vignette|Sépulture d'Henri Litolff au cimetière ancien de Colombes. Henry Charles Litolff, né à Londres le et mort à Colombes le Archives départementales des Hauts-de-Seine, commune de Colombes, année 1891, acte de décès , vue 71/126, est un pianiste virtuose et compositeur français célèbre en son temps.
Biographie Sa jeunesse
Son père Martin Litolff violoniste originaire d'Ammerschwihr en Alsace devenu soldat sous le Premier Empire, est fait prisonnier en Espagne et emmené à Londres où il se marie en 1815 avec Sophie Hayes une Écossaise. De leur union naquit Henry Charles Litolff, à Londres, en 1818.
Il commence l'étude du piano à douze ans et il est remarqué par hasard deux ans plus tard par le virtuose Ignaz Moscheles, qui le prend sous sa protection. À , il s'éprend d'Elisabeth Etherington dont les parents lui refusent la main. Il l'enlève et part vivre avec elle en France. Sa vie fut extrêmement aventureuse : emprisonné pour dettes dans un établissement pénitentiaire, il parvint à s'en échapper en soudoyant le geôlier.
En 1851, il épouse la veuve de Gottfried Martin Meyer, fondateur en 1828 avec son épouse d'une maison d'édition musicale à Brunswick. La maison prend alors le nom de Litolff et le conserve malgré leur divorce en 1858, Henry ayant entretemps adopté et donné son nom à Theodor (1839-1912), le fils de son épouse qui succéda à son beau-père à la tête de l'entreprise (qui sera rachetée par Peters en 1940). Henry Litolff est indirectement à l'origine de la création des éditions musicales Enoch, ayant autorisé en 1853 l'un de ses représentant de commerce, Carl Enoch, à fonder sa propre maison à ParisHistoire de Litolff, sur IMSLP..
Litolff était un ami de Franz Liszt, qui l'admirait et lui dédia son propre concerto (créé en 1855).
En 1860, Il épouse en troisièmes noces à Francfort-sur-le-Main, Blanche de La Rochefoucauld (1836-1870). Elle meurt après de mariage. Henry Litolff se marie une quatrième fois, le , à Nogent-sur-Marne avec Lucie-Mathilde Herrier.
En 1871, il s'engage dans la Commune de Paris et devient membre actif de la Fédération artistique.
Il est directeur du théâtre du Châtelet, au sein duquel il fit jouer quelques opérettes de son propre cru.
Son œuvre
Outre ses opéras ou ses œuvres symphoniques et concertantes dont certaines sont répertoriées ci-dessous, Heny Littolf est le compositeur de nombreuses pièces pour piano, de musique de chambre (dont trois trios avec piano et un quatuor à cordes) et d'un oratorio sacré pour solistes, chœur et orchestre Ruth et Booz (1869).
De nos jours, seul le Scherzo extrait du concerto symphonique en ré mineur assure sa postérité même si les concertos symphoniques ont fait l'objet d'enregistrements (dont par le label anglais Hypérion) dans leur intégralité.
Concertos symphoniques
Ses œuvres les plus célèbres sont les concertos symphoniques avec piano : Concerto symphonique en ré mineur, perdu ; Concerto symphonique en si mineur, (1844) ; Concerto symphonique en mi bémol, (1846) ; Concerto symphonique en ré mineur, (1852), composé à Brunswick en Allemagne ; Concerto symphonique en do mineur, (1867).
Œuvres symphoniques Quatre ouvertures de concert ou Symphonies Dramatiques (sans doute toutes composées avant 1855) : Le dernier jour de la Terreur ou Maximilien Robespierre, en fa mineur . On y entend La Marseillaise ; Les Girondins, . On y entend le Ah ! ça ira et La Marseillaise ; Les Guelfes ; Chant des Belges, Ouverture dramatique en do mineur, (1855). Cette œuvre est dédicacée à , roi des Belges. On y entend La BrabançonneChant des belges sur IMSLP..
Opéras et opérettes
Salvator Rosa, 1845 Catherine Howard, 1847 Die Braut vom Kynast, grand opéra romantique d'après Ernst August Friedrich Klingemann, 1847 Rodrique de Tolède, opéra, 1860 Le Chevalier Nahal ou La Gageure du diable, Opéra Comique, 1866 La Boîte de Pandore, opéra bouffe, 1871 Héloise et Abélard, opéra comique, 1872 La Belle au bois dormant, 1874 , Théâtre du Châtelet, dont c'est la première création lyrique. La Fiancée du roi de Garbe, opéra comique, 1874 La Mandragore, opéra comique d'après Alexandre Dumas, 1876 Les Templiers, opéra, 1886 L'Escadron volant de la reine, opéra comique, 1888. Le Roi Lear, opéra
Hommages Jusqu'en 1956 une rue du de Paris portait son nom (rue Henry-Litolff). C'est aujourd'hui la rue Georges-Leygues. La rue Henry-Litolff, marquant la limite des villes de Colombes et Bois-Colombes, porte son nom.
Notes et références
Annexes Bibliographie France Musique, Été classique : Le tour de France de Max Dozolme : en Île-de-France avec Bizet, Ravel ou Wagner, , , émission animée par Max Dozolme, réalisée par Olivier Guérin avec la collaboration de Florine Esnault.
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