Sombreffe (en wallon Sombrefe) est une commune francophone de Belgique située dans la province de Namur (Région wallonne), ainsi qu’une localité où siège son administration.
Lors de la fusion des communes, Sombreffe a fusionné en 1977 avec Boignée, Ligny et Tongrinne.
Étymologie Le nom de Sombreffe trouve son origine dans le mot Sombre. Nom porté autrefois par le ruisseau Son qui traverse la commune, affluent de la Ligne. Son appellation la plus ancienne, d'origine celtique était Samara, Sarnina, avec les variantes Sumara, Sumarafa.
Les noms de Mont et de Sombreffe, à l’instar de différents hameaux de la commune, ont connu de nombreuses graphies dès les origines à aujourd’hui. La plus ancienne mention retrouvée est celle d’un Godefridus de Sombrefia datant de 1145Dans Analectes, t.VIII, . Dans une charte du comte Henri l’Aveugle, datée de 1159, apparait le nom Sumbreffa« Gilleberto de Sumbreffa ». « Le Comte Henri l’Aveugle, confirmant les privilèges accordés à l’église de Saint-Aubain, stipule notamment que ceux qui tiennent des alleuds de cette église seront justiciables de la Cour de Saint-Aubain » dans BORGNET, Cartulaire de Namur, t.1, . ""Cartulaire de St Aubain"", , folio XXVII, verso, aux AGR. ""Cartulaire de St Aubain"", folio 3 verso, aux Archives de l'État de Namur. ; en 1171, Sumbreffia« Godefridum de Sumbreffia ». Dans Analectes, t.XXIV, . Mais également en 1209 avec un Jachobus de Sumbreffia (Ibidem, ) et en 1229 avec les dénommés Godefridus et Jacobus viri nobiles de Sumbreffia (Ibid., ), puis Sumbreffe« Godefridus de Sumbreffe ». Dans Société d’Art de Liège, t.1, en 1182 et Sombreffia en 1184. En 1196, un dénommé Jacobus de Sombreffe, première mention de la graphie actuelle du village, est cité. Plus tard, les graphies Sombreff et Sombref sont également rencontrées, encore jusqu’au notamment dans la fameuse carte de Ferraris, pour finalement se stabiliser en Sombreffe. À noter qu’un Thierons de Sombreffe emploie la forme actuelle en 1289.
Le mot Mont se rencontre vers 1209, sous la forme Monz dans le testament de Jacques de Sombreffe : decoman (dîme) de Monz. Cette forme est évidemment à rapprocher de celle découverte dans les manuscrits relatant les miracles accomplis lors de la translation des reliques de saint Bertuin où est lisible la phrase suivant : quidam puer de Munz iuxta Sumbreffiam. En 1238, dans les chartes de l’Abbaye de Gembloux, la forme latine du nom est employée : « Montibus iuxta Sombreffiam » et plus loin « in territorio de Montibus et de Sombreffia ». Le nom exprime bien évidemment l’aspect d’un lieu situé sur une élévation. Cette partie du village se décline sous diverses formes : Mons desseure Sombreffe (1469), les-Sombreffe (1471) et lez-Sombreffe (1479), lez-Sombref (1486), sur Sombreffe (1533) et dessoubz Sombreffe (1565). Dans l’Atlas Maior de Joan Blaeu, c’est la forme Mons qui apparait alors que dans celui de Ferraris, elle est inexistante. Dans un registre de la cure de Sombreffe, un acte rédigé le par Alard Parée, pasteur de l’église dédiée à la Bienheureuse Marie toujours Vierge « in Monte supra Sombreffiam ».
« Ardenella » se lit entre 1127 et 1204. En 1274, la forme actuelle Ardenelle apparait, mais au sur les cartes ce sont des formes Aurenault et Aurenaut et toujours chez Ferraris, vers 1770-1780, la forme Artelle.
Les autres hameaux de la commune apparaissent également tel Vieille-Maison (Vies Maizons en 1265, Viesmaisons en 1294, Viezmaisons delez Sombreffe en 1383, Viel Maison en 1444, Vieumaison en 1601 et sa forme actuelle chez Ferraris) ou Humerée (Hemerez en 1444, Hesmerée en 1601 et Humrée chez Ferraris).
Le Chasselion indique l'emplacement d'un endroit fortifié, petit retranchement. La dénomination Castellum (château) devint au cours des âges Castellio pour arriver aux formes Chession, Cheslion, Chaslion et Chasselion que l'on retrouve dans d'autres localitésRoland, Toponymie namuroise dans ASAN t.XXIII, 1899.
Géographie
Sections # Nom Superficie(km²) Habitants(2020) Habitantspar km² Code INS 1 Sombreffe 17,72 3.381 191 92114A 2 Tongrinne 8,46 1.788 211 92114B 3 Boignée 3,84 605 157 92114C 4 Ligny 5,86 2.610 445 92114D
Communes limitrophes
Démographie
Démographie: Avant la fusion des communes
Source: DGS recensements population
Démographie : Commune fusionnée
En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante:
Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées. Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvierhttps://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK
+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,01993101,71994101,01995102,41996102,41997104,21998105,11999105,92000107,82001108,52002109,82003109,92004109,62005110,32006112,32007114,12008115,12009116,02010117,92011120,02012120,42013120,22014121,42015122,72016123,82017124,32018124,22019124,52020125,12021124,42022124,02023124,52024123,82025123,72026123,7
Histoire
Préhistoire
La période dite préhistorique n’a laissé que de très rares traces sur le territoire de Sombreffe. Une hache en silex poli a été retrouvée dans les campagnes au nord de GironfontaineJusqu'à présent (juillet 2009, aucune trace de cet objet n'a été retrouvée. Cet outil de teinte verdâtre, bien conservé, mesure 9,5 centimètres de longueur, pour 5 de largeur à sa base et 1,5 en épaisseur. Il daterait environ de 5000 ans. La faiblesse des découvertes archéologiques ne permet de tirer aucune conclusion concernant la présence ou non d’occupation humaine. Tout au plus, pouvons-nous supputer le passage d’homme sur le territoire de Sombreffe. Jamais la phrase du grand historien français Marc Bloch n’aura été plus juste que pour la préhistoire de village : « Mais l’historien n’a rien un homme libre. Du passé il sait seulement ce que ce passé même veut bien lui confierBLOCH, M., Apologie pour l’histoire ou Métier d’historien, Introduction, Paris, 1949 ».
Sur le territoire tout proche de Velaine-sur-Sambre, à quelque huit kilomètres au sud de Sombreffe, il est encore possible de voir des polissoirs à proximité du menhir. La région n’a donc pas été complètement vide d’activités humaines durant la préhistoire. De même les découvertes d'ossements d'hominidés dans la grotte de Spy, parmi les plus importantes concernant l’homme de Neandertal, font même remonter à bien plus loin que 5000 ans la présence de l’homme dans la région de Sombreffe. Site paléolithique parmi les plus importants d'Europe, la grotte fut fouillée à de nombreuses reprises. Mais c'est en 1886 que l'on y fit une découverte - l'Homme de Spy - qui représente de nos jours encore un épisode capital de l'histoire de l'évolution physique de l'homme. Les fouilles menées à Spy par une équipe liégeoise composée de l’archéologue Marcel De Puydt, du géologue Max Lohest et du paléontologue Julien Fraipont permirent de faire admettre définitivement par la communauté internationale l'existence d'un type humain plus archaïque que l'homme moderne : l'Homme de Neandertal. Néanmoins nous ne pouvons, dans l’état actuel des découvertes, nous avancer plus sur le sujet de la préhistoire à Sombreffe.
Antiquité
Des substructions de l'époque romaine, des tuiles, des tuyaux et des hypocaustes ont été retrouvés à Sombreffe. Au lieu-dit « Pont-au-Rieu », l'on a retrouvé une sépulture du dont le mobilier contient des objets de parure en bronze étamé, quatre fibules, une clé à trois dents, deux balsamaires en verre, etc.. La via Agrippa construite de 43 à 50 de notre ère, reliait Mons, territoire des Nerviens et Namur, territoire des Aduatuques.
Moyen Âge
Le château de Sombreffe à l'origine, une forteresse de la ligne de défense du duché de Brabant (comme Corroy-le-Château, Gembloux, Opprebais et Walhain). voir:1446, Vernembourg,
Temps Modernes Bataille de Sombreffe le
Époque contemporaine Lors de la campagne de Belgique de 1815, le territoire de Sombreffe fut partiellement engagé dans la bataille de Ligny, livrée le entre les troupes françaises commandées par Napoléon et l’armée prussienne du maréchal Blücher. Plusieurs hameaux de la commune, notamment Tongrinne et Boignée, furent le théâtre de combats intenses. Le plateau de Sombreffe servit de position stratégique d’observation pour l’état-major français. Cette bataille, remportée par Napoléon, constitue sa dernière victoire avant la défaite de Waterloo deux jours plus tard.
Héraldique
Politique et admonistration
Résultats des élections communales depuis 1976
Parti 10-10-19761976-2000:Verkiezingsdatabase Binnenlandse Zaken 10-10-1982 9-10-1988 9-10-1994 8-10-2000 8-10-2006Gegevens 2006: elections2006.wallonie.be: 14-10-2012. 14-10-2018 Pourcentage/ Sièges %19%17%17%17%19%19%19%19 PS38,17748,591053,071046,93942,13927,55621,174- IC-LdB- - - - - 41,41940,158- PSC38,96816,682- - - - - - ECOLO- 6,340- - 11,06111,7213,14220,624 IC- - 26,31430,155- - - - PRL1/MR2- 26,171520,621319,3513- 13,3522- - PRL-IC- - - - 44,329- - - MR-IC- - - - - - 25,53546,9010 UCF22,874- - - - - - - HUBAUX- 2,220- - - - - - FN- - - 3,580- - - - FNB- - - - 2,4902,780- - PPV- - - - - 3,210- - DéFI- - - - - - - 10,051 CI-LdB- - - - - - - 23,244 4158 4398446246744986526654525763Taux de participation % 94,3193,2692,6693,2090,1091,33Blancs et non-valables %2,84 3,894,354,264,834,255,397,11
Conseil et collège communal 2024-2030 Collège communal Bourgmestre Jonathan Burtaux PS - IC-MR 1er Échevin Pierre Mauyen MR - IC-MR 2e Échevine Béatrice Plennevaux MR - IC-MR 3e Échevine Julie Tessier IC-MR 4e Échevine Dominique Gilbert IC-MR Présidente du CPAS Caroline Allard MR - IC-MR
Liste des bourgmestres de Sombreffe
Bourgmestres Mandat Parti Félix Février 1816-1822 ? Auguste de Becquevort 1822-? ? Seutin ?-? ? ? 1903-1907 catholique Jules Février 1907-1908? Libéral Louis Hanoteau 1908-1927 catholique ? 1927-1932 ? Fernand Février 1932-1938 Libéral Lucien Laduron 1938-1942 catholique Gustave Thibauthttp://www.scriptiebank.be/sites/default/files/webform/scriptie/masterproef%20Tom%20De%20Munck%20(01103808)%202014-2015.pdf 1942-1944 Rex Gustave Fiévet 1947-1957 PSB Victor Daras 1957-? ? Robert Brunelle 1965-1977PSC Ulysse Hubaux 1977-1982 IC Léon Keimeul. 1982-1992 PSB Roger Bastin 1992-1999 PS Nicole Docq. 1999-2000 PS Étienne Bertrand 2000-2012 cdH Philippe Lecomte 2012-2018 MR Étienne Bertrand 2018-2024 cdH, Les Engagés Jonathan Burtaux 2024- … cdH, Les Engagés
Patrimoine et culture vignette|droite|upright=0.8|L’église Notre-Dame de l’Assomption (1858). Patrimoine architectural
Le château de Sombreffe est le plus grand château fort de plaine de la province de Namur et constitue un magnifique ensemble d'architecture médiévale. Ancien fief brabançon, il appartenait aux Orbais au , aux Virnenbourg au , puis, à partir du , aux familles Lalaing, Ligne, Oignies et Lannoy. L’église Notre-Dame de l’Assomption, construite en 1858, arbore un charmant style néo-gothique. Le presbytère, situé place de Mont, a été construit par l’abbaye de Bonne-Espérance, en Hainaut, au troisième quart du , dans un style classique. La chapelle Notre-Dame de Walcourt, située chaussée de Nivelles, date de 1763. C’est une petite construction au style classique. La chapelle Saint-Antoine, située rue Scourmont, date de 1880 et présente un style néo-classique. La chapelle Saint-Valentin, située rue de Wavre, date de 1830 et présente un style néo-classique. La chapelle de l'Immaculée Conception, située dans le hameau de la Chaussée, a été construite en 1907 dans un style néo-gothique. Elle est désacralisée et transformée en habitation.
Voir aussi la liste du patrimoine immobilier classé de Sombreffe.
Culture