Les Bucks de Milwaukee (Milwaukee Bucks en anglais, « les cerfs de Milwaukee ») aussi surnommé les « Deers » sont une franchise de basket-ball de la National Basketball Association (NBA) basée à Milwaukee dans l’État du Wisconsin. Elle joue ses matchs à domicile dans la salle du Fiserv Forum. Les Bucks concourent dans la NBA en tant que membre de la Division Centrale de la Conférence Est de la ligue. La mascotte officielle des Bucks se nomme Bango, elle est présente depuis .

L’équipe a été fondée en en tant qu’équipe d’expansion. Le sénateur et homme d’affaires américain Herb Kohl est le propriétaire de longue date de l’équipe mais, le , un groupe dirigé par les gestionnaires de fonds spéculatifs milliardaires et achète une participation majoritaire dans l’équipe. L’équipe est dirigée par Jon Horst, l’ancien directeur des opérations basket-ball de l’équipe, qui a remplacé John Hammond en .

Les Bucks ont remporté deux titres NBA en et , trois titres de conférence en , et et de division. Ils ont possédé des joueurs célèbres tels que Kareem Abdul-Jabbar, Sidney Moncrief, Oscar Robertson, Ray Allen ou Giánnis Antetokoúnmpo. Abdul-Jabbar et Antetokoúnmpo ont remporté le titre de Most Valuable Player (MVP) tout en jouant pour les Bucks, pour un total de cinq titres de MVP.

Le , en battant les Hawks d’Atlanta, la franchise du Wisconsin parvient à se qualifier pour les finales NBA, une première depuis . Les Bucks affrontent alors les Suns de Phoenix qu’ils font tomber le en 6 matchs et remportent, après, un second titre NBA.

Historique de la franchise

Des débuts en fanfare (1968-1978) thumb|right|Kareem Abdul-Jabbar en , sous le maillot des Bucks de Milwaukee. La franchise est créée en et dispute son premier match officiel en octobre de la même année face aux Bulls de Chicago. Cette première saison se solde par un bilan de 27 victoires pour 55 défaites qui permet aux Bucks d’obtenir l’un des premiers choix de la draft 1969 de la NBA. Ce choix se fait via un pile ou face avec les Suns de Phoenix., qui décide de l’équipe obtenant le premier choix. Les Bucks obtiennent ce choix et choisissent Kareem Abdul-Jabbar, qui termine une carrière universitaire prolifique à UCLA. Dans le sillage du joueur tournant à 26,4 points et 15,5 rebonds par match, l’équipe universitaire californienne a remporté à trois reprises le titre NCAA. Le débutant a un impact immédiat sur les Bucks qui remportent 56 matchs lors de la saison 1969-1970 et atteignent la finale de la Conférence Est pour leur deuxième année dans la ligue. Abdul-Jabbar est élu meilleur débutant et se classe deuxième meilleur marqueur et troisième rebondeur de la ligue avec 28,8 points et 14,5 prises par match.

Durant l’été 1971, les Bucks enregistrent l’arrivée d’Oscar Robertson, élu MVP (meilleur joueur) de la NBA en . Emmenée par son duo magique bien épaulé par Bob Dandridge, Milwaukee, reversé dans la Conférence Ouest, caracole en tête des classements. Les hommes de Larry Costello survolent la saison régulière qu’ils bouclent en tête avec 66 victoires pour 16 défaites soit, à l’époque, le deuxième meilleur pourcentage de victoires de l’histoire de la ligue. Les playoffs 1971 ne sont qu’une formalité pour les Bucks qui remportent le titre NBA après seulement trois ans d’existence établissant le record de précocité pour une franchise professionnelle américaine.. Kareem Abdul-Jabbar est logiquement élu MVP de la saison et de la série finale.

La saison régulière 1971-1972 est aussi bonne pour Milwaukee qui doit néanmoins se contenter de la seconde place à l’Ouest derrière les intouchables Lakers de Gail Goodrich et Jerry West. Les retrouvailles ont lieu en finale de conférence que la franchise de Los Angeles va remporter en six manches avant de décrocher le titre. Le mano à mano se poursuit lors de la saison 1972-1973 que les deux équipes terminent avec soixante victoires. C’est la troisième année consécutive que les Bucks atteignent cette barre, établissant un nouveau record de la NBA. Alors que tous les observateurs prédisent un nouvel affrontement entre Bucks et Lakers pour le titre à l’Ouest, Milwaukee se fait surprendre dès le premier tour des playoffs par les Warriors de Golden State.

L’influence d’Oscar Robertson baissant nettement, c’est sur les épaules du seul Abdul-Jabbar (MVP de la saison) que repose la franchise du Wisconsin. Ce dernier parvient à hisser l’équipe en finale en 1974 face aux Celtics de Boston. Malgré une sixième manche disputée en double prolongation et remportée à Boston par les Bucks avec un skyhook d’Abdul-Jabbar, mais bien tenu par Dave Cowens puis Paul Silas, le pivot des Bucks ne peut peser sur le sort de la manche décisive qui est remportée par les Celtics 102 à 87.. Dès lors, le retrait de Robertson et la moyenne d’âge de l’équipe commencent à s’avérer rédhibitoires. À la fin de la saison 1974-1975 durant laquelle les Bucks n’accèdent pas aux playoffs avec seulement 38 victoires, les dirigeants de Milwaukee décident de se séparer de leur joueur vedette. Les Lakers, alors en pleine reconstruction, accueillent Kareem Abdul-Jabbar en échange de quatre joueurs.. Sans véritable leader, les Bucks réalisent deux saisons moyennes avant le rachat de la franchise par Jim Fitzgerald.

Une franchise constante (1978-1991) Cette opération de rachat va marquer une nouvelle période de succès pour les Bucks. En effet, après quelques saisons de transition marquées par une volonté de reconstruction, les premiers résultats se font ressentir sous la houlette de Don Nelson. Marques Johnson, drafté en 1977, réalise une première saison remarquable avant de prendre, dès la saison suivante, les commandes de l’attaque des Bucks. En 1979, la franchise profite du de la draft pour sélectionner le prometteur Sidney Moncrief et recrute le pivot vétéran Bob Lanier pour enfin combler le départ de Kareem Abdul-Jabbar. Les résultats sont immédiats et l’équipe remporte le titre de la Division Midwest avant d’être éliminée des playoffs par les Supersonics de Seattle. Les Bucks sont alors transférés dans la Division Centrale de la Conférence Est qu’ils remporteront six saisons consécutivement et dans laquelle ils rendront un bilan positif durant les onze années à venir. Malgré cette constance remarquable et l’arrivée de joueurs de valeurs tels que Terry Cummings, Craig Hodges, Ricky Pierce, Jack Sikma ou Alvin Robertson, les Bucks ont de grandes difficultés à bien figurer dans les phases finales. Alors qu’ils butent régulièrement sur les 76ers ou les Celtics de Larry Bird au début des années 1980, ce sont les Bulls de Michael Jordan et les Pistons de Isiah Thomas qui les supplanteront à la fin de la décennie.

Entretemps, Herb Kohl, homme d’affaires devenu par la suite sénateur, a pris la franchise en main. En 1988, l’équipe déménage vers le Bradley Center, un des complexes les plus luxueux de la ligue à l’époque.

Les années difficiles (1991-1998) Après une naissance couronnée de succès et une dernière décennie relativement positive, les Bucks entrent dans une spirale difficile qui va durer. La saison 1991-1992 marque en effet le début d’une période de sept années durant lesquelles la franchise va stagner dans le bas des classements malgré le passage de Moses Malone, il est vrai en fin de carrière. Les mauvais résultats de la franchise lui permettent néanmoins de disposer de bonnes positions de draft grâce auxquelles des joueurs prometteurs vont débarquer à Milwaukee. Parmi ceux-ci, on peut citer Vin Baker, Glenn Robinson, Stephon Marbury ou Dirk Nowitzki. Si les deux premiers réaliseront de belles saisons sous le maillot des Bucks, Marbury est échangé immédiatement contre Ray Allen tandis que Nowitzki ne jouera jamais pour Milwaukee, échangé contre Robert Traylor.

Big Three Allen-Cassell-Robinson (1998-2003) Menés par Robinson et Allen sous les ordres de George Karl, les Bucks retrouvent finalement les playoffs en 1999. Ils sont balayés dès le premier tour par les Pacers de l’Indiana. Durant la saison 1999-2000, l’apport de Tim Thomas et Sam Cassell permet de stabiliser les résultats de l’équipe qui chute néanmoins à nouveau au premier tour des playoffs face aux mêmes Pacers.

Il faut attendre la saison 2000-2001 pour voir ce groupe prometteur être à la hauteur des espérances du staff. Les 52 victoires glanées en saison régulière (soit leur meilleur bilan des 15 dernières années) placent les Bucks en à l’Est, leur assurant un premier tour de phase finale accessible. De fait, le Magic d’Orlando de Tracy McGrady est facilement éliminé en quatre manches. Au , les Hornets de Jamal Mashburn offrent une opposition bien plus coriace. Les Bucks emmenés par un grand Ray Allen s’imposent finalement en sept manches, bénéficiant de l’avantage de jouer le match décisif à la maison. Pour la première fois depuis 1986, Milwaukee accède à la finale de conférence face aux 76ers de Philadelphie d’Allen Iverson et Dikembe Mutombo. Il faut 7 matchs âprement disputés pour que les équipes se départagent au bénéfice des 76ers. Malgré la montée en puissance de Michael Redd drafté en 2000, les Bucks rendent un bilan juste équilibré en 2002 et 2003 et ne dépassent pas le premier tour des playoffs. L’été 2003 marque le départ de Sam Cassell et Ray Allen, un an après celui de Glenn Robinson. Herb Kohl annonce pour sa part avoir refusé une offre de rachat de la franchise formulée par Michael Jordan.

L'ère de Michael Redd (2003-2009) thumb|left|180px|Michael Redd sous les couleurs des Bucks en 2008. Après avoir joué les playoffs 2004, la franchise réalise une saison 2004-2005 assez médiocre. En raison de nombreuses blessures et d’une faible défense, les hommes de Terry Porter ne remportent que 30 victoires. Seule l’obtention du premier choix de la draft à venir constitue une raison d’être optimiste. Les Bucks décident de sélectionner le pivot Andrew Bogut issu de l’Université d’Utah.

Grâce à un bon mois de décembre conclu sur 9 victoires pour 5 défaites, les Bucks désormais entraînés par Terry Stotts se placent rapidement dans la course aux phases finales. Malgré un début d’année 2006 plus laborieux, l’équipe est entrée dans l’histoire de la ligue grâce à deux performances de choix établissant des nouveaux records de la NBA. Le , les Bucks marquent onze paniers à 3 points en un seul quart temps, totalisant quatorze tirs primés en une mi-temps dans un match remporté face aux Suns de Phoenix. À peine trois jours plus tard lors d’une victoire face aux Pacers, les joueurs de Milwaukee perdent seulement deux ballons en 48 minutes. Les Bucks sont finalement la seule franchise à se qualifier en playoffs avec un bilan négatif (40 victoires pour 42 défaites). Ils sont logiquement éliminés dès le premier tour par les Pistons de Détroit en cinq manches.

En , les Bucks annoncent qu’ils ne renouvellent pas le contrat du directeur général Larry Harris, qui expire en juin. En , ils embauchent John Hammond, ancien vice-président des opérations de basket-ball pour les Pistons, en tant que nouveau directeur général, donnant à l’équipe un nouveau directeur récemment associé au succès.

En , les Bucks annoncent que Larry Krystkowiak, le troisième et dernier entraîneur engagé par Larry Harris, est démis de ses fonctions. Scott Skiles, ancien entraîneur des Bulls de Chicago et des Suns de Phoenix, devient le nouvel entraîneur en chef.

Le , les Bucks reçoivent Richard Jefferson des Nets du New Jersey dans un transfert contre un premier tour de draft 2007, Yi Jianlian et Bobby Simmons. Le lendemain, les Bucks sélectionnent, à la place de la draft 2008 de la NBA, Joe Alexander en provenance de l’université de West Virginia. Alexander est le premier joueur né à Taïwan à jouer en NBA.

Durant les saisons 2007 à 2009, les Bucks sombrent dans les dernières places de la conférence Est.

L'arrivée de Brandon Jennings (2009-2013) thumb|right|200px|Brandon Jennings en 2009 face aux Pistons de Détroit.