My Major Company (MMC) est une plateforme de financement participatif française. À sa création en 2007, My Major Company est un label participatif qui propose aux internautes de soutenir financièrement de jeunes artistes, en contrepartie de quoi les internautes touchent une rémunération sur les ventes physiques et numériques de l'album. Depuis , My Major Company est scindé en deux entités distinctes : un label de musique d'un côtéMy Major Company (site) et une plateforme de financement participatif de l'autre, accueillant tous types de projets.
De 2007 à 2012, la société affirme avoir levé avec sa plateforme 13 millions d'euros sur les différents projets mis en lignes.
Historique 2007-2009 : le label participatif Le site ouvre ses portes en . My Major Company propose un catalogue d'une dizaine d'artistes choisis par la direction artistique. Les internautes peuvent investir des parts de sur les artistes en lesquels ils croient. Une fois la barre des atteinte, l'artiste est envoyé en studioArticle Numerama du 15/02/08 puis sort son album. My Major Company, les internautes et l’artiste se partagent un pourcentage des recettes nettes dégagées par les ventes physiques et numériques du projet, respectivement 20 %, 40 % et 40 %Article de l'Express du 17/06/2008.
Le premier artiste à atteindre sa jauge est Grégoire. Les sont atteints le , c’est-à-dire moins de deux mois après sa mise en lignePage Projet de Grégoire - Toi + Moi du 15/02/08.
. Parmi eux la première jeune fille produite par ce système, le : Joyce JonathanPage projet de Joyce Jonathan - Sur Mes Gardes.
En , l’équipe de My Major Company met en ligne une nouvelle artiste : Irma. En deux jours, elle récolte l'argent nécessaire pour concocter son premier album, Letter to the Lord. Plus de 400 internautes-producteurs, qui ont suivi ses prestations sur le Web, décident de soutenir son projetarticle du Figaro 31/05/2011.
En , Stéphane Courbit entre dans le capital de My Major Company. L'ancien patron d'Endemol France injecte plus de trois millions d'euros sur trois ans, via sa structure d'investissements Financière Lov, dans le label musical communautaire sur internet. Cette opération valorise la start-up à 10 millions d'eurosArticle ZDNet.fr du 06/01/09.
Grégoire Le , l’album Toi + Moi de Grégoire sort et se classe directement du top albumarticle 01net.com du 16/10/08. Il restera plus de deux ans dans le Top 30 des meilleures ventes d'albums. L'opus s'écoule à plus de exemplaires et ses producteurs, qui ont pu suivre l'avancement de l'album, percevront une rémunération de près de 20 fois la mise initiale Article publié dans le magazine Capital du septembre 2010.
Son second album Le Même Soleil, également produit par les internautes de My Major Company, sort le et comporte notamment un duo inédit avec Jean-Jacques Goldman, La PromesseGoldman chante avec Grégoire / leparisien.fr.
Un troisième album, plus électrique, sort le Grégoire : un troisième album plus électrique en novembre : Les roses de mon silence composé de 17 titres.
2010-2011 : premières tentatives de diversification Le My Major Company commercialise l’album de Joyce Jonathan Sur Mes Gardes.
Arrangé par Louis Bertignac, l’opus décroche un disque d’or en trois mois seulementRemise du disque d'or lors de son concert au café de la danse le 22 avril 2010 et se hisse à la première place des ventes d'albums en téléchargementSelon le site officiel de Joyce Jonathan (voir onglet « Actualité » en date du 23 août 2010) , avant d’être certifié disque de platine. L’album, en mandarin, sera commercialisé à Hong Kong et Taïwan fin 2010 Joyce Jonathan se fait connaître en Asie.
Presque à la même date, le , sort l'album de Thierry De Cara Une vie entière. Dans une longue interviewThierry de Cara en interview / charts in France consacrée à son album, l'artiste s'étonnera publiquement de ne pas avoir été associé à la campagne promotionnelle de sa consœur « J'ai découvert par hasard la présence de Joyce et de Grégoire sur « Le Grand Journal », en direct à la télé. Personne ne m'en avait parlé. », et reviendra sur les difficultés rencontrées lors de la réalisation de son disque.
My Major Company Books Le , My Major Company ouvre le site My Major Company Books (MMC Books), en association avec la maison d'édition XO éditions. Le site permet aux auteurs de présenter leur projet via un espace personnel et propose aux internautes de cofinancer les requis pour l'édition du livre, la mise minimale étant de . Une fois cette somme atteinte, l'édition et la diffusion des ouvrages est assurée par XO éditions, chaque livre étant édité à hauteur d'au moins exemplaires.
Les internautes-éditeurs se partageront 25 % des revenus nets générés en librairie et toucheront 5 % des recettes nettes sur les cessions de droit (poche, étranger, cinéma, etc.). Ils sont informés et sollicités par My Major Company Books à chaque étape importante du développement du projet, comme pour le choix de la couverture du livre.
Mais seuls six livres dans les trois premiers mois de la plateforme, seront sélectionnés et proposés au financement, puis commercialisés. Aucun d'entre eux ne connaîtra de succès commercial notable et la filiale MMC Books fermeraMy Major Company Books […] fin provisoire de l'aventure - Technikart 5 avril 2013 en 2012, à l'occasion de la restructuration de la société : Elena Klein, Cendrillon à Hollywood - Paru en 2010 ; Al Coriana, No Life - Paru en 2010 ; Erik Wietzel, Ne cherche pas à savoir - Paru en 2010 ; Xavier Müller, Dans la peau d'un autre - Paru 2011 ; Christian Cazalot & Eric Cazalot, Come Back - Paru 2011 ; Shaké Mouradian, Jude.R - Paru en 2011.
My Major Company UK Le , MyMajorCompany se lance en Angleterre avec à sa tête Paul-Rene Albertini, ex-Chairman and CEO (PDG) de Warner Music InternationalArticle Techcrunch du 08/12/10 .
Le modèle est en tout point similaire au modèle français. Le premier groupe à atteindre est IvyriseMy Major Company (site)La Page Projet d'Ivyrise qui a notamment participé à la compilation Génération Goldman (produit par My Major Company). L’album d’Ivyrise est sorti en Angleterre le et en France le . Les deux autres artistes à avoir émergé via My Major Company UK sont Some Velvet Morning (sortie France ) et Millers Daughter.
Comme MMC Books, MMC UK fermera en 2012.
My Major Company BD En , My Major Company s'associe au groupe Media Participations qui détient notamment Dupuis, Dargaud et Le Lombard pour lancer My Major Company BDArticle Le Figaro du 22/09/11. Comme c'est le cas pour My major Company Music et sa déclinaison littéraire My Major Company Books, les auteurs pourront proposer leur projet via un espace personnel. Les internautes auront la possibilité de les financer et quand la somme nécessaire sera réunie (entre 10 000 et ), l'auteur pourra voir son album édité. Les contributeurs recevront une participation sur les bénéfices, au prorata des sommes engagées. Les maisons d'éditions impliquées pourront aussi financer directement un projet, si celui-ci les intéresseArticle L'Express du 21/09/11.
5 bandes dessinées atteindront les nécessaires à leur éditionMy Major Company (site) Article L'Express du 21/09/11 : Le Chômeur et sa Belle (Dupuis) – Jacques Louis Shrimp (Dargaud) – B d’aoust, M. bruniat et M. Donck La Ballade de Magdalena (Le Lombard) – C. Dubois Pleine Lune (Dargaud) - par Bauthian et Saponti Le Chômeur et sa Belle tome 2 (Dupuis) – Jacques Louis
2012-2013 : restructuration, succès et polémiques En , My Major Company décide d’agréger l’ensemble de ses filiales sur une seule et même plateforme et d’ouvrir son site à tous types de projets. explique la plateforme dans un communiqué, qui souligne l'importance croissante du financement participatifArticle Numerama du 12/05/12 .
Cette restructuration s'explique aussi en raison de la faible rentabilité de la branche production participative. Dans une interview au site Jim Le Pariser le crowdfunding, depuis le début, on perd de l’argent / jimlepariser.fr, le président de la société affirme que son entreprise perd de l’argent depuis le début avec le financement participatif et n’est rentable qu'avec la partie label. Une fragilité de ce secteur corroborée par plusieurs articles qui rapportent qu'entre 2008 et 2012, seuls trois artistes estampillés "My Major Company" ont connu le succès permettant de rentabiliser l'album et rembourser les internautes de leur participation.
C'est sur ce modèle d'intermédiation que My Major Company ouvre une filiale espagnole en coentrepriseInterview dynamique-mag.com avec le groupe média Prisa. My Major Company EspagneMy Major Company (site) My Major Company Espagne ouvre ses portes le . La société est dirigée par Borja Prieto, ancien directeur marketing chez Universal Espagne, puis directeur des contenus de Myspace.
Controverse album Oxygen Le , Baptiste Giabiconi propose aux internautes de participer au financement de son premier album, Oxygen.
Avec levés en trois mois, My Major Company bat un record de souscriptions pour un disqueArticle Challenges du 06/09/12.
Le l'album de Baptiste Giabiconi, d'abord commercialisé en exclusivité sur le site Vente-privée, obtient la première place dans les classements de ventes dès sa sortie. L'artiste alors peu connu détrône Mika et Pink.
Le SNEP décide alors d’exclure l’album du classement officiel. , explique David El Sayegh, directeur général du Snep (Syndicat national de l'édition phonographique)Article FranceTV culturebox du 08/10/12.
Dans un communiqué de presse Jacques-Antoine Granjon, fondateur et PDG de Vente Privée, parle d'une injustice et suppose que des pressions (d'une major ?) ont pesé sur les épaules du SNEP afin de motiver cette décision selon le journaliste qui relate cette publication. résume le PDG de VP.
Mais le SNEP justifie aussi sa décision par le décalage inédit entre les ventes effectuées sur le site vente-privee.com (99,4 %) et sur les autres platesformes de téléchargement concurrentes telles Itunes ou Amazon (0,6 %). Le Point, lui, va plus loin, parle d'un coup marketing raté destiné à créer le buzz, et soupçonne que le budget communication - destiné à promouvoir l'album – ait été tout simplement utilisé par ses propres promoteurs pour acheter le disque à prix de gros sur le site vente-privee.com, afin de gonfler artificiellement le volume des ventesLa technique marketing consistant à acheter ses propres disques par achat groupé pour faire croire à un succès et créer un phénomène d'achat par effet buzz serait possible sur une plateforme comme le site vente-privee.com qui ne différencie pas les achats réalisés en gros volume et les ventes à l'unité, contrairement à des sites comme ITunes ou Amazon.com qui en font la compatibilité stricte et rendent compte aux professionnels du Syndicat national de l'édition phonographique..
Une suspicion relancée par le SNEP trois semaines plus tard, à la sortie officielle dans les bacs le , quand le syndicat révèle que des vendus l'ont été dans le réseau FNAC, dont 811 CD sur deux jours pour le seul magasin des Champs-ÉlyséesBaptiste Giabiconi, des ventes suspectes à la FNAC Élysée / electronlibre.info. Le principal producteur de l'album Oxygen poursuit sa communication en remettant un disque d'or symbolique – non certifié par le SNEP, le seul organisme habilité à le décerner - lors d'un concert le au Divan du Monde à Paris.
Après la décision du SNEP, excluant les premières ventes, l'observation des statistiques de vente réellement validées par Charts in France fait apparaître une chute vertigineuse du classement, l'album disparaissant du top album dès le .
Une sortie en Allemagne est annoncée pour sur le label SMART (Sony Music) qui aurait en charge l’exploitation européenne de l’albumBaptiste Giabiconi signe chez Sony Music.
Projets les plus financés & Génération Goldman