Les Lakers de Los Angeles (en anglais : Los Angeles Lakers, « les habitants des lacs de Los Angeles ») sont une franchise de basket-ball évoluant en NBA basée à Los Angeles en Californie. Les Lakers jouent leurs matchs à domicile à la Crypto.com Arena, une salle partagée avec les Sparks de Los Angeles de la WNBA et les Kings de Los Angeles de la Ligue nationale de hockey. Les Lakers sont l’une des équipes les plus titrées de l’histoire de la NBA, ayant remporté , un de moins que les Celtics de Boston, possédant le plus de titres de la ligue.

La franchise a débuté avec l’achat en 1947 d’une équipe dissoute, les Gems de Détroit de la National Basketball League (NBL). La nouvelle équipe a commencé à jouer à Minneapolis, sous le nom des Lakers de Minneapolis. Initialement membre de la NBL, les Lakers ont remporté le titre NBL en 1948 avant de rejoindre la rivale Basketball Association of America (BAA), où ils remportèrent cinq des six finales suivantes, menés par la star George Mikan. Après avoir éprouvé des difficultés financières à la fin des années 1950, après la retraite de George Mikan, ils ont déménagé à Los Angeles en 1960.

Dirigée par les Hall of Famers Elgin Baylor et Jerry West, la franchise a participé aux finales NBA à six reprises dans les années 1960, mais a perdu chaque série au profit des Celtics, marquant le début de leur longue et riche rivalité. En 1968, les Lakers acquièrent le quadruple Most Valuable Player (MVP), Wilt Chamberlain, et remportèrent leur sixième titre de la NBA, le premier à Los Angeles, en 1972. Après la retraite de West et Chamberlain, l’équipe a acquis Kareem Abdul-Jabbar, qui a également remporté plusieurs titres de MVP, mais n’a pas été en mesure de participer aux finales NBA à la fin des années 1970.

Les Lakers des années 1980 ont été surnommés "Showtime" en raison de leur attaque rapide menée par Magic Johnson. L’équipe a remporté cinq titres NBA en neuf ans et était dirigée par le célèbre entraîneur Pat Riley. Après la retraite d’Abdul-Jabbar et de Johnson, l’équipe a connu des difficultés au début des années 1990, avant d’acquérir Shaquille O'Neal et Kobe Bryant en 1996. Avec le duo, qui était dirigé par un autre célèbre entraîneur, Phil Jackson, l’équipe a remporté trois titres consécutifs entre 2000 et 2002, offrant à la franchise son deuxième "three-peat". Menés par Bryant, les Lakers ont remporté deux autres titres NBA en 2009 et en 2010. Après l'arrivée de Lebron James, ils remportent également un titre en 2020.

Les Lakers détiennent le record de la plus longue série de victoires de la NBA avec consécutifs, établis au cours de la saison 1971-1972.

En 2012, c'est la franchise la plus riche de la NBA avec une valeur financière de plus de de dollars selon le magazine Forbes, mais en 2014 elle cède cette place de franchise NBA la plus riche au profit des Knicks de New York qui la devance de de dollars (1,4 milliard contre 1,3 pour les Lakers). En outre, le club est l'une des quatre franchises NBA basées en Californie, avec les Clippers de Los Angeles, les Kings de Sacramento et les Warriors de Golden State.

Historique de la franchise

Des Gens de Détroit aux Lakers de Minneapolis droite|150px gauche|vignette|L'équipe championne en 1950. Après une seule saison en tant que Gems de Détroit de la National Basketball League (NBL). La franchise s'installe à Minneapolis, sous le nom des Lakers de Minneapolis. Le nom de Lakers est une référence à l'État du Minnesota : « La terre aux 10 000 lacs ». Il faut alors reconstruire totalement l'équipe, avec le pire bilan de la National Basketball League, les Lakers obtiennent le premier tour de draft en 1947 de la Professional Basketball League of America. Le choix se porte sur George Mikan. Ce dernier montre tout de suite son grand talent et permet à l'équipe de remporter cette même saison, son premier titre NBL. L'année suivante, la franchise change de ligue et intègre la Basketball Association of America (BAA). Grâce à Mikan et à une bonne alchimie, les Lakers remportent un nouveau titre, moins d'un an après être arrivés dans la ligue. Le mouvement dans les ligues est important à l'époque, car chacune tente d'attirer les meilleurs joueurs, d'où une forte concurrence.

Cependant en 1949 la NBL et la BAA s'unissent pour former la NBA. Ce qui n'empêche pas les Lakers de gagner leur premier titre de champion NBA un an plus tard. Cependant, ils ne réussiront pas le Four-Ever : le titre leur échappe l'année suivante en faveur des Rochester Royals. Les Lakers se consoleront en remportant trois titres consécutifs les trois saisons suivantes. En 1954, Mikan prend sa retraite à cause d'une blessure. Ce départ se fait cruellement ressentir sur le jeu des "hommes des lacs". Ajouté à cela, l'équipe rencontre des problèmes d'adaptation aux nouvelles règles instaurées par la NBA (règle et nombre de fautes limité à six). Même avec une brève tentative de retour de Mikan, qui finit par définitivement abandonner les parquets en 1956, les Lakers n'y arrivent pas. Minneapolis n'est plus la terreur des parquets.

Après cette courte période dans l'ombre (1954-1957), les Lakers reviennent au sommet en 1957, même si leur épopée se termine par une défaite en finale contre les Saint-Louis Hawks. À la suite de cet échec, Mikan devient l'entraîneur de l'équipe. Le résultat est désastreux, à tel point qu'il est limogé en cours de saison. Minneapolis, avec un bilan de pour ne participe pas aux play-offs. Néanmoins ce triste bilan leur permet d'obtenir le premier choix lors de la draft de 1958. Les Lakers choisissent Elgin Baylor, excellent scoreur qui leur permet d'atteindre la finale la saison suivante, face aux Celtics de Boston.

Au début des années 1960, l'intérêt pour la franchise diminue dû au fait que Mikan ne soit plus dans l'équipe. La franchise avait déjà failli déménager à Kansas City en 1957 après le rachat par Bob Short. Voyant que l'intérêt des fans est toujours aussi bas, la franchise s'exile définitivement de Minneapolis en 1960 pour rejoindre Los Angeles. La NBA ne revient dans le Minnesota qu'en 1989 avec la nouvelle franchise des Timberwolves du Minnesota.

Lakers de Los Angeles Les débuts : longue course vers le titre (1960-1972) et période d'accalmie (1972-1980) Les Lakers arrivent donc à Los Angeles, après avoir écarté des villes comme San Francisco ou Chicago. Les Lakers deviennent la première équipe de la côte ouest. Los Angeles voit alors l'arrivée du meneur talentueux Jerry West. Le duo West-Baylor redonne de grands espoirs de titre aux fans de la franchise. Cependant le duo va être séparé car Baylor est appelé pour son service militaire, ce qui lui fait manquer une grande partie de la saison. Malgré cela, l'équipe atteint les finales mais perd lors du dernier match face aux Celtics. C'est le point de départ d'une grande rivalité sportive entre ces deux formations. Le rendez-vous est pris pour l'année suivante : les deux mêmes équipes se retrouvent en finale, et encore une fois les Celtics sont trop forts. En 1964, la franchise est éliminée avant les finales, mais ce n'est que partie remise puisque les Lakers vont atteindre les finales NBA les deux saisons suivantes. Néanmoins, ils seront, à chaque fois, incapables de battre les Celtics de Boston.

vignette|droite|Jerry West en 1971.|alt=Joueur de face, dribblant de la main droite, protégeant de son bras gauche un adversaire sur son coté. En dehors des parquets Bob Short vend l'équipe à Jack Kent Cooke pour 5 millions de dollars en 1965. Malgré sa défaite en finale de division en 1967, la franchise continue à jouer les premiers rôles dans la ligue. De plus l'arrivée de Wilt Chamberlain en 1968 est vue comme un signe d'espoir. En effet, certains voient en lui l'arme pour enfin réussir à battre les Celtics de Bill Russell. De 1968 à 1970, les Lakers atteignent les finales et l'histoire ne change pas : défaites face à Boston en 1968 et 1969 et face aux Knicks de New York en 1970. La saison 1971 est une année de transition. Le bilan est difficile, 7 finales perdues en 9 ans, il faut enfin vaincre cette malédiction en finale depuis l'arrivée de la franchise dans la côte ouest.

La saison 1972 est celle du renouveau, et reste gravée dans les mémoires des fans des Lakers. L'équipe emmenée par Bill Sharman, qui est nommé entraîneur de l'année à l'issue de la saison, aligne une série de consécutives. Un record NBA qui tient toujours à l'heure actuelle et qui est sûrement très difficile à battre. Et cerise sur le gâteau, les Lakers empochent enfin leur premier titre depuis le déménagement de la franchise à Los Angeles.

Le Show Time (1980-1991) Pourtant et en dépit du recrutement du pivot Kareem Abdul-Jabbar, les Lakers devront attendre la saison 1979-1980 et l'arrivée de Magic Johnson pour remporter un nouveau titre. Lors des finales NBA 1980, ils dominent les 76ers de Philadelphie en six manches, en grande partie grâce à leur rookie Magic Johnson. Lors du sixième match, ce dernier joue à tous les postes, principalement pivot en raison de l'absence de Kareem Abdul-Jabbar blessé à la cheville pendant le cinquième match.. Magic termine la partie avec , 15 rebonds et 7 passes décisives. Cette prestation est encore vue aujourd'hui comme la plus grande performance individuelle en finale NBA.

Cette victoire marque le début de la période du , surnom donné à l'équipe des Lakers pendant les années 1980 en raison de son jeu à la fois spectaculaire et efficace, dit run and gun, fait de contre-attaques endiablées, dirigé par Magic Johnson associé à Kareem Abdul-Jabbar, Jamaal Wilkes, Bob McAdoo, James Worthy et Byron Scott.

Sous la direction de Pat Riley, les Lakers vont dominer les années 1980 en remportant cinq finales sur neuf, en 1980, 1982, 1985, 1987 et 1988, et en participant en tout à huit finales sur dix.

Durant cette domination, les Lakers seront en grande rivalité avec les Celtics de Boston de Larry Bird, jouant notamment contre eux trois finales, en 1984, 1985 et 1987. Les 1984 NBA Finals resteront comme un des sommets de toute l'histoire des sports collectifs aux États-Unis, tant le style, les valeurs et les qualités des équipes sont opposées. D'un côté l'ouest, le soleil, la Californie, le strass, le showtime, une équipe composée de joueurs athlétiques et talentueux au sein d'une ville à majorité protestante. De l'autre, la côte est, le trèfle, le catholicisme, une équipe qui s'appuie sur un collectif léché et rigoureux, à l'image de la grisaille associée à cette région. Une couverture médiatique sans précédent pour un duel de légende, la finale ne se dénouant qu'au septième match avec la victoire de Boston.

Les années de vaches maigres (1991-1996)

Les années 1990 furent en revanche une période creuse pour les Lakers. Elles avaient pourtant bien commencé avec une nouvelle apparition en finale en 1991 face aux Bulls de Chicago, mais après avoir remporté le premier match à Chicago, les Lakers perdent les quatre suivants et transmettent le flambeau à Michael Jordan et ses coéquipiers., qui domineront les années 1990. Une semaine avant le début de la saison suivante, Magic Johnson, ayant contracté le virus de l'immunodéficience humaine, annonce qu'il doit se retirer.. Après la retraite de Kareem Abdul-Jabbar en 1989, puis le départ de Pat Riley, les Lakers perdent ainsi un nouvel élément majeur de la domination des Lakers dans les années 1980.

Les Lakers terminent la saison sur une élimination au premier tour des en 1992, tout comme la saison suivante. Après une saison sans en 1994, les Lakers remportent à nouveau une série de en 1995, avant de s'incliner lors du tour suivant. Malgré le retour de Magic Johnson, les Lakers s'inclinent de nouveau au premier tour en 1996. Magic Johnson met un terme définitif à sa carrière..

L'affaire du siècle mais toujours pas de confirmation (1996-1999)