La rue du Jour est une voie ancienne du de Paris, en France.

Situation et accès Du fait de son ancienneté et de ses divers aménagements historiques, notamment en ce qui concerne l'église Saint-Eustache et ses abords immédiats, la rue présente un gabarit hétérogène, étroit du côté de la rue Montmartre et très évasé à sa jonction avec les rues Rambuteau et Coquillière, devant Saint-Eustache. Face à l'église, les maisons de la rue datent du Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, ..

Quelques vestiges de l'ancienne enceinte de Philippe Auguste, qui passait entre les actuelles rues Jean-Jacques Rousseau et du Jour, sont encore visibles dans les cours intérieures de certains immeubles de la rue, en particulier aux , 21 et 23.

La rue était prolongée au sud jusqu'en 1934 par la rue Oblin.

Origine du nom Vers 1370, Charles V fait construire, entre la rue Montmartre et la rue Coquillière, un manège, des écuries et d'autres bâtiments. L'ensemble est nommé , et cette voie est donc la « rue du Séjour », nom que ses habitants abrègent naturellement en ».

Historique

Cette voie est un ancien chemin de ronde intérieur de l'enceinte de Philippe AugusteJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, t. 1, . qui passait entre la rue du Jour et la rue Jean-Jacques-Rousseau actuelle. Cette partie d'enceinte ainsi que la porte Montmartre toute proche, qui était située vers le de la rue Montmartre, ont été détruites vers 1529-1535.

En 1256, 1258 et 1300, elle est connue sous le nom de « rue Raoul Roessolle » et « rue Raoul-Roissole », du nom d'un propriétaire qui possédait plusieurs maisons dans cette rue.

Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris, de Guillot de Paris, sous le nom de « rue Raoul-Roissole ».

En 1313, on la trouve écrite par erreur sous le nom de « rue Raoul-Rossette », puis « rue Philippe-le-Mire » et « rue Jean-le-Mire », du nom d'autres propriétaires particuliers qui possédaient également plusieurs maisons dans cette rue.

Vers 1370, Charles V fait construire de la rue Montmartre à la rue Coquillière un manège, des écuries et d'autres bâtiments nommés le « Séjour » du roi. Cette voie prit alors le nom de « rue du Séjour ». C'est sous ce nom qu'elle figure sur l'un des premiers plans de Paris, le plan de Truschet et Hoyau de 1550 (rue « DV SEIOVR »). Cette appellation par la suite changée par la population en « rue du Jour », nom qui lui est resté.

Elle est citée sous le nom de « rue du Jour », dans un manuscrit de 1636 dont le procès-verbal de visite, en date du , indique qu'elle est .

Au centre du carrefour formé par les rues actuelles du Jour, Rambuteau (anciennement rue « Trainée ») et Coquillière, se dressait une grande croix, encore visible sur le plan de Turgot (1739), vestige peut-être du premier cimetière qui se situait devant la façade ouest actuelle de l'église (voir rue de la Croix-Neuve).

Une décision ministérielle du 6 fructidor an XIII () signée Champagny fixe la largeur minimum de cette voie publique à . Suivant cet alignement, les propriétés de 1 à 15 ont été supprimées afin de former une place devant l'église Saint-EustacheFélix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments..

En 1817, la rue du Jour commençait , rue Coquillière et finissait , rue Montmartre. Elle était située dans l'ancien dans le quartier Saint-EustacheCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Saint-Eustache », îlot , F/31/78/03, îlot , F/31/78/09.. Le dernier numéro impair était le et le dernier numéro pair était le . Les numéros de la rue étaient noirs.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

Dès 1316, l'hôtel des abbés de l'abbaye de Royaumont. : le résistant et fort des Halles François Martine y meurt pendant la Libération de Paris (1944), une plaque lui rend hommage. : église Saint-Eustache, avec un panneau Histoire de Paris à l'angle des rues du Jour et Rambuteau.

: ici demeurait le peintre Henry Coëylas en 1885Catalogue de la Exposition de 1885 à Amiens, .. : hôtel de Royaumont. : première boutique agnès b., ouverte en 1975. (une autre ouvre par la suite au Sybille Grandchamp, « Initiale b. », Vanity Fair, , juin 2014, et 175-176.). : vestige de l'enceinte de Philippe Auguste dans une cour de l'immeubleSite philippe-auguste.com.. Cette enceinte passait entre les actuelles rues Jean-Jacques Rousseau et du Jour. 17 : ici se trouvait dans les années 2000 une plaque commémorative fantaisiste : .. : vestiges de l'enceinte de Philippe Auguste, au titre des monuments classés.. Situé dans le sous-sol de la caserne Rousseau des sapeurs-pompiers de Paris, le mur de l’enceinte subsiste sur deux mètres de long environ. Il conserve son épaisseur d’origine..

: ancien hôtel de La Porte, abrite aujourd'hui une résidence hôtelière Edgar Suites Group, après avoir accueilli le musée du Barreau de Paris.

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie . Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments.

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Catégorie:Rue dans le 1er arrondissement de Paris Catégorie:Rempart à Paris Catégorie:Voie citée dans le Dit des rues de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris vers 1450 Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636