Gannat est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Bureau centralisateur de canton, sous-préfecture jusqu'en 1926, la commune comptait en .

On y trouve un château du Moyen Âge et deux principales églises : Sainte-Croix de Gannat, au centre de la ville, qui possédait un évangéliaire du , et Saint-Étienne, dans le faubourg du même nom.

Chaque été, au mois de juillet, s'y déroule le festival Les Cultures du monde.

Géographie Localisation Gannat est située en Limagne bourbonnaise, au sud du département de l'Allier., au carrefour d'axes routiers importants.

Par la route, elle est située à au nord de Clermont-Ferrand., à au sud de Moulins (préfecture de l'Allier). et à de Vichy..

Dix communes sont limitrophes, dont deux dans le département limitrophe du Puy-de-DômeCarte de Gannat sur le site Géoportail de l'IGN..

Géologie et relief

Hydrographie La ville de Gannat est arrosée par l'Andelot, ruisseau affluent de l'Allier ; son cours est canalisé dans la traversée de la ville et longe au sud le tracé des anciens remparts. Le Sigillon prend sa source sur la commune, traverse le faubourg Saint-Étienne puis les quartiers du nord, avant de se jeter dans l'Andelot. En amont de la ville, l'Andelot reçoit le Gouënant, à proximité de la chapelle Sainte-Procule.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charmes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Gannat est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Gannat, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gannat, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols vignette|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (76,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (35,6 %), prairies (27 %), zones agricoles hétérogènes (13 %), forêts (10,8 %), zones urbanisées (9,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3 %), mines, décharges et chantiers (1,1 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Morphologie urbaine et quartiers

L'INSEE mentionne l'existence d'une unité urbaine., de en 2012., et d'une aire urbaine. ( en 2012.).

Logement En 2012, la commune comptait , contre en 2007. Parmi ces logements, 82,5 % étaient des résidences principales, 3 % des résidences secondaires et 14,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 76,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 23,1 % des appartementsLOG T2 – Catégories et types de logements..

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 56,3 %, en légère hausse par rapport à 2007 (55,2 %). La part de logements HLM loués vides était de 8,3 % (contre 8,8 %)LOG T7 – Résidences principales selon le statut d'occupation..

Voies de communication et transports Voies routières vignette|La route départementale 2009 traverse la commune du nord au sud. La commune est située sur la route départementale 2009, ancienne route nationale 9, axe nord-sud reliant Moulins à Clermont-Ferrand. Elle est aussi le point de départ de la (ancienne route nationale 209) menant vers Vichy et le point d'arrivée de la (ancienne route nationale 698) depuis Néris-les-Bains et Ébreuil. Par la route, elle se situe à à l'ouest de Vichy, à au nord de Clermont-Ferrand et à au sud de Moulins.

La desserte locale est assurée par les routes départementales suivantes : D 37 vers Mazerier ; D 119 vers Charmes ; D 132 vers Saint-Priest-d'Andelot ; D 327 vers Saulzet ; D 419 vers Poëzat ; D 516 vers Bègues ; D 574 vers Charmes.

Gannat bénéficie d'un accès autoroutier. Contournée par l'autoroute A719 par le nord, elle permet d'accéder à l'autoroute A71, en direction de Clermont-Ferrand et de Montluçon, au moyen d'un échangeur autoroutier. L'autoroute A719 assure une meilleure desserte de la ville par le nord et de l'agglomération de Vichy.

Transport ferroviaire vignette|Gare de Gannat.

Au carrefour de trois lignes ferroviaires (de passage sur la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac, terminus des lignes en provenance de Commentry et La Ferté-Hauterive), la gare de Gannat est desservie par des trains TER Auvergne de la SNCF. Leur desserte est systématique pour les relations en provenance de Clermont-Ferrand ; certains trains sont terminus ou continuent vers Montluçon. Exceptionnellement, des trains à destination de Moulins ou Lyon-Part-Dieu et Lyon-Perrache passent sans arrêt par cette gare, en cas de détournement au lieu de desservir la gare de Vichy.

La relation Intercités de Lyon à Bordeaux est actuellement suspendue. Les trains y rebroussaient. Par ailleurs, la LGV Paris Orléans Clermont-Ferrand Lyon, en projet, pourrait compléter ce réseau.

Transports en commun Quatre lignes régionales et départementales d'autocars desservent la commune : Réseau Ligne Tracé TER Auvergne 19 Montluçon ↔ Gannat ↔ VichyFiche horaire ligne 19 : Montluçon – Vichy , horaires valables du au , version du (consulté le ). Trans'Allier (CD03) E Vichy ↔ Gannat ↔ Bellenaves. K Moulins ↔ Gannat Transdôme (CD63) 67 Clermont-Ferrand ↔ Gannat.

Toponymie

Origine du nom Le nom originel de la ville de Gannat est Watenacum comme cela est attesté par des monnaies mérovingiennes où figure la mention latinisée Vaddinacum ( siècle). Il provient de la fusion d'un nom de seigneur germanique - Watenus - complété par un suffixe gallo-romain qui veut dire . Gannat est donc Watenacum : .

Langue régionale (bourbonnais) vignette|Carte linguistique de l'Allier selon l'Atlas sonore des langues régionales de France (CNRS)Philippe Boula de Mareüil, Gilles Adda (Limsi, CNRS), , communication au colloque , Montluçon, 2019, .. En rouge sombre : le bourbonnais du Croissant ; en bleu : le bourbonnais d'oïl ; en vert : l'arpitan. Le bourbonnais du Croissant, qui fait partie de l'occitan, donne par la suite la forme Gatnat.. Gannat fait en effet partie de la moitié méridionale de l'Allier qui appartient traditionnellement à l'aire linguistique du Croissant. : c'est une zone où l'occitan (la langue d'oc) connaît des traits de transition vers le français (la langue d'oïl)..

Histoire Avant les hommes Les traces les plus anciennes découvertes à Gannat remontent à quelque vingt-trois millions d'années. Ce sont des brachypothères, autrement dit des rhinocéros de la fin de l'Oligocène et du début du Miocène..

Gannat, dont les hauteurs à l'ouest bordaient le lac tropical qui couvrait la Limagne, semble avoir été un véritable cimetière pour ces animaux, si bien que l'on découvre des multitudes d'ossements fossilisés. On trouve aussi des poissons, reptiles, tortues ou crocodiles, des oiseaux galliformes, des mammifères, des marsupiaux, des insectivores, rongeurs et carnivores. Le site est particulièrement riche en fossiles de rhinocéros. Dès 1854, Duvernoy fit même la description d'un spécimen dit Acerotherium gannatense (le nom officiel restant Diaceratherium lemanense, le « Diaceratherium » de la Limagne). Le squelette le plus complet de rhinocéros fut découvert en 1993 quand d'importants fossiles furent mis au jour sur la carrière de la Sichaux (près du Mont Libre) par le paléontologue François Escuillié (notamment découvreur d'un petit mammifère proboscidien, ancêtre de l'éléphant d'il y a 50 millions d'années). Ce dernier fut également à l'origine de la création de l'association Rhinopolis en 1994 et fondateur de Eldonia, société entre autres spécialisée dans la rénovation de fossiles et dont les activités étaient à l'origine liées à Rhinopolis. L'association Rhinopolis est toujours active sur la carrière de Gannat et depuis les années 1990 de nombreux ossements de rhinocéros ont été découverts.

Diaceratherium lemanense, dont de nombreux spécimens incomplets ont été trouvés à Gannat, mesurait environ au garrot et pesait plus d'une tonne ; il n'avait probablement pas de corne. Il vivait près des berges des lacs ou des rivières. C'était un herbivore qui se nourrissait de feuilles, de branchages et de fruits. L'espèce a été décrite pour la première fois par Auguste Pomel en 1853, mais Cuvier, dès 1824, en avait étudié un fémur trouvé à Gannat, qui fut plus tard attribué à cette espèce.

Une autre espèce de rhinocéros fossile, plus proche de nos rhinocéros actuels, a été trouvée à Gannat, mais elle est beaucoup moins bien connue : Pleuroceros pleuroceros. Il était plus petit et moins lourd que Diaceratherium, également herbivore. Les mâles avaient deux cornes nasales symétriques. C'est également à partir d'une découverte de Gannat (crâne) qu'il a été décrit par Duvernoy en 1852.