thumb|Le soupir du Maure par Francisco Pradilla y Ortiz, 1879-1892. Le dernier soupir du Maure est une phrase en référence à l'exil du dernier sultan musulman d'Al-Andalus, Boabdil après la prise de Grenade par Isabelle de Castille et Ferdinand II d'Aragon.
L'exil forcé Après avoir conquis puis occupé l'Espagne pendant près de huit siècles, les Maures se voient défaits à la prise de Grenade à la suite d'un long siège des Rois catholiques. Le sultan Boabdil est donc contraint de s'exiler accompagné de sa cour en direction du sud-est de Grenade, à Laujar de Andarax dans les montagnes des Alpujarras où Isabelle et Ferdinand lui ont accordé une seigneurie. Arrivé au sommet de la montagne dominant Grenade, et donc avant de perdre la cité de vue, le roi lâche un dernier soupir et quelques larmes.
Ce moment historique est relaté par Chateaubriand dans sa nouvelle Les Aventures du dernier Abencerage (sur wikisource) :
Postérité Cette anecdote connut un succès considérable notamment au et elle est rapportée dans de nombreux ouvrages. L'écrivain indo-britannique Salman Rushdie intitula l'un de ses romans Le Dernier Soupir du Maure en 1995.
Notes et références
Articles connexes Soupir du Maure
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