Le Parti radical (, PR) est un parti politique italien de centre gauche, anticlérical, social-libéral et libertarien actif entre et .
Histoire Fondation Fondé par Mario Pannunzio comme une dissidence laïque et sociale du Parti libéral italien (PLI), le (PRLDI) reste initialement dans les limbes de la politique italienne. Il n'emporte ainsi aucun parlementaire durant ses années d'existence, ne présentant aucun candidat aux élections de et .
L'ère Pannella vignette|redresse|alt=Marco Pannella|Marco Pannella en campagne contre l'abrogation de la loi sur le divorce en . Sous l'autorité de Marco Pannella, figure tutélaire du parti, celui-ci s'affirme ensuite comme un mouvement libertaire et non-violent attaché à la défense des droits fondamentaux.
En 1976, le parti obtient quatre députés à la septième législature : Adele Faccio, Emma Bonino, Mauro Mellini et Marco Pannella.
Il réalise son premier coup d'éclat en , lorsqu'il parvient à convoquer deux référendums abrogatifs sur la loi relative à l'ordre public et sur le financement public des partis politiques. Les électeurs italiens rejettent finalement ces deux propositions.
L'année suivante, les élections générales anticipées de sont un succès pour le Parti radical, qui réunit plus de 3 % des voix à la Chambre des députés, obtenant un total de . Le résultat est confirmé aux élections européennes tenues une semaine plus tard, où il obtient son record absolu en voix.
La fin de l'activité partisane Le PR reflue ensuite et tourne autour d'un million de suffrages favorables. Avec le Parti communiste italien et le Mouvement social italien – Droite nationale, il siège continuellement dans l'opposition aux différents gouvernements de coalition dominés par la Démocratie chrétienne.
Lors du congrès de , qui se tient à Budapest, le parti décide de renoncer à toute compétition électorale afin de promouvoir des projets citoyens transpartisans. Il se renomme alors et se transforme en ONG.
La naissance des Radicaux En , quelques mois après la victoire de Silvio Berlusconi aux élections générales, le se réunit à Rome et valide la création d'un nouveau parti qui prend le nom de .
Idéologie Parti anticlérical, le parti se plaçait résolument à gauche de l'échiquier politique. Œuvrant pour l'unité de tous les partis de la gauche italienne et proposant l'adoption d'un système électoral à l'américaine basé sur le scrutin majoritaire à un tour et la transformation des institutions italiennes vers un système présidentiel), il était rejeté par certains secteurs de la gauche elle-même, notamment ceux liés au Parti communiste italien, en raison du fort soutien des radicaux à l'anticommunisme, au libéralisme économique et à la croyance dans les libertés sociales, religieuses, politiques, économiques et sexuelles. Le parti était également connu pour sa forte croyance en la démocratie directe et notamment pour sa promotion des référendums.
Résultats électoraux Élections générales Année Chambre des députés Sénat de la République Rang Gouvernement % Mandats % Mandats 1958 1,37 1,39 Extra-parlementaire 1963 0,00 0,00 – Extra-parlementaire 1968 0,01 0,00 Extra-parlementaire 1972 0,00 0,00 – Extra-parlementaire 1976 1,07 0,00 Opposition 1979 3,45 1,32 Opposition 1983 2,19 1,76 Opposition 1987 2,56 1,77 Opposition
Élections européennes Année % Mandats Rang Groupe 1979 3,67 CDI 1984 3,42 NI
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Parti libéral italien - Radicaux italiens
Liens externes
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