Jean Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Jean Sarkozy, né le à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est un homme politique et gestionnaire de fonds. Membre du parti politique Les Républicains, il a été conseiller général des Hauts-de-Seine de à .

Biographie Enfance Jean Nicolas Brice Sarközy de Nagy-Bocsa naît le à Neuilly-sur-Seine.. Il est le second fils issu du mariage de Nicolas Sarkozy et de Marie-Dominique Culioli, né un an après son frère Pierre. Baptisé, Jean a pour parrain Brice Hortefeux. Ses parents se séparent en 1988 et divorcent en 1996. Durant ces huit années de séparation, son père vit avec sa nouvelle compagne Cécilia Ciganer et voit régulièrement Pierre et Jean. Ils sont élevés par leur mère.

Études Jean Sarkozy fait ses études au collège Sainte-Croix, puis au lycée Pasteur, deux établissements situés à Neuilly-sur-Seine. En 2004, il obtient son baccalauréat littéraire. avec une mention bien.

En 2004, il entre en classe préparatoire section littéraire (hypokhâgne) au lycée Henri-IV mais se fait renvoyer de l'établissement. En 2005, il admis en classe préparatoire section économie droit et gestion (filière D1) au lycée Turgot à Paris, mais ne passe pas en deuxième année.

En 2005 et 2006, il suit des cours de comédie, auprès de Jean-Laurent Cochet. Il est pressenti en 2008 pour jouer Oscar aux côtés de Sophie Tapie, fille de Bernard Tapie, mais finit par y renoncer.

En 2006, il s'inscrit en droit à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne. Il valide sa première année, échoue deux fois en deuxième année qu'il obtient finalement par correspondance et, après sept années d'études supérieures, obtient sa licence en droit avec mention « bien ». En 2012, il s'inscrit dans deux masters au Centre audiovisuel d'études juridiques, l'un en droit privé, l'autre en droit des affaires. En 2013, il est diplômé du master en Droit du patrimoine. Il passe l'examen d'entrée du barreau mais échoue.. Il s'engage dans un doctorat, mais ne soutient pas sa thèse. En 2016, il s'inscrit en formation continue à l'ESCP Business School et obtient un Executive Master en finance en 2017..

Parcours politique (2008-2015) vignette|Jean Sarkozy, le 12 octobre 2009 à Paris. Parallèlement à ses études, Jean Sarkozy s'implique dans la politique locale de Neuilly-sur-Seine. Aux élections municipales de mars 2008, il se présente sur la liste du candidat de l'UMP et porte-parole de l'Élysée David Martinon, qui voit s'opposer à lui Jean-Christophe Fromantin, candidat « divers droite ». Après la publication dans Le Figaro d'un sondage confidentiel. défavorable à Martinon, Jean Sarkozy et les deux principaux colistiers de David Martinon révisent leur positionnement, décident de ne plus soutenir leur tête de liste, et proposent « une liste de rassemblement » qu'ils souhaitent conduire. Le , David Martinon se retire de la course, et remet sa démission de son poste de porte-parole de l'Élysée, qui est refusée. Le , la liste de Jean-Christophe Fromantin reçoit le soutien de l'UMP et obtient la majorité des voix à l'élection.

Jean Sarkozy se présente et est élu lors des élections cantonales des 9 et à Neuilly-sud (Hauts-de-Seine) et devient le plus jeune conseiller général de France, jusqu'à ce que Clara Dewaele devienne à 21 ans conseillère générale du canton de Morteaux-Coulibœuf (Calvados) en septembre de la même année..

Le , Jean Sarkozy est élu président du groupe UMP-Nouveau Centre-divers droite du conseil général des Hauts-de-Seine. Cette candidature « surprise » à l'assemblée départementale intervient alors que les tractations à la présidence du groupe UMP sont bien avancées au profit d'Hervé Marseille, conseiller général et maire Nouveau Centre de Meudon, soutenu par le président du Conseil général des Hauts-de-Seine Patrick Devedjian. Pour succéder à la tête du groupe à Jean-Jacques Guillet, député et maire (UMP) qui ne peut pas cumuler les mandats, et après quelques négociations pour préserver l'unité de la majorité présidentielle, Jean Sarkozy obtient la présidence du groupe alors que le candidat annoncé n'obtient que la vice-présidence..

En 2011, à la suite des élections cantonales et de la réélection de Patrick Devedjian à la tête du conseil général des Hauts-de-Seine, Jean Sarkozy quitte la présidence du groupe UMP-NC-DVD pour devenir de l'assemblée départementale, chargé de l'économie sociale et solidaire.

En , il annonce qu'il renonce à briguer un nouveau mandat aux élections départementales.

Carrière professionnelle (depuis 2009) En 2013, il est chargé d'enseignement vacataire en « Droit spécial des sociétés » à l'université Paris-XII..

De 2009 à 2015, il est administrateur de l'Établissement public d'aménagement de la Défense (EPAD), puis de l'Établissement public d'aménagement de la Défense Seine Arche (EPADESA). En 2009, son ambition d'être élu président de l'EPAD se heurte à une querelle publique en légitimité (voir ci-dessous).

Jean Sarkozy travaille comme juriste au sein du cabinet d'avocats Realyze (anciennement Claude et Sarkozy), dont son père est l'un des quatre associés, sans que son rôle y soit très clair.

En , il est embauché en tant que directeur opérationnel d'un gestionnaire de fonds britannique, Peninsula Capital Advisors.

Vie personnelle

Le , il épouse Jessica Sebaoun, à Neuilly-sur-Seine., qu'il connaît depuis le lycée. Elle est la fille d'Isabelle Darty et la petite-fille de Bernard Darty, l'un des fondateurs de la société du même nom. Le couple a deux enfants : Solal (né le ) et Lola (née le ).

Jean Sarkozy est caricaturé en par une marionnette à son effigie dans l'émission télévisée satirique Les Guignols de l'info.

Lors de son mariage en 2008, le journal Libération lance une rumeur quand à une possible conversion au judaïsme pour se « rapprocher de son épouse ».. Siné commentera cette éventualité, ce qui donnera lieu à son licenciement et à l'affaire qui a suivi. Des tags antisémites sont apparus sur les murs de Neuilly sur Seine, ce qui a donné lieu à une plainte.. Jean Sarkozy démentira ensuite toute conversionhttps://www.liberation.fr/france/2008/08/05/jean-sarkozy-cette-rumeur-de-conversion-est-fausse_16724/.

Controverse autour de l'EPAD

Le , les médias annoncent que Jean Sarkozy pourrait accéder à la présidence de l'Établissement public pour l'aménagement de la région de la Défense (EPAD), pour succéder à Patrick Devedjian, qui est atteint par la limite d'âge du poste fixé à 65 ans à défaut d'une prolongation de deux ans de son mandat par le gouvernement. Cet organisme est chargé de l'aménagement urbain et de l'attribution des marchés immobiliers au sein du quartier d'affaires de La Défense. Hervé Marseille, un des administrateurs de l'établissement public en qualité de conseiller général, aurait remis sa démission afin de permettre l'arrivée de Jean Sarkozy à l'EPAD« L'irrésistible ascension de Jean Sarkozy dans les Hauts-de-Seine», Le Monde, 9 octobre 2009.. La désignation du président aura lieu le .

Réactions de l'opposition À l'annonce de cette potentielle présidence, l'opposition politique regrette que les choix se tournent vers un « si jeune homme »Propos de Ségolène Royal sur RTL, prononcés le dimanche 11 octobre 2009. Propos de François Bayrou, sondage publié dans le quotidien Le Monde, le 10 octobre 2009, consultable en ligne., à savoir Propos de Cécile Duflot, pour « devenir le président d'un établissement public avec un (tel) budget »Propos de Cécile Duflot sur France Info, rapportés dans le journal Le Point, le 10 octobre 2009, article consultable en ligne. Elle dénonce la Propos de Brigitte Gonthier, sénatrice communiste.. Les critiques portent sur l'absence évidente de diplôme universitaire et d'expérience professionnelle. Elles rejoignent celles de Patrick Jarry, maire de Nanterre, et de Jean-Paul Huchon, président de la région. Le quotidien Libération parle de « népotisme »« Jean Sarkozy, un fiston à piston », Libération, 10 octobre 2009., terme utilisé par des journaux étrangersEt maintenant, la polémique Jean Sarkozy, article du Parisien, le 13 octobre 2009... Une pétition en ligne d'un conseiller municipal de Puteaux Christophe Grébert (Mouvement démocrate)« Une pétition contre Jean Sarkozy président de l'Epad », 20 Minutes, 8 octobre 2009 pour qu'il renonce à postuler à ce poste a reçu plus de signatures.«La mobilisation citoyenne, ça marche» Le Monde.fr le 23 octobre 2009. La polémique agite la blogosphère et les réseaux sociaux«Jean Sarkozy à l'Epad: la fin de deux semaines de polémique» chrono Libération«Jean Sarkozy est partout sur les réseaux sociaux» de Aurélien Romano 20 minutes le 12 octobre 2009. Pour les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, cette affaire relève du « népotisme de nouveau riche » car Nicolas Sarkozy « brûle les étapes dans son ambition de créer une lignée »« "Sarkozy, c'est le népotisme nouveau riche" », Le Monde, 15 octobre 2009.. Pour le professeur de droit constitutionnel Dominique Rousseau, « cet événement n'est pas symbolique de la République, mais plutôt de la culture monarchiste française latente dans notre pratique politique et constitutionnelle depuis 1789 »« L'affaire Jean Sarkozy est symbolique d'une "culture monarchiste" », LeMonde.Fr, 14 octobre 2009..

Réactions de la majorité présidentielle Selon des personnalités de la majorité comme François Fillon ou Jean-François Copé« Prince Jean, l'abdication et ses suites » par Daniel Schneidermann sur Arrêt sur images le 23 octobre 2009., Jean Sarkozy tire sa légitimité de son élection au conseil général dans le canton de Neuilly-Sud« Copé : “Jean Sarkozy est légitime” » sur Europe 1 le 13 octobre 2009.. Ils comparent son cas à celui de Martine Aubry, fille de Jacques Delors. À ce propos, Arnaud Montebourg fait remarquer que la carrière de la première secrétaire du Parti socialiste n'est pas comparable à celle de Jean Sarkozy« Epad : Montebourg critique Jean Sarkozy » Le Figaro le 14 octobre 2009 : « Martine Aubry, fille de Jacques Delors, « n'a aucun rapport » avec l'ascension de Jean Sarkozy. « Martine Aubry a réussi le concours de l'ENA, a été à un très haut niveau dans une très grande entreprise, Péchiney, et a été à un haut niveau au ministère du travail, avant de devenir ministre », ». Son cas est également comparé à celui de Marine Le Pen (fille de Jean-Marie Le Pen), de Louis Giscard d'Estaing (fils de Valéry Giscard d'Estaing)Page sur le JDD.fr et de Marie Bové (fille de José Bové)article sur les Echos.fr . Pour Luc Chatel et Henri Guaino, sa filiation avec le président de la République ne lui donne ni lui retire des droits« Les ténors UMP donnent de la voix pour Sarkozy fils », Le Nouvel Observateur 13 octobre 2009.. Malgré l'unité affichée, des députés UMP s'inquiètent des retombées potentielles de cette affaire sur l'opinion publique et l'électorat« Polémique autour de Jean Sarkozy : la droite s'inquiète des retombées », Libération, 14 octobre 2009..

Retours de Jean et Nicolas Sarkozy Interviewé à la télévision sur la chaîne le , Jean Sarkozy déclare qu'il ira « jusqu'au bout ».. Cette intervention prend un relief particulier comparée au discours le même jour, à l’Élysée, de Nicolas Sarkozy : Le , Nicolas Sarkozy donne un entretien au Figaro dans lequel il déclare :

Hostilité de la population