Quelneuc est une ancienne commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne, devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle de Carentoir.

Géographie Situation À quelques kilomètres de La Gacilly, Quelneuc est située à l'extrême est du Morbihan, à la limite de l'Ille-et-Vilaine.

Relief et hydrographie

Toponymie Le nom de la localité est mentionné sous la forme Quellenneuc au Stéphane Gendron, Les noms des lieux en France: essai de toponymie, p. 133., Quelenec en 1513.

Le nom de la localité se décompose, selon certains toponymistes, en kelen qui signifie « houx » en breton, suivi du suffixe -ec de même origineAlbert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 , .Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne). Ce suffixe, qui dérive du suffixe locatif proto-celtique *-akos cf. gaulois latinisé -acum, abouti à -eg en breton moderne, mais a aussi produit des formes écrites en -oc, -euc et -ec.

Les suffixes en -ec se trouvent en Basse-Bretagne et sont généralement considérés comme une évolution des suffixes en -euc qui serait intervenue aux alentours du . Les formes toponymiques en -euc témoigneraient de la disparition du breton, ce qui aurait rendu impossible leur évolution vers la forme -ec.

Si la forme de la finale de Quelneuc n'est pas -ec, mais en -euc contrairement à celle de l'homonyme Quélennec en Châteaulin (Finistère), c'est qu'elle est une forme francisée du moyen breton Kelenneuc qui aurait donc dû évoluer en * Kelennec si le breton avait continué à être parlé dans cette zone.

Les suffixes en -euc remontent au suffixe brittonique -og, d'où une forme primitive probable en brittonique * colaennog. Le suffixe brittonique -og a la même origine celtique qu’-acum en zone de langue romane (issu du gaulois), ils remontent tous deux à une forme proto-celtique -āko(n)Pierre-Yves Lambert, La Langue gauloise, édition errance 1994, ..

Ce toponyme a pour correspondant en brittonique, le gallois Clynnog, en gaélique, l'irlandais Cuilneach et en gaulois, peut-être, les toponymes romans Coligny et Colligny de FrancePierre-Yves Lambert, op. cit..

En gallo, la langue d’oïl locale, le nom de la localité a été rapporté par Henri-François Buffet sous la forme Tcheuneu en 1954. Cette forme illustre le phénomène d'amuïssement du -k final caractéristique du gallo en Haute-Bretagne.

Deux formes bretonnes, Kelenneg et Kel'nneg, ont été mentionnées dans deux dictionnaires lexicographiques français-breton en 1997 et 1999, sans indication d’usage historique. La forme Kelenneg est aussi indiquée par Hervé Abalain sans que ce dernier ne précise s'il s'agit d'une proposition récente ou non. L'Office public de la langue bretonne indique que la forme Kelenneg est mentionnée en 1985 mais n'indique pas la source primaire. C'est la forme bretonne normalisée qu'il donne pour la localité de Quelneuc..

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 16,6 % des toponymes de la commune sont bretonsJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 386.

Histoire

Préhistoire Un menhir, signalé en 1847 par François-Marie Cayot-Délandre, est situé au sud du château du Mur, dans une prairie. ; il est de nos jours dénommé "menhir du Bas-Marsac" ou encore "menhir de la Saude : c'est un menhir en roche éruptive de 2,20 mètres de haut, à la limite des communes de Carentoir (ancienne commune), Quelneuc et Comblessac..

Antiquité La voie romaine de Juliomagus (Angers) à Vorgium (Carhaix), dénommée par la suite Chaussée d'Ahès suit la limite de la commune de Quelneuc avec celles de Comblessac, passant plus à l'ouest par le château du Mur..

Moyen-Âge

Quelneuc est issu d'un démembrement de la paroisse primitive de Carentoir ..

Au Moyen-Âge sa principale seigneurie était La Ville-Quéno.

Temps modernes thumb|Carte de Cassini de la paroisse de Carentoir, incluant la trève de Quelneuc (1775). Quelneuc est une ancienne trève de la paroisse de Carentoir depuis 1618, portant le titre de Quelneuc et Corson qui représente les deux villages de la trève. Elle fait partie de la commune de Carentoir à sa création. En 1842, elle devient une paroisse succursale. Puis le , la commune de Quelneuc est créée, rattachée aussi au canton de La Gacilly.

Selon l'abbé Jacques Marie Le Claire, « dans la trève de Quelneuc, en Carentoir, les nouvelles mariées doivent un « devoir de chanson » à l'issue de la messe des épousailles, sous le chêne au devant de l'église ; à défaut le seigneur ou ses « commis » ont le droit de prendre l'accoutrement de la tête de ladite mariée et la découvrir, mettre le chef au vent, sans qu'on puisse faire action [opposition] au dit seigneur »..

Le

Le Quelneuc est érigé en paroisse succursale .

Le le Corps législatif adopte le projet de loi portant création de la commune de Quelneuc, distraite de celle de Carentoir, et le Sénat vote en faveur le ; la loi est promulguée par Napoléon III le ..

En 1872 la commune de Quelneuc était encore dépourvue d'école et de mairie. «Ses ressources, qui sont fort restreintes, ne lui permettraient pas d'entreprendre les constructions dont il s'agit » ; le département accepte de voter une subvention pour aider la commune à acheter une maison qui lui est vendue par M. De Talhouët..

Le La Belle Époque

Par arrêté préfectoral du l'école publique de filles de Quelneuc est laïcisée..

En au Temple, à Carentoir, à Quelneuc, les paroissiens empêchent l'inventaire des biens d'église. « Dans ces deux dernières paroisses, l'agent du fisc a été tenu par la foule, armée de bâtons, à plus de 400 mètres de distance des églises.. Henri de Talhouët, alors maire, fut suspendu de ses fonctions le par le gouvernement..

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Quelneuc porte les noms de 33 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux trois sont morts en Belgique (dont Auguste François dès le et Joseph Daniel le lendemain, le troisième étant Joseph Bouchet le , donc peu avant l'armistice) ; Louis Bouchet et Jean Daret sont morts alors qu'ils étaient en captivité en Allemagne ; tous les autres sont morts sur le sol français (dont René de Talhouët de Boishorand, chevalier de la Légion d'honneur et décoré de la Croix de guerre ; Mathurin Corduan, Joseph Hervy, Julien Provost et Joseph Rocher, tous les quatre décorés à la fois de la Médaille militaire et de la Croix de guerre ; Jean Corduan décoré de la Médaille, militaire et Gilles de Talhouët de Boishorand de la Croix de guerre)..

L'Entre-deux-guerres

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Quelneuc porte les noms de 4 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale : Joseph Joly, soldat tué à l'ennemi au printemps 1940 lors de la Campagne de France ; Gilles de Talhouët de Boishorand, sous-lieutenant au Régiment de marche du Tchad, tué à l'ennemi le à Eckbolsheim (Bas-Rhin) ; Émile Goueraud et François Hochet.

L'après Seconde Guerre mondiale

Dans la décennie 1950, le bourg de Quelneuc conserve encore quelques commerces (8 commerces alimentaires (cafés, épiceries, charcutier, boucher) et artisans (cordonnier, sabotier, deux forgerons, tisserand) ; huit autres artisans sont recensés dans la campagne (sabotier, forgeron, bouilleur de cru, meunier, .. ainsi qu'une scierie) ; mais la commune est en proie à l'exode rural et se dépeuple..

Politique et administration

Le , Quelneuc fusionne avec Carentoir pour former la commune nouvelle de Carentoir. À cette date, Loïc Hervy devient maire délégué de l'ancienne commune, avant d'être formellement élu le .

Démographie

Enseignement

Sports Un cyclo-cross renommé s'y déroule depuis 1992 sur le circuit du Houx. Il a été le support de deux championnats de France de cyclo-cross (2012 et 2018), ainsi que de onze manches de la coupe de France de cyclo-cross (2007, 2008, 2009, 2013, 2015, puis deux manches par édition en 2021, 2023 et 2025).

Culture et patrimoine Lieux et monuments Château de la Ville-Quéno :le château actuel a été construit vers 1890 sur des vestiges antérieurs ; ce fut le siège d'une seigneurie dès le . ;

Église Saint-François-de-Sales : en forme de croix latine, elle date de 1875 et a remplacé une église antérieure construite en 168 et qui était dédiée à saint Nicolas. ; elle possède un mobilier religieux d'intérêt patrimonial (croix de procession, ciboires, calice, patène, statues, etc..).

La chapelle Notre-Dame du Ronseray : en ruine au début du , elle a été reconstruite vers 1960. Le manoir de la Chouannière (il date du sauf sa tour carrée qui date du ) et sa chapelle (elle date du ).. Le manoir de Quelneuc (-): il fut le siège d'une ancienne seigneurie. Le manoir de Ronseray, siège aussi d'une ancienne seigneurie. La croix du cimetière : une croix remontant au ou au .. Des croix de chemin : celle du Pont de la Fosse., celle de la Rimandaie., etc.. Le moulin à eau du Pont de la Fosse. ;

Plusieurs maisons et fermes présentent un intérêt patrimonial., par exemple celles de Corson, de la Boissière, de Gourdelaie, etc..

Héraldique

Personnalités liées à la commune Joseph de Talhouët de Boishorand, né à Quelneuc, président à mortier du parlement de Bretagne et maire de Rennes de 1790 à 1792, Roger Gicquel, présentateur du journal télévisé de TF1 entre 1975 et 1980, a vécu à Quelneuc.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Articles connexes Liste des anciennes communes du Morbihan

Liens externes Site de la mairie de Carentoir

Quelneuc sur le site de l'Institut géographique national

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