Ballad of Easy Rider est le huitième album studio du groupe américain de rock The Byrds. Il est sorti en 1969 sur le label Columbia Records.
La , fruit d'une collaboration entre Bob Dylan (non crédité) et McGuinn, est écrite pour la bande originale du film . Bien que les autres chansons qui constituent l'album n'aient rien à voir avec le film, il en prend le titre pour profiter de sa popularité. Les Byrds renouent ainsi avec un certain succès et atteignent le Top 40 des ventes aux États-Unis pour la première fois depuis 1967.
Il s'agit du deuxième et dernier album enregistré par le quatuor formé par le chanteur et guitariste Roger McGuinn avec le guitariste Clarence White, le batteur Gene Parsons et le bassiste John York.
Histoire
Contexte
vignette|Peter Fonda aux commandes d'une réplique du chopper emblématique du film en 2009.|alt=Photo d'un homme assis sur une moto au guidon démesurément grand ; son casque et le corps de la moto sont décorés aux couleurs du drapeau des États-Unis
Au début de l'année 1969, l'acteur Peter Fonda demande à Bob Dylan d'écrire la chanson de générique du film , dont il a coécrit le scénario et dont il interprète l'un des rôles principaux. Dylan décline cette proposition, mais il griffonne quelques paroles sur une serviette en papier et suggère à Fonda de faire appel à Roger McGuinn, chanteur et guitariste des Byrds. McGuinn écrit des paroles supplémentaires et compose une chanson qu'il intitule . Il l'enregistre en solo, avec la participation d'un autre membre des Byrds, le batteur Gene Parsons, à l'harmonica. Après avoir assisté à une projection privée de , Dylan demande à ne pas être crédité comme coauteur de la chanson, soit qu'il n'ait pas apprécié la fin pessimiste du film, soit qu'il ne veuille pas que son nom soit utilisé comme argument publicitaire.
Enregistrement
Les Byrds commencent à travailler sur leur huitième album studio au mois de . Insatisfaits du travail fourni par Bob Johnston sur leur précédent disque, , ils décident de faire appel à Terry Melcher, qui a produit leurs deux premiers 33 tours, et , en 1965. Melcher accepte, mais il garde un mauvais souvenir de ses disputes avec l'imprésario du groupe Jim Dickson et exige donc de devenir à la fois leur producteur et leur imprésario, ce que les Byrds acceptent.
Parmi les premières chansons enregistrées pour ce nouvel album se trouve une nouvelle version de . Il s'agit de la seule composition qu'apporte Roger McGuinn, qui travaille de son côté avec le metteur en scène sur une adaptation en comédie musicale du Peer Gynt d'Ibsen, rebaptisée Gene Tryp.
Le succès du film suscite la curiosité du grand public vis-à-vis du prochain album des Byrds. McGuinn annonce qu'il doit s'appeler Captain America, en référence au personnage de Peter Fonda, mais ce titre de travail est finalement abandonné au profit de , qui évoque davantage le lien entre l'album et le film.
est le deuxième et dernier album des Byrds enregistré par le quatuor composé de Roger McGuinn, Clarence White, Gene Parsons et John York. Ce dernier, qui se montre réticent à interpréter des chansons du répertoire des Byrds antérieur à son arrivée, est renvoyé du groupe en septembre, entre la fin des séances d'enregistrement et la parution de l'album.
Parution et accueil
sort le aux États-Unis et le au Royaume-Uni. C'est le premier album des Byrds à n'être édité qu'en stéréo des deux côtés de l'Atlantique. Pour renforcer l'association de l'album avec le film , sa pochette est une photo aux tons sépia de Lem Parsons (le père de Gene Parsons) sur une Harley-Davidson de 1928 et un texte rédigé par Peter Fonda figure à l'arrière de la pochette. La campagne publicitaire organisée par la maison de disques Columbia Records proclame : « Le film vous a donné les faits, la Ballad les interprète. » ()
En s'associant ainsi au succès de , les Byrds donnent un coup de fouet à leurs ventes, malgré des critiques mitigées dans la presse musicale. Alors que leur précédent disque, , n'avait pas dépassé la du , atteint la . C'est la première fois depuis 1967 qu'un de leurs disques figure dans le Top 40 américain. En revanche, au Royaume-Uni, l'album réalise une moins bonne performance que en n'atteignant que la du classement britannique. Deux singles en sont extraits : la chanson-titre, publiée le , et , publié le , se classent respectivement et du .
Caractéristiques artistiques
L'album s'ouvre avec la deuxième version de . Elle possède un tempo plus rapide que celle enregistrée en solo par McGuinn et Melcher y ajoute des arrangements orchestraux inspirés de récents singles à succès tels que de Glen Campbell ou la reprise de par Harry Nilsson.
Le reste de l'album se compose de chansons traditionnelles, de reprises et de quelques compositions des autres membres des Byrds. L'une des reprises est celle de , que les Byrds avaient envisagé d'inclure sur leur album en 1965. Quatre ans plus tard, McGuinn réalise une nouvelle tentative avec un tempo ralenti et des arrangements beaucoup plus sombres. La version de 1965 est finalement publiée en 1987 sur la compilation .
propose également des reprises de la chanson engagée de Woody Guthrie ; de ; , morceau aux accents gospel qui devient un tube pour les Doobie Brothers quelques années plus tard ; et , composition de dont la version la plus célèbre est celle d'. C'est John York qui a fait découvrir cette chanson aux autres Byrds et c'est lui qui la chante sur scène, mais la version de l'album est interprétée par McGuinn ; une version chantée par York figure dans les titres bonus de la réédition CD de 1997. L'album s'achève sur , une méditation sur l'alunissage de la mission Apollo 11.
Plusieurs chansons traditionnelles sont enregistrées pendant les séances de : , un chant de marins sur lequel McGuinn essaie de prendre un accent anglais ; l'hymne baptiste ; , découverte sur le premier album du groupe britannique Pentangle ; et une interprétation au synthétiseur Moog de . Les deux dernières ne sont finalement pas retenues pour figurer sur l'album et voient le jour dans le coffret (1990) et sur la réédition CD de 1997 respectivement.
Les deux dernières chansons sont composées par des membres des Byrds. , écrite par John York, raconte l'histoire d'un chien errant qu'il a rencontré dans un hôtel de Kansas City pendant une tournée, tandis que , de Gene Parsons, s'inspire de deux anecdotes : un concert des Byrds à Central Park où Chuck Berry aurait dû se produire, et un incident durant lequel York s'est vu refuser l'entrée d'un restaurant parce qu'il portait un blouson en cuir.
Fiche technique
Titres
La réédition CD de 1997 inclut sept titres supplémentaires :
Musiciens
The Byrds
Roger McGuinn : guitare, chant ; Moog et banjo sur Clarence White : guitare, chant John York : basse, chant Gene Parsons : batterie, guitare, banjo, chant
Musiciens supplémentaires
Byron Berline : violon sur et Glen Hardin : orgue sur Terry Melcher : chœurs sur musiciens inconnus : cordes sur et
Classements et certifications
+ Classements hebdomadaires Classement Meilleureposition (Billboard 200). 36 (UK Albums Chart). 41
Références
Bibliographie
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Liens externes
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