Bernard Marie-Joseph-Antoine Auguste-Hubert-Denis Serrigny, né le à Labergement-lès-Seurre et mort le à Paris, est un général français dont le nom est associé à la Première Guerre mondiale et à celui du maréchal Pétain, dont il fut longtemps très procheVoir son ouvrage Trente ans avec Pétain, Plon, 1959, « son vieil ami et compagnon d'armes ».
Biographie Fils d'Ernest Serrigny, magistrat, et de Marie Pauline Grosjean de Lapéreuse, Bernard Marie-Joseph-Antoine Auguste-Hubert-Denis Serrigny naît le à Labergement-lès-Seurre.
Entré à Saint-Cyr en 1890, il se classe sur à la sortie deux ans plus tard. Le il est nommé sous-lieutenant aux chasseurs à pied. Avec le grade de lieutenant, il entre en 1900 à l'École supérieure de guerre et se classe sur 84. Il est nommé capitaine le .
Au moment de la déclaration de la Première Guerre mondiale, en 1914, il est attaché à l'état-major d'un corps provisoire commandé par le général d'Urbal.
Lors du procès du maréchal Pétain il déclarera : « De 1914 à 1917, pendant trois ans, j’ai vécu côte à côte avec [le maréchal Pétain] ; j’ai été son collaborateur intime, son chef de cabinet, son chef d’état-major. Pendant la bataille de Verdun, nous passions toutes nos soirées en tête-à-tête au coin du maigre feu de bois de la salle à manger du notaire de Souilly, discutant les opérations du jour et préparant toutes celles du lendemain. »
Colonel le il est chef d'état-major du groupe d'armées d'Italie. Il commande l'infanterie de la d'infanterie avec laquelle il remporte la victoire du Plémont (près de Plessis-de-Roye dans l'Oise) le . Sur les lieux le général Humbert lui remet la rosette d'Officier de la Légion d'honneur.
Le Bernard Serrigny est nommé général de brigade à titre temporaire. Bernard Serrigny devient chef d'état-major du groupe d'armées du Centre, puis chef adjoint du , puis chef de la , à la tête de laquelle il termine la guerre. En tête de sa division il participe à un « défilé de la victoire » le dans les rues de Bruxelles sous les acclamations de la foule.
Général de brigade le puis général de division le , il devient sous-chef d'état-major général de l'Armée le , puis directeur des services du secrétariat général permanent du Conseil supérieur de la Défense nationale. vignette|Le général Serrigny, commandant la région militaire, visite les manœuvres de Haute-Maurienne de septembre 1930. Général de corps d'armée en 1927, il devient secrétaire général du Conseil supérieur de la Défense nationale en 1929, puis gouverneur militaire de Lyon en 1930. Il termine sa carrière militaire en 1931 comme commandant de la région militaire (Lyon)Guy Raïssac, Un combat sans merci : l'affaire Pétain-De Gaulle, Albin Michel, 1966, . Il devient ensuite président de l'Union des chambres syndicales de l'industrie du pétrole.
Il prend sa retraite en 1932 et est intégré à la réserve.
Sa fille Chantal, née en 1896, avait épousé le le capitaine Marcel Franchet d'EspèreyActe de mariage du registre des mariages du arrondissement de Paris, les deux maréchaux Pétain et d'Espèrey témoins., neveu du maréchal Franchet d'Espèrey, mais en reste veuve dès 1934.
En , il fait une déposition lors du procès PétainFrédéric Pottecher et André Galland, Le procès Pétain, J.C. Lattès, 1980, . Puis il fait partie du Comité d'honneur de l'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain, créée en 1951.
Le général Serrigny décède à Paris le Acte de décès du registre des décès du arrondissement de Paris., laissant plusieurs ouvrages de souvenirs et de réflexion sur la guerre.
Écrits Les conséquences économiques et sociales de la prochaine guerre : d'après les enseignements des campagnes de 1870-71 et de 1904-05, V. Giard & E. Brière, 1909, 478 p. L'Évolution de l'Empire allemand de 1871 jusqu'à nos jours, Perrin, 1914, 331 p. prix Thérouanne de l'Académie française Réflexion sur l’art de la guerre, Paris, Lavauzelle, 1921, 204 p. L'Allemagne face à la guerre totale, B. Grasset, Paris, 1940, 245 p. Souvenirs et conversations au temps de la francisque. 1940-1944, 1945 Le retour au bon sens, P. Farré, 1946, 255 p. Les "trahisons" du maréchal et de quelques autres, Éditions de la Couronne, 1950 Trente ans avec Pétain, Plon, Paris, 1959, 244 p.
Décorations (1932), http://www2.culture.gouv.fr/Wave/savimage/leonore/LH112/PG/FRDAFAN84_O19800035v0215509.htm ; commandeur en 1923, http://www2.culture.gouv.fr/Wave/savimage/leonore/LH112/PG/FRDAFAN84_O19800035v0215512.htm, officier en 1918http://www2.culture.gouv.fr/Wave/savimage/leonore/LH112/PG/FRDAFAN84_O19800035v0215513.htm], http://www2.culture.gouv.fr/Wave/savimage/leonore/LH112/PG/FRDAFAN84_O19800035v0215513.htm, chevalier en 1915, http://www2.culture.gouv.fr/Wave/savimage/leonore/LH112/PG/FRDAFAN84_O19800035v0215529.htm ; 50px Croix de guerre 1914-1918 avec 2 palmes (2 citations à l'ordre de l'armée en 1915 et en 1918) ;
(Belgique) ; (Belgique) ; officier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare (Italie) ; Commandeur de 2e classe de l'ordre de Sainte-Anne (Russie) ; Compagnon de l'ordre de Saint-Michel et Saint-Georges (Royaume-Uni) ; Chevalier de l'ordre du Bain (Royaume-Uni) ; officier de l'ordre de l'Aigle blanc (Serbie) ; per le fatiche di guerra (Italie) ; , croix d'argent de l'ordre de la Virtuti Militari (1921)Décret du Commandant en chef L. 2956 de 1921 r. (Dziennik Personalny z 1922 r. Nr 1, s. 11).
Notes
Voir aussi Sources et bibliographie « Le général Sérigny [sic] », in Le Pays de France, , ,
Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Élève du collège Stanislas de Paris Catégorie:Naissance en août 1870 Catégorie:Naissance dans la Côte-d'Or Catégorie:Décès en novembre 1954 Catégorie:Décès dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 84 ans Catégorie:Lauréat du prix Thérouanne