Tubize (en néerlandais ) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province du Brabant wallon.
Toponymie Formes anciennes : 877 Thobacem, 1136 Tubecca ; deux (germanique *twô, variation de *twai) ruisseaux (germanique *baki).
Quelques attestations anciennes : 877 (copie s.) : Thobacem (acc.); 897 (copie 1442) : Tobeac, Thobace; 897 (copie s.) : Tobace, Thobace; 1136 (copie s.) : Tubecca; 1217 : Tubise; 1345 Tubeke; 1346 : Thubize; 1396 : Tubeke; 1473 (copie s.) : Tubize; 1493 (copie s.): Tubise; 1547 : Tubize.
Tubize n'est ni un hydronyme, ni un toponyme dérivé, mais un toponyme de confluent. C'est l'endroit situé au confluent de deux cours d'eau, la Senne et la Sennette. La terminaison en -bize, évolution phonétique du germanique -baki constitue toujours un problème délicat pour les toponymistes. On notera également que le nom de la localité s'est écrit longtemps « Tubise » avant de devenir officiellement « Tubize » dans le courant du .
Le nom en néerlandais Tubeke a exactement la même origine. L'ancien nom en néerlandais Tweebeek est encore plus explicite, twee voulant dire deux en néerlandais. Géographie
Sections En 1970, Tubize (Tubeke en néerlandais) est fusionnée avec la commune de Oisquercq (Oostkerk) (AR du 05/06/1970 - Loi du 17/07/1970) A cette entité sont ajoutés en 1977 Clabecq (Klabbeek) et une partie de Saintes (Sint-Renelde).
# Nom Superf.(km²)https://archive.wikiwix.com/cache/20240104163434/https://statbel.fgov.be/fr/open-data/population-par-secteur-statistique-10. Habitants(2025) Habitantspar km² Code INS 1 Tubize 14,72 19.071 1.296 25105A 2 Oisquercq 3,99 1.927 483 25105B 3 Clabecq 4,19 4.928 1.175 25105C 4 Saintes 9,87 2.790 283 25105D
Communes limitrophes
Morphologie urbaine
Quartiers et hameaux Hoquet, Le Stierbecq, La Bruyère, Les Clos, Renarmond, Égypte, Stéhou, Le Renard, Ripain, Rengihaye et Cité des Forges.
Démographie
Démographie: Avant la fusion des communes
Source: DGS recensements population
Démographie : Commune fusionnée
En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante:
Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées. Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvierhttps://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK
+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,01993100,71994101,41995101,91996102,71997102,91998103,21999103,22000103,62001103,02002103,42003104,22004105,72005106,42006107,82007109,62008110,92009112,32010113,72011114,82012116,42013118,32014119,82015121,42016122,72017123,82018125,12019126,62020128,72021132,02022134,12023135,42024137,02025138,62026140,2
Histoire
L'histoire de Tubize est encore, pour une grande part, à écrire.
thumb|left|Tubize, centre-ville avec l'église Sainte-Gertrude.Les premières traces d'occupation humaine à Tubize remontent à la préhistoire. Par la suite, des Celtes et des Gallo-Romains se sont installés sur ce territoire, comme le confirment certaines découvertes archéologiques. Cependant, l'histoire de Tubize commence réellement au Haut Moyen Âge. Certains historiens attribuent le domaine aux pépinides au , affirmant qu'il aurait été offert par Itte, veuve de Pépin de Landen, et leur fille Gertrude à l'abbaye de Nivelles qu'elles venaient de fonder. Quoi qu'il en soit, le domaine de Tubize est officiellement mentionné parmi les possessions de l'abbaye en 877. Il englobait alors des territoires qui deviendront plus tard les villages d'Oisquercq, de Clabecq, et même le Sart d'Ittre. Cette zone formait la paroisse primitive de Tubize, dont Oisquercq se détacha assez tôt, peut-être dès le , tandis que Clabecq devint une paroisse indépendante bien plus tard, en 1863.
Au , les comtes de Louvain, devenus ducs de Lotharingie et avoués de l'abbaye de Nivelles, s'approprièrent sans scrupule les biens et droits de cette institution religieuse qu'ils étaient censés protéger. Ils en firent des fiefs pour leurs vassaux, donnant naissance aux seigneuries d'Oisquercq et de Clabecq, juridiquement détachées de Tubize. Par la suite, ils cédèrent leur avouerie locale sur Tubize au puissant lignage des Enghien, qui devinrent rapidement les véritables seigneurs de Tubize. Après des usurpations répétées et des accords partiellement respectés, l'abbaye conserva seulement une partie de ses droits fonciers sur Tubize. La justice y était exercée par le seigneur d'Enghien, selon la coutume de Genappe pour une partie du territoire et celle de Nivelles pour l'autre. Tubize faisait alors partie des possessions brabançonnes des seigneurs d'Enghien. À la fin du , une partie des fiefs brabançons des Enghien fut attribuée à une branche cadette de la famille, donnant lieu à la principauté de Rebecq, restée entre les mains des seigneurs d'Enghien, et à la cour féodale de Tubize, passée aux Enghien-Ramerut. Le seigneur de Tubize ne conserva alors que la moyenne et basse justice, la haute justice étant réservée au seigneur d'Enghien. La seigneurie de Tubize passa ensuite entre différentes familles avant d'être rachetée le par le chapitre de Nivelles, redevenant ainsi le principal seigneur du village.
La position stratégique de Tubize, passage obligé de la Senne entre le comté de Hainaut et le duché de Brabant, a plongé la localité dans les guerres de la fin du entre ces deux principautés émergentes. Une fortification brabançonne, de type site fossoyé avec des levées de terre et des palissades en bois, fut établie à Tubize. Un site similaire se trouvait à Oisquercq, et une tour avait été construite à Hobruges, sur le territoire de Tubize. Ces modestes fortifications contrôlaient les passages sur la Senne et la Sennette, mais elles furent détruites en 1191 lors de ces affrontements.
Jusqu'à la fin du , Tubize était un centre majeur de la sidérurgie belge, en grande partie grâce à la présence des Forges de Clabecq sur son territoire.
En 1978, elle reçoit le Prix de l'Europe en reconnaissance de ses réalisations..
À la suite de la loi de 1975 sur les fusions des communes Tubize fusionne avec Clabecq, Oisquercq et Saintes. En 2017, Tubize porte désormais le tire de Ville.
Héraldique
Politique et administration communale
Conseil et collège communal 2024-2030 Collège communal Bourgmestre Samuel D'Orazio MR 1er Échevin Jean-Marc Zocastello Les Engagés 2e Échevine Juliette Rees MR 3e Échevine Lyseline Louvigny Les Engagés 4e Échevine Krystelle Walders Les Engagés 5e Échevin Benoit Langendries Réveil Citoyen Présidente du CPAS Sandra Castellana MR
Liste des bourgmestres depuis 1830
Maurice Minne, bourgmestre de 1983 à 1994, (PS). Raymond Langendries, bourgmestre de 1995 à 2012, (PSC-CDH-Les Engagés). Michel Januth, bourgmestre de 2012 à 2024 (PS). Samuel D'Orazio, bourgmestre de 2024 à aujourd'hui (MR).
Jumelages . . .
Patrimoine et culture
Patrimoine architectural
Les édifices religieux
L'église Sainte-Gertrude thumb|right|upright=0.8|L’église Sainte-Gertrude.
Au centre de la Place, l’église Sainte-Gertrude, construite au milieu du sur le site d’une église plus ancienne, longe la chaussée reliant Mons à Bruxelles (pavée au début du ). La datation de 1235, parfois avancée par certains érudits locaux pour l’édifice actuel, n’a aucun fondement sérieux et est réfutée par des études récentes menées par des spécialistes de l’architecture religieuse. Le caractère fortifié de la tour, souvent évoqué sans analyse archéologique du bâti, doit également être écarté. Sur le plan architectural, cette grande église est construite en arkose locale. Son style appartient au gothique tardif.
Elle aurait pu être commencée en 1549, peut-être en utilisant ou en s’appuyant sur des substructions plus anciennes. Son plan comprend une tour occidentale, une nef à trois vaisseaux et trois travées, un pseudo-transept et un chœur à chevet plat. La sacristie a été ajoutée dans la seconde moitié du , et probablement remaniée en 1837 devant la fenêtre primitive du chevet. La tour, de plan carré, est imposante.
Elle comporte quatre étages accessibles par un escalier en colimaçon logé dans le contrefort nord. Le clocher a été légèrement surélevé en 1697. Il présente des ouvertures avec meneaux en Y et une flèche en ardoise qui pourrait dater de 1729. Un portail en anse de panier, surmonté d'une petite niche sculptée, a été aménagé dans la façade ouest de la tour, au-dessus duquel une verrière éclaire le rez-de-chaussée. Une chapelle baptismale, probablement contemporaine, s'avance sur le côté nord de la tour. Le chœur, datant du , est de forme rectangulaire et conserve une couverture en bois en berceau brisé. Sa fenêtre orientale a été murée. Une annexe du lui a été ajoutée au sud, tandis qu’un appentis moderne a été construit au nord.
L'église était autrefois entourée d'un cimetière, désaffecté en 1834. Un mur encerclait alors tout le cimetière, délimitant ainsi l'ensemble de la place.
L’église du Renard Avec l'augmentation de la population des hameaux du Renard, de Stéhoux, de Coeurcq et de Ripain, la paroisse a dû utiliser les locaux de l'École des Sœurs. La construction a commencé en 1922. Le chœur a été terminé en 1927, mais l'église n'a jamais été achevée selon les plans initiaux. En 1960, le clocher a finalement été complété.
L’église de la Bruyère La première pierre a été posée en 1957, et l'église a été consacrée le . Elle est l'œuvre de l'architecte suisse Jean-Marie Ellenberger. L'église se distingue par son campanile avec une unique cloche, séparé du reste du bâtiment. L'église est dédiée au Christ Ressuscité.
La chapelle Sainte-Philomène
La chapelle de Notre-Dame de Stierbecq
L’ancienne fortification de Tubize La Chronique de Gislebert de Mons () évoque une fortification à Tubize, constituée d'une levée de terre palissadée, entourée d'un fossé et dotée de tours en bois. Cette petite forteresse faisait partie des défenses frontalières du duché de Brabant, contrôlant le passage de la Senne vers Bruxelles. Détruite en 1191 lors des conflits entre le comte de Hainaut et le comte de Louvain, duc de Basse-Lotharingie (plus tard de Brabant), il n'en subsiste aucune trace aujourd'hui. Elle était probablement détenue par une famille locale, les Tubize, appelés "de la Porte" au . Ces derniers possédaient à la fin du le manoir de la Porte, origine de la ferme de la Porte, devenue aujourd'hui le Musée d'Archéologie, d'Art et d'Histoire de Tubize et sa région. Ce manoir, puis cette ferme, semble dériver de la basse-cour associée à la fortification du , localisable peut-être au Hocquet.
Le château du Chenois Le château du Chenois, probablement construit à la fin du ou au début du , ce quadrilatère en pierres se dresse au milieu des champs surplombant la vallée de la Senne. Il est flanqué d'une tour carrée à l'angle sud-ouest et d'une tourelle plus basse à l'angle sud-est. Au cœur d'un magnifique parc paysager conçu entre 1912 et 1919 par l'architecte de jardin Jules Janlet, il comprend 2 hectares de parc et 30 hectares de bois. Chaque année, le dimanche de la Trinité, le Tour Sainte-Renelde de Saintes y fait une halte..
La Maison communale thumb|upright=0.5|Le logo communal.