Pierrefeu-du-Var est une commune française située dans le département du Var, en région française Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie Localisation Commune située à 7 km de CuersLieux et itinéraires, 17 km de Hyères, 29 de la ville de Toulon et 94 de Marseille.

Communes limitrophes

Géologie et relief La commune se situe à d'altitude et sa superficie est de . L'ouest de la commune est une vaste plaine viticole, appartenant à la dépression permienne qui s'étend de Toulon à Fréjus, en contournant le massif des Maures, qui occupe plus de 50 % de son territoire. Les sommets principaux sont : le Castellas (), le Peyrol () et le Barry ().

Site inscrit en 1943..

Le centre-ville est bâti à la fois sur le premier contrefort du massif des Maures (colline de Sainte-Croix) et sur la vallée qui s'étend a son pied. L'agglomération a ensuite débordé vers la colline de Saint-Michel, le vallon de Sigou et les collines alentour, avant de descendre à partir de la fin des années 90 sur les plaines entre l'hôpital et le camping, qui constitue aujourd'hui avec le récent complexe sportif du Pas de Garenne, la limite est de la ville.

Sismicité Commune située dans une zone de sismicité faibleDidacticiel de la règlementation parasismique.

Hydrographie vignette|redresse=1.4|Réseau hydrographique de Pierrefeu-du-Var. vignette|gauche|120px|Rivière le Réal Martin à la Portanière. Cours d'eau sur la commune ou à son avalL'eau dans la commune : La commune est arrosée par le Réal Martin, et ses affluents, le Meige Pan, le Farembert, le Merlançon (Réal Martin), le Traversier, le Vallon Loubier et le Réal Collobrier, eux-mêmes respectivement affluent et sous-affluents du Gapeau. Du fait de la présence de nombreux cours d'eau, et de la topographie particulière de la commune, notamment dans la plaine, les inondations ont justifié l'intégration de la commune dans les programmes d’actions de prévention des inondations (PAPI)Les programmes d’actions de prévention des inondations (PAPI)Arrêté du 26 novembre 2014 prescrivant l'élaboration du PPRI] du fait que bon nombre d'accès avaient parfois été coupés, rendant difficile d'atteinte l'agglomération de Pierrefeu, ainsi que la circulation entre quartiersPPRI vallée du Gapeau, arrêtés rendant immédiatement opposables certaines dispositions.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Var, Alpes-Maritimes, caractérisée par une pluviométrie abondante en automne et en hiver (250 à en automne), un très bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 75 %), un hiver doux () et peu de brouillards..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Cuers », sur la commune de Cuers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .

Urbanisme Typologie Au , Pierrefeu-du-Var est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Pierrefeu-du-VarUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC). vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu 3,8 % 222Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 0,4 % 25Aéroports 2,4 % 144Décharges 0,4 % 25Vignobles 33,1 % 1950Vergers et petits fruits 0,02 % 1Systèmes culturaux et parcellaires complexes 0,9 % 51Forêts de feuillus 16,1 % 947Forêts de conifères 0,4 % 26Forêts mélangées 3,9 % 228Végétation sclérophylle 38,6 % 2279Source : Corine Land Cover.

Lieux-dits et écarts Hameau de Bauvais, dans la plaine, à proximité de l'aérodrome Hameaux les Platanes et les Vidaux., route de Pignans [RD 13] Hameaux la Portanière.. et les Rouves, dans le vallon de Sauvecanne ; Saint-Jean., la Tuilière., les Davids., la Bastide des Cogolins, dans le vallon de Maraval. Autres lieux-dits :

Voies de communications et transports Réseau routier La commune est traversée par les routes départementales 12 (Brignoles - Hyères), 13 (Pierrefeu - Riez), 14 (Cuers - Grimaud), 88 (Pierrefeu - La Londe) et 412 (liaison D12-D14, à l'origine portion de la route de Cuers à Hyères). L'autoroute A57 borde la commune au nord, la séparant de Puget-Ville, mais aucun échangeur n'est présent sur la commune, le plus proche étant celui de Cuers-Nord, à 6 kilomètres à l'ouest. La commune possède aussi quelques routes vicinales entretenues permettant soit l'accès à la foret domaniale des Maures, soit aux villages ou hameaux entourant l'agglomération principale de Pierrefeu (le chemin du Plan relie les quartiers nord de Pierrefeu à Cuers, le chemin de Maraval relie Pierrefeu à Notre-Dame des Anges, le chemin de Clouachière les hameaux du vallon de Sauvecanne à Puget-Ville, et le chemin des Hameaux, ces mêmes hameaux à Pierrefeu, par exemple, les chemins de Beaussenas, Belle-Lame, Chaumadou, l'Issemble et Maraval quant à eux permettent l'accès au massif des Maures et sont également des pistes DFCI).

Réseau ferroviaire La commune est desservie par la gare TER Cuers-Pierrefeu, située à 5 kilomètres du centre-ville, en bordure de l'agglomération de Cuers. Gare de Toulon. Gare de Marseille-Saint-Charles, Gare de Nice-Ville,

Transports aériens vignette|350px|Aérodrome Cuers/Pierrefeu. Les aéroports les plus proches sont : Aérodrome de Cuers-Pierrefeu. Aéroport de Toulon-Hyères Aéroport de Marseille Provence Aéroport de Nice-Côte d'Azur

Ports Ports en Provence-Alpes-Côte d'Azur : Rade de Toulon, Port Lympia (port de Nice), Port de Marseille, Port Hercule (Port de Monaco).

Transports en commun Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur : Commune desservie par le réseau régional de transports en commun Zou ! (ex Varlib). Les collectivités territoriales ont en effet mis en œuvre un « service de transports à la demande » (TAD), réseau régional Zou !Réseau régional de transports en commun (lignes 5831, 8803, 8810, 8820, 8823 et 8835). Le Réseau Mistral de l'agglomération Toulon Provence Méditerranée est également proche, l'arrêt de ligne régulière le plus près est à 9 kilomètres environ, sur la commune de La Crau (arrêt La Venne, ligne 49) et l'arrêt scolaire le plus proche est à 6 kilomètres environ (arrêt Mairie de Sauvebonne, ligne scolaire)

Histoire Antiquité et Moyen Âge Ancien village médiéval, dont les premières apparitions dans les écrits remontent au . Petrafoci, Petrafog, Rochafog et enfin Pierrefeu-du-Var, tels sont les noms de la commune, au fil du temps. A appartenu à différentes seigneuries et comtés, avant d'être érigé en marquisat (). Le nom viendrait des « pierres à feu » ou bien encore de focus, dans le sens de foyers ou familles dits feux, au recensement des "feux" de 1471 alors au nombre de 69. On ne trouve pas de silex dans les Maures, mais des quartzites en abondance, roches blanches qui choquées l'une contre l'autre, donnent une étincelle, donc un effet de pierre à feu, d'où vraisemblablement le nom de la commune.

La plus haute Antiquité a laissé des traces sur son territoire où l'on peut encore voir des vestiges de plusieurs enceintes protohistoriques : le Castellas (), le Peyrol (), les Quatre Termes (), devenu plus tard un prieuré bénédictin et enfin les David. Une occupation des est documentée à la Sermette, puis au Jas de la Cappe au . Il semble que le territoire de Pierrefeu s'étendait sur le site de la colline du Peigros, colline qui culmine à , située au nord de la colline de Sainte-Croix. Des vestiges d'occupation ont été trouvés dans la plaine au lieu-dit Chapelle Sainte-Anne, entre les villes actuelles de Cuers et de Pierrefeu. C'est à la suite des guerres de religion qui ont dévasté le village que celui-ci s'installe sur la colline de Sainte Croix.

Historiquement, les premières origines de la commune datent du , "Petrafoc", dont les terres appartenaient à la seigneurie des vicomtes de Marseille. Aycard de Pierrefeu33-Petrafoco (Pierrefeu), Aycard de fut chevalier et seigneur de Petra ForaPerrat, Actes, .. Le , il était dit seigneur, en partie, de Petra Foraibid... Jusqu'à la Révolution, la seigneurie ou terre de Pierrefeu a été la propriété de diverses familles, nobles ou non, de Provence. Parfois, plusieurs se la partagèrent simultanément. La terre de Pierrefeu fut érigée en marquisat par lettres patentes de , enregistrées à Aix le AD13 B3369 f°1135 ; Éric Thiou, Dict. des Titres... (2003), p 191. (et à la Chambre des comptes de Montpellier ?), en faveur de Pierre Dedons, conseiller au Parlement.

En 1859, les héritiers et descendants des dernières familles seigneuriales, intentaient un procès contre la population de la commune de Pïerrefeu. En effet, ils se présentaient être « reconnus propriétaires exclusifs des terres, gastes, labours, vignes et oliviers, bois, essences de sapins, chênes lièges, chênes blancs, châtaigniers… ». Les demandeurs se voyaient déboutés et condamnés aux dépens par décision du tribunal civil de Toulon en date du , décision confirmée en appel, le , par un arrêt de la cour impériale d'Aix.

Enfin, on cite l'existence du Sauvage de PierrefeuLe "Sauvage" monte à Paris, qui vécut six ans dans la forêt, en se nourrissant de plantesLe Sauvage de Pierrefeu.

Depuis 1900 Durant le , Pierrefeu est affectée par les deux guerres mondiales, et accueille l'aérodrome civil et militaire (où sera basé le dirigeable Dixmude entre 1920 et 1923), puis le centre psychothérapique qui a fait la renommée du village dans les alentours.

Les cours d'amour à Pierrefeu Dans bien des châteaux de Provence, de l'an 1150 à l'an 1200, les grandes dames et les troubadours se réunissaient pour rendre des arrêts sur les questions brûlantes de l'amour. Un véritable code d'amour fut élaboré, dont les règles, parvenues jusqu'à nous, étaient pleines de finesse, de psychologie, de malice aussi. Le château de Pierrefeu garde le souvenir de deux de ces dames qui animèrent sa Cour d'amour : Rostangue dame de Pierrefeu, Mabille de Fos dame d'Hyères. On peut y ajouter Bertrane dame de Signes.

Blasonnement

Politique et administration