La rue Montesquieu est une voie du de Paris, en France.
Situation et accès
Origine du nom vignette|redresse|gauche|Montesquieu. Cette voie porte le nom de Montesquieu (Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu) (1689-1755), un penseur politique, précurseur de la sociologie, philosophe et écrivain français des Lumières.
Historique Le chapitre Saint-Honoré, supprimé en 1790, devint propriété nationale.
Le de la même année, la section de la Halle-aux-Blés sollicita l'ouverture d'une rue qui, partant de la rue Croix-des-Petits-Champs, en face de celle du Pélican et traversant l'emplacement du cloître Saint-Honoré, irait aboutir vis-à-vis de l'entrée de la cour des Fontaines (actuelle place de Valois).
Le département des travaux publics, auquel ce projet fut soumis, donna son assentiment à l'ouverture de cette rue, mais fut d'avis d'en modifier la direction. Le corps municipal, dans sa séance du , approuva le plan présenté par le département des travaux publics.
Les maisons et terrains qui dépendaient du chapitre Saint-Honoré furent adjugés le 25 messidor an IV (). Une clause ainsi conçue fut insérée dans l'acte de vente :
Les premiers percements furent exécutés peu de temps après et la rue fut ouverte en 1802.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Côté impair : l'immeuble de bureaux dit « des Bons-EnfantsLe ministère de la Culture lance l'opération de reconfiguration et d'aménagement (immeuble des Bons-Enfants), siège de son administration centrale, communiqué de presse du ministère de la Culture, non daté - en ligne », annexe du ministère de la Culture, occupe le côté impair de la rue sur toute sa longueur et s'étend jusqu'à la rue Saint-Honoré. Il est constitué du côté de la rue Montesquieu d'une partie contemporaine (2000-2007, Francis Soler et Frédéric Druot, architectes) et sur la rue Saint-Honoré d'un bâtiment ancien (1919, Georges Vaudoyer) qui a été conservé, restructuré et intégré sous la résille métallique qui habille et harmonise le pourtour formé par les deux bâtiments réunis (voir aussi 182 et 192, rue Saint-Honoré où se trouve l'entrée principale). : emplacement de l'ancien magasin d'étoffes « Au Pauvre Diable » qui s'intitule, en 1833, sur l'entête d'une factureFacture établie par la « Maison du Pauvre Diable » en date du 18 octobre 1833, passée en vente sur le site diktats.com - - en ligne. « Maison du Pauvre Diable », et indique outre son adresse la gamme des produits proposée Les étoffes proposées par la Maison du Pauvre Diable sont : .. : emplacement de l'ancien débouché de la galerie MontesquieuJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, , Éditions de Minuit, 1963, . (disparue) vignette| : pan coupé au coin de la rue Croix-des-Petits-Champs. thumb| : hôtel et bouillon Duval en 1909 vignette| : angle arrondi au coin de la rue des Bons-Enfants, vu depuis le passage Vérité.
Côté pair (et à 15 rue Croix-des-Petits-Champs) : immeuble d'angle mixte (1921 et 1939) de de bureaux, commerces et logements, à pan coupé et de style Art Déco, construit pour le journal d'annonces judiciaires et légales Les Petites Affiches dont il a abrité les bureaux jusqu'en 2017. L'immeuble a été restructuré de 2018 à 20192 rue Montesquieu, notice de PSS-Archi.Eu - en ligne. (Foncière Montesquieu, maître d'ouvrage; SCAU, architectes; JLL, aménagement et mise aux normes2 Montesquieu Paris, notice de JLL - en ligne.). En , le nom du journal figurait encore au-dessus de la porte située dans le pan coupé.
: une partie de la façade et le portique de cet édifice sont les seuls éléments subsistants d'un ancien établissement de bains connu sous le nom de Bains Montesquieu (1810), construit dès l'ouverture de la rue et démoli en 1830. Exécutée avec une élévation initiale de seulement deux niveaux au-dessus du soubassementVue extérieure des Bains Montesquieu, estampe, , collection Paris Musées, Les Musées de la Ville de Paris - en ligne. par l'architecte Jean-Antoine Alavoine (1778-1834), cette façade est conservée lorsque l'emprise des bains publics est dégagée pour la réalisation d'une nouvelle construction dans laquelle elle est intégréeConstruction du Bazar Montesquieu, à Paris, relativement à l'usage de métaux combinés... In Bulletin des sciences technologiques, , Paris, A. Firmin Didot, 1830, - en ligne.. Ultérieurement deux étages complémentaires sont ajoutés à l'existant.Le Bazar Montesquieu (1830) dénommé aussi salle Montesquieu est un vaste hallLa salle est immense, selon un contemporain présent, en 1840, à la séance publique tenue dans ce lieu par la société Philotechnique, à laquelle assistent 2000 auditeurs. Voir le compte-rendu de la séance publique de la société Philotechnique du 24 mai 1840 In La France Musicale du 31 mai 1840, (voir en ligne) dédié au commerce, mais sert aussi de salle de concert et de bal, et pour toutes sortes de réunions et assemblées. Elle est notamment connue, dès 1830, pour le bal MontesquieuEt non pas pour les concerts, voir Guide pittoresque de l'étranger dans Paris et ses environs, Paris, Jules Renouard et Cie, — en ligne., très en vogue vers le milieu du . En 1854 s'opère sa transformation en restaurantL'Illustration, journal universel du 27 janvier 1855, (voir en ligne)..En 1878 c'est le « bouillon Montesquieu », maison mère de nombreux établissements de restauration fondés à partir de 1855 et connus sous le nom de « bouillons Duval » (Voir une image de la salle MontesquieuLes établissements Duval. — Salle Montesquieu, gravure, , sur le site cnum.cnam.fr.). A la même adresse siégea la Compagnie anonyme des bouillons Duval, constituée en 1868La Compagnie anonyme des établissements Duval dans lAnnuaire Desfossés, 1948, (voir en ligne sur le site dfih.fr de Data for Financial History (DFIH) pour exploiter ces restaurants populaires et bon marché de façon rationnelle. Cette entreprise cesse ses activités après la Première Guerre mondiale. Depuis 2014, l'immeuble est occupé par un centre d'hébergement d'urgence géré par l'association EmmaüsEmmaüs Solidarité, Montesquieu - Centre d’Hébergement d’Urgence et de Stabilisation, rapport d'activité 2014..Le , a lieu à cette adresse la première réunion de la Société des artistes indépendants.
(et rue des Bons-Enfants) : immeuble de bureaux (19088 rue Montesquieu sur le site bercail.com.), à angle arrondi et de style Beaux-Arts, signé entre le porche et le premier balcon de la rue Montesquieu « Gaston Ernest Architecte SC ». L'entrée, inscrite dans un arc cintré soigneusement appareillé est surmonté d'une scène en relief au-dessus de laquelle est gravé dans la pierre l'inscription « Association Générale du Commerce et de l'Industrie des Tissus et des Matières Textiles ». La porte métallique est muni d'un dessus-de-porte de même matériau orné d'un monogramme entremêlant les lettres A, G et T. Plusieurs établissements et organisations liés à l'industrie du textile et de l'habillement occupent cet immeuble géré sous forme de SCI.
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
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