Quéménéven est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.
Intercommunalité Depuis le , Quéménéven, membre antérieurement de la communauté de communes du Pays de Châteaulin et du Porzay, a choisi de rejoindre la communauté d'agglomération de Quimper Bretagne Occidentale.
Géographie
Localisation Quéménéven fait historiquement partie du Pays Glazik, et plus localement du Porzay. Commune de Cornouaille, elle est située dans le triangle Quimper () - Douarnenez () - Châteaulin (). La commune compte une superficie de pour un peu plus de .
« Loin de rien, à l'écart de tout. À peine 20 minutes de Quimper et de Douarnenez, 15 de Châteaulin.(...). Non loin des axes routiers. Mais indéniablement Quéménéven est isolée et perd des habitants. (...) La commune a toujours souffert de sa situation géographique ». La population est passée de habitants en 1911 à en 2024.
vignette|center|Carte de la commune de Quéménéven.
Communes limitrophes
Relief et hydrographie
Quéménéven est entouré de collines, appelées localement montagnes, principalement au sud-ouest du finage communal la partie est de la montagne de Locronan, dite aussi montagne du Prieuré, dénommée en Quéménéven Forêt du Duc (dont la majeure partie est une forêt moussue en raison de sa situation sur un versant nord, donc en position d'ubac ; elle se trouve sur son territoire communal, même si sa partie occidentale appartient à Locronan et sa partie méridionale est exposée au sud car située de l'autre côté de la ligne de crête à Plogonnec, la dite ligne de crête culminant à au niveau de la limite communale entre Quéménéven et Plogonnec, mais à pour sa partie située en Locronan)Montagne de Locronan : elle est en fait un prolongement sud-ouest des montagnes Noires.
La majeure partie du territoire communal est constituée par la partie orientale de la plaine du Porzay, laquelle s'ouvre sur la baie de Douarnenez. La partie située en Quéménéven est en pente douce vers le nord (les altitudes étant vers 120 - 150 mètres au pied de la Forêt du Duc et s'abaissant jusqu'à moins de 100 mètres en allant vers le nord de la commune et descendant même à l'est de la commune dans la vallée du Steïr jusqu'à une soixantaine de mètres (70 mètres au moulin de Pont Lez situé dans la vallée d'un affluent du Steïr) au nord-est du territoire communal et même jusqu'à 54 mètres seulement à l'extrémité sud-est de la commune là où le Steïr quitte le finage communal. Le bourg de Quéménéven est vers 90 mètres d'altitude.
De nombreuses rivières, dont le bassin hydrographique alimente le Steïr, prennent leur source dans la commune. Le Steïr, lui-même affluent de rive droite de l'Odet à Quimper, traverse le territoire de Quéménéven en formant, dans son cours supérieur, une frontière naturelle avec la commune de Cast, avant de traverser la partie est de la commune dont la limite orientale est constituée par le ruisseau du Moulin du Duc, qui sépare Quéménéven de Landrévarzec, et est un affluent de rive droite du Steïr. À l'extrémité occidentale de la commune le Lapic, un petit fleuve côtier qui se jette dans la baie de Douarnenez au niveau de l'anse de Tréfeuntec (en Plonévez-Porzay), et un de ses affluents qui coule au pied de la forêt du Duc, ont leur source.
Les prairies humides, parfois marécageuses, résultant de cette profusion de petites rivières, sont favorables aux pâturages. Si l'élevage bénéficie de ces prairies abondantes, l'agriculture n'est pas en reste avec la culture de céréales, pommes de terre, maïs et autres légumineuses.
Géologie On trouve « autour de Quéménéven, divers lits interstratifiés de roches schisteuses amphiboliques » d'époque cambrienne..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Ségal à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Habitat vignette|Le bourg de Quéménéven. La commune présente traditionnellement un paysage de bocage avec un habitat dispersé constitué de nombreux écarts formés de hameaux et fermes isolées, avec toutefois trois principaux noyaux de peuplement : le Bourg, chef-lieu de la commune ; la Gare, hameau situé à du Bourg, constitué autour de la gare de Quéménéven créée lors du développement des chemins de fer dans les années 1860, après la construction de la ligne Quimper-Brest ; le hameau a compté jusqu'à 6 bars, ainsi qu'une salle de danse. Kergoat, hameau situé à l'ouest de la commune, entre Locronan et Cast, à à l'ouest du Bourg.
Transports La voie ferrée Brest-Quimper vignette|La gare de Quéménéven au début du . La ligne ferroviaire à voie unique allant de Quimper à Landerneau, puis Brest, fut construite par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans sous le nom de ligne de Savenay à Landerneau et inaugurée, pour le tronçon allant de Quimper à Châteaulin et passant par Quéménéven le .. La gare de Quéménéven est désormais fermée.
Le réseau routier La commune n'est desservie que par des routes secondaires, même si l'ancienne Route nationale 170, actuelle D 770 passait non loin des confins orientaux de la commune sur le territoire des communes de Landrévarzec et Cast.
La D 61 venant de Landrévarzec dessert le quartier de la Gare avant de traverser le bourg, puis Kergoat, avant de poursuivre son itinéraire en direction de Plonévez-Porzay ; mais la route principale traversant la commune est la D 7 qui vient de Cast et traverse Kergoat avant de se diriger vers Locronan.
Urbanisme Typologie Au , Quéménéven est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimper, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (90,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57,3 %), zones agricoles hétérogènes (28,4 %), forêts (7,7 %), prairies (4,1 %), zones urbanisées (2,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %)..
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..
Toponymie Le nom de la commune en breton est Kemeneven, souvent prononcé localement [ken've:n].
Le nom de la localité est attesté sous les formes Kemenet Maen en 1267 et 1296, Kemenetvaen en 1368, Kemenet Maen en 1378, Kaemenet Vaen en 1384, Quemenevean en 1516, Quemeneven et Quemenemaen en 1536, Quemenevan en 1574, Quemenevain en 1599 et Quemeunan en 1630.
Selon une première hypothèse, le nom « Quéménéven » viendrait du breton kemenet (« portion de territoire ») et du nom du seigneur Maen.. Le mot breton kemenet a le même sens que le mot latin commendatio, signifiant à l'origine « recommandation, faire-valoir ». Le terme désigne par extension la subdivision territoriale dont le commandement est confié à un vassal. C'est par exemple le cas pour la commune de Guémené-sur-Scorff (Morbihan), pour l'archidiaconé de Quéménet-Ily en Léon ou pour le Kemenet-Héboé, qui était au Moyen Âge une grande seigneurie de l'ouest du comté de Vannes..
Les seigneurs de Léon, et avant les vicomtes de Léon, possédaient, outre le Kemenet, Coet-Squirriou, une motte féodale abritant une châtellenie des vicomtes du Léon enclavée dans le comté de Cornouaille au , située sur le territoire de la paroisse de Quemeneven, limitrophe de Locronan, au nord-est. En effet, à la fin de l’Ancien Régime, le Kemenet s’étendait sur onze paroisses situées entre la montagne de Locronan, la rive droite de l’Odet, la rivière d’Audierne (Goyen ) et la mer. Ainsi, Quéménéven (Kemenet-Maen, dans le compte de 1368 du pouillé de Tours pour le diocèse de Cornouaille) se trouvait séparée du Kemenet par le territoire de Locronan, prieuré de l’abbaye Sainte-Croix de Quimperlé . Le siège du Kemenet-Even se trouvait à Penhars d’après une déclaration au roi datée de 1681. Toutefois d'après G. Bernier, c’est Kaer-Huel en Plomelin, cité dans la charte de Hoël (Kaer Uhel in Kemmenet) et qui serait Ker-Huel-Bodivit, dans la seigneurie de Bodivit, qui en aurait été le siège.. Le Quéménet-Even, serait alors à l'origine du nom de la commune de Quéménéven (car il aurait appartenu à Even, comte de Léon au , puis à sa descendance)..
Une autre hypothèse a toutefois été émise par le chanoine Henri Pérennès : selon lui Quéménéven voudrait dire « terre appartenant en fief à saint Maën », assimilé à saint Méen, devenu le patron de la paroisse (ce saint aurait été par la suite remplacé par saint Ouen par volonté du clergé de remplacer les saints bretons, non reconnus par Rome, par des saints officiels de la religion catholique)Chanoine Henri Pérennès, "Notre-Dame de Kergoat", 1928, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33470529/f11.image.r=Porzay?rk=6180288;0. Cette hypothèse est reprise par Hervé Abalain pour qui Quemenetmaen dans les anciens titres, signifie « terre appartenant en fief à saint Maen ou Méen..
Le nom breton de la localité est Kemenven ou Kenven.
Histoire Préhistoire et Antiquité