votes mais Lyon est préféré à cause d'un déficit du club nordiste. VA doit donc retourner en deuxième divisionEpisode 4 : En pleine guerre mondiale.
Les années d'après-guerre sont difficiles. L'USVA ne parvient pas à remonter en première division et stagne même en D2. La saison 1948-49 est particulièrement mauvaise. Le club se classe sur 19, les dirigeants envisagent même de quitter le monde professionnel. À la dérive financièrement, le club peut compter sur le soutien de la mairie qui va lui venir en aide, racheter Nungesser, rembourser un prêt fait aux supporters et offrir trois millions de francsLa finale de la coupe de France 1951 : des frissons, de l'émotion et la punition. Ce coup de pouce va redonner de l'élan à l'équipe qui se classe la saison suivante.
La saison 1950-51 est l'une des plus belles de l'histoire de Valenciennes. La situation financière est toujours autant précaire et sur les terrains les choses ne se passent pas mieux. L'équipe est lanterne rouge à l'issue de la , cela conduit à la démission des membres du bureau. André Dubois arrive à la présidence. Henri Pérus est nommé entraîneur. Passé par Douai, il était gérant d'un café lorsque le club a fait appel à luiEpisode 5 : La finale de 1951.... C'est en Coupe de France que le club va faire parler de lui. Mené par Simon Blaczyk et Antoine Pazur, VA élimine dans un premier temps Piennes, Calais et le CA Paris pour atteindre les huitièmes de finale. À ce stade de la compétition, Valenciennes se retrouve opposé à son voisin lillois, triple vainqueur de la compétition. Les hommes de Pérus parviennent à s'imposer 2-1 grâce à un doublé de Marius Rozé. En quart de finale, VA tombe sur le RC Paris, finaliste des deux dernières éditions de la Coupe. L'entraîneur nordiste estime que son équipe doit travailler sur son physique et les joueurs partent en vert à Verzy. Lors du match, Paris mène 2-1 jusque la et une égalisation de Rozé. Le match est à rejouer, et cette fois VA s'impose 1-0. Lors des demi-finales, l'USVA affronte Saint-Étienne. À cette occasion, 8000 supporters valenciennois font le déplacement à Colombes. L'équipe du Hainaut s'impose 3-1 grâce à un triplé d'Émile Vrand et se qualifie ainsi pour sa première finale de Coupe de France.
La finale de la Coupe de France 1951 se déroule le à Colombes devant plus de 60.000 spectateurs et un invité de marque : le Géant Bimbin. Sur les onze joueurs alignés, seul le gardien Félix Witkowski a déjà joué une telle finale. Le Président de la République Vincent Auriol se voit remettre un napperon en dentelle brodé des initiales VA. Finalement, l'équipe doit s'incliner 3-0 face à Strasbourg après l'ouverture du score d'un ancien de la maison, René Bihel. Les supporters ne tiennent pas rigueur de cette défaite aux joueurs qui sont accueillis comme des héros à Valenciennes. À l'issue de ce parcours mémorable, Pérus quitte le club.
La saison suivante, l'USVA parvient à rester sur la dynamique de l'année précédente en terminant et se qualifiant ainsi pour les barrages contre l'Olympique de Marseille. Si les Rouge et Blanc s'imposent 3-1 à l'aller, ils s'écroulent lors du match retour 4-0 et ratent l'occasion de remonter en première division. Charles Demeillez, qui avait remplacé Pérus à l'intersaison, quitte à son tour le club à la fin de cet exercice. Carlos Verdeal puis Edmond Le Maître deviennent l'un après l'autre entraîneur-joueur sans grand succès.
La grande époque (1953-1969) Les prémices prometteurs du VA de Domergue 175x175px|thumb|right|Le Hollandais volant Petrus van Rhijn, meilleur buteur de D2 en 1955 et 1956.