La rue Jean-Goujon est une voie située dans le de Paris.

Situation et accès Elle commence à hauteur du 21, avenue Franklin-D.-Roosevelt et se termine place de la Reine-Astrid, à l'angle de l’avenue Montaigne.

Le quartier est desservi par la ligne de métro 9 à la station Alma - Marceau.

Origine du nom vignette|gauche|Statue représentant Jean Goujon au Louvre. Elle est dénommée d'après le sculpteur de la Renaissance Jean Goujon (vers 1510 – vers 1567).

Historique vignette|gauche|La rue lors de la crue de la Seine de 1910. En vertu d'une ordonnance royale du , une compagnie, représentée par M. Constantin, a été autorisée à ouvrir sur ses terrains :

Cette ordonnance fut immédiatement exécutée : les deux rues ont reçu les noms de « rue Bayard-Champs-ÉlyséesPour la différencier de la rue Bayard-Grenelle » et de « rue Jean-Goujon » et la place celui de « place François- ».

Elle commençait à l'origine place Clemenceau, mais elle perdit en 1908 le tronçon situé entre cette place et l'avenue d'Antin (actuelle avenue Franklin-D.-Roosevelt), rebaptisé « avenue de Selves » en 1934.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

3 : immeuble de l'architecte Alexandre Durville, construit en 1883. 4 : immeuble d'habitation de cinq étages à quatre hautes fenêtres construit en 1894 par l'architecte Jean-Marie Boussard (signé « BOUSSARD Archi ») pour le baron Louis de Wecker. On peut noter, au deuxième étage, les atlantes, ici trois, comme souvent chez Boussard. Il y a deux escaliers dans l'entrée et un immeuble dans la cour. Ceci sera repris en 1896 au 78 de l'avenue Mozart. Le compositeur Albert Roussel y demeura quelque temps après la Première Guerre mondiale dans un vaste appartement prêté par des amis. Pour lui faire une farce, des élèves de la Schola Cantorum emmenés par Erik Satie peignirent en bleu et rouge vif les colonnettes et les ornements de la façade, au vif émoi des habitants de l'immeuble. L'immeuble était habité en 1910 par la soprano américaine Emma Eames (1865-1952). On y trouve aussi le siège de la Société Jules-Verne. : ce petit hôtel en brique et en pierre date de 1852Protections patrimoniales, arrondissement, Ville de Paris, Règlement du PLU, tome 2, annexe VI, . ; édifié en retrait de la rue entre deux immeubles de rapport, avec jardin et loge de concierge, il est un rare vestige de l'état du quartier au . Il a été pendant plus d'un siècle la résidence de la famille de Saint-Chamans, dont Marie-Ernestine (1862-1952), marquise de Marcieu par son mariage en 1884 avec Henry Émé de Marcieu (1857-1943). Résidence du baron Lartigue de Gonyetes (en 1953). : immeuble d'habitation de style Art déco construit en 1930 par l'architecte Charles Lemaresquier à la place de l'hôtel de M. Bianchi (en 1910). C'est dans cet immeuble qu'Hervé Gaymard, alors ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie avait fait louer aux frais de l'État pour par mois un duplex de comme logement de fonction. La révélation de cette affaire par Le Canard enchaîné en devait conduire à la démission du ministre (voir « affaire Gaymard »). 8 : hôtel d'Essling. En 1834, le colonel espagnol Francisco Amoros installa à cette adresse une succursale du gymnase militaire qu'il avait fondé place Dupleix et que son adepte Roux transporta en 1848 à la barrière du Roule. Le terrain fut vendu en 1864 par ses propriétaires, M. et de Mortemart à Anne Debelle (1802-1887), duchesse de Rivoli, princesse d'Essling, grande maîtresse de la maison de l'impératrice EugénieElle figure, en robe rose, à la droite de l'impératrice qui lui tend une branche de chèvrefeuille dans le célèbre tableau de Franz Xaver Winterhalter L’Impératrice Eugénie entourée de ses dames d’honneur (1855)., veuve de François Victor Masséna (1799-1863), duc de Rivoli, qui a fait construire l'hôtel actuel, achevé vers 1864-1866, par l'architecte Auguste Pellechet. À l'origine, le bâtiment comportait trois étages avec, à l'arrière, sur l'impasse d'Antin, les remises et les écuries. Après la mort de la duchesse de Rivoli, le , l'hôtel devint la propriété du plus jeune de ses deux fils, Victor Masséna (1836-1910), de Rivoli. Celui-ci mourut le en léguant l'hôtel à son fils André Masséna qui le vendit le à la princesse Louise de Croÿ-Rœulx (1842-1916). Son fils et ses trois filles vendirent l'hôtel le à la société anonyme Maison des Centraux, constituée à cet effet le avec les fonds apportés par des anciens élèves de l'École centrale, qui en est toujours propriétaire. Celle-ci y fit de nombreux travaux, en particulier la surélévation sur trois niveaux de l'hôtel sur la rue Jean-Goujon et la création en 1921 d'une salle des fêtes et d'un restaurant au décor Art déco commandé au peintre Lucien Jonas (1880-1947) (détruit). Dans l'entre-deux-guerres, le célèbre restaurant Colas était installé au rez-de-chaussée de l'hôtel. C'est là que Jean-Paul Sartre prononça le sa conférence « L'existentialisme est un humanisme ». En 1989, la Maison des Centraux fit entièrement restructurer l'immeuble par le cabinet d'architectes Alexandre et Sandoz. Après deux années de travaux, la Maison des Centraliens, selon la nouvelle dénomination adoptée en 1990, rouvrit ses portes le . L'immeuble abrita ensuite jusque début 2010, l'hôtel Sofitel-Paris-Champs-Élysées ainsi que le centre d'affaires Élysées, dont l'exploitation a été confiée au groupe Accor, des salons de réception et une salle polyvalente, ainsi que le Press Club de France, précédemment installé avenue d'IénaNotice historique, www.centraliens.net (consulté le 5 janvier 2009).. 9 : entre et Les lieux hugoliens, 11, victorhugo2002.culture.fr., Victor Hugo y vécut au deuxième étage d'une modeste maison isolée au milieu de jardins maraîchers et de prairies. C'est là qu'il écrivit Notre-Dame de Paris et que naquit sa fille Adèle le . C'est là aussi que le petit Charles Hugo faillit être emporté par l'épidémie de choléra de 1832. Sa femme supportant mal l'isolement de ce quartier excentré, Hugo s'installa en 1832 dans l'immeuble du 6, place des Vosges.

10 : cet immeuble abrite le studio de photographie Harcourt, réputé pour ses portraits en noir et blanc de stars et de personnalités. (en 1953). Cet hôtel était celui des princes de La Rochefoucauld-Montbel. Le siège social du Parti Reconquête, créé par Éric Zemmour, y est également situé. 11 : hôtel de Clermont-Tonnerre, au croisement avec la place François- (voir au 12, rue François-I). 11 bis : siège de la Société civile pour la perception et la répartition des droits de représentation publique des films cinématographiques (PROCIREP) et de l'Association de gestion internationale collective des œuvres audiovisuelles (AGICOA), deux sociétés civiles de perception des droits des producteurs d'œuvres audiovisuelles. 12 : hôtel San Régis. Simon André Terrail, fondateur de l’hôtel George V et propriétaire du restaurant La Tour d'Argent, acheta en 1923 cet hôtel particulier construit en 1857 pour Edmond Petit et habité en 1910 par D. de Rougemont et le fit transformer en un luxueux et discret hôtel. Dans les années 1950, M. Terrail vendit le George-V mais conserva le San Régis où il installa ses plus beaux meubles et où descendirent dès lors de nombreuses stars comme Lauren Bacall, Gene Kelly, Romy Schneider, Jacqueline Bisset, Candice Bergen, Louis Malle… Racheté par la famille Georges en 1984, l'hôtel a été rénové par le décorateur Pierre-Yves Rochon.

14 : immeuble d'angle avec la place François-I, où habitait en 1910 le romancier et dramaturge Pierre Decourcelle.

emplacement où se tenait le Bazar de la Charité quand, le , il fut dévasté par un incendie, dans lequel périrent plus de cent vingt victimes, dont l'artiste peintre Camille Moreau-Nélaton et sa bru, ainsi que des membres de la haute aristocratie, parmi lesquels la duchesse d'Alençon, sœur de l'impératrice Élisabeth d'Autriche. Cet emplacement était antérieurement celui des 19 et 27 (les maisons communiquaient) où Pierre Michaux installa en 1867 le siège social de la première entreprise industrielle de fabrication de vélocipèdes et un atelier de en extension de celui de la cité Godot-de-Mauroy à proximité où fut inventé ce véhicule propulsé par des pédales et où en furent construits les premiers exemplaires. Après une courte période de prospérité, la Compagnie parisienne de Vélocipèdes périclita. La société Olivier frères qui avait succédé à celle de Pierre Michaux fut dissoute le . ; 15 : cathédrale Saint-Jean-Baptiste de l'église apostolique arménienne construite en 1903 par Albert-Désiré Guilbert. Le terrain avait été acquis en 1902 par Alexandre Mantacheff, commanditaire de l'édifice, qui ne put acheter le terrain du n° 17. 17 : immeuble d'habitation construit en 1903 par les architectes Marchand et Varcollier. : hôtel de Vilgruy, de style néo-Renaissance (voir le 9, rue François-I). : , architecte. Construit en 1929. Au pied de cet immeuble où il venait d'emménager dans un appartement de au sur courThierry Jean-Pierre, Taïwan Connection. Scandales et meurtres au cœur de la république, Robert Laffont, 2003, , ., le corps de Thierry Imbot, ancien officier de la Direction générale de la Sécurité extérieure, impliqué dans l'affaire des frégates de Taïwan, est retrouvé mort, écrasé sur le pavement, le . L'enquête conclut à une défenestration accidentelle. C'est aussi dans cet immeuble que vécut le comédien André Raimbourg, plus connu sous le nom de Bourvil. 23 : chapelle Notre-Dame-de-Consolation édifiée en 1903 en style Louis XVI par l'architecte Albert-Désiré Guilbert à la mémoire des victimes de l'incendie du Bazar de la Charité, par les soins de leurs familles et de la comtesse Boni de Castellane. La première pierre fut bénie le par le cardinal Richard, archevêque de Paris. La Vierge qui surmonte l'édifice est due au sculpteur Daillon. La chapelle était desservie par quatre religieux de la congrégation des Scalabriniens et par des religieuses de la congrégation des Sœurs des pauvres de Bergame, jusqu'en 2013, et depuis par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X.

29 : hôtel de Saux. La peintre orientaliste Henriette Browne, pseudonyme de Sophie Louise Henriette de Bouteiller (1829-1901), épouse du diplomate Jules Henry de Saux (-1879), secrétaire du comte Walewski, vécut et mourut dans cet hôtel. En 1932, il fut acquis par la banque polonaise PKO, qui y établit une succursale. 31 : hôtel de M. F. Raibeaux, propriété de M. Johnston (en 1910). Il abrite aujourd'hui l'Institut polonais. 33-33 bis : hôtel de Villeroy. Hôtel particulier construit en 1907 pour M. de Villeroy par l'architecte Ernest Rahir. Siège de l'Institut français de la mode (IFM) avant son installation quai d'Austerlitz en . Il est ensuite rénové en respect de son histoire et est transformé en hôtel de luxe, une maison privée de 11 chambres, suites et appartements. 37 : hôtel de Ganay. Habité par le comte Louis de Ganay (1832-1893) et la comtesse née Mathilde des Acres de L'Aigle (1836-1916), qui y sont tous deux morts. Le peintre Henri Espinouze (1915-1982), originaire de Perpignan, a habité quelques mois dans cet immeuble, hébergé par des amis de Charles Trenet, au moment de son arrivée à Paris. 39 : Productions Disques Carrère, notamment producteur de la chanteuse Sheila. vignette|41. (également 5, place de la Reine-Astrid) : immeuble de rapport de 1907-1908 construit par les architectes Jean Naville et Henri ChauquetArchives de Paris, 11Fi391. ; immeuble symétrique au suivant. 46 (également 2, avenue Montaigne et 2, place de la Reine-Astrid) : immeuble de style néo-Louis XV construit en 1899 par Louis Chauvet et Alfred Coulomb ; immeuble symétrique au de la place de la Reine-Astrid.

Bâtiments détruits 7 : hôtel de Leusse. Il a abrité une maison de couture (en 1953) avant d'être remplacé par un immeuble d'habitation dans les années 1960. 7 bis : hôtel de F. Moreau (en 1910).