La rue de l’Estrapade est une voie du de Paris.
Situation et accès Située à la jonction des quartiers du Val-de-Grâce et de la Sorbonne la rue de l'Estrapade débute place de l'Estrapade et se termine rue Thouin.
Origine du nom Elle doit son nom au supplice de l'estrapade infligé aux soldats déserteurs et qui consistait à leur lier les mains dans le dos, les hisser en haut d'un poteau et les lâcher. À Paris, la place de l'Estrapade voisine était le lieu où était appliquée la peine, notamment à de nombreux protestants lors des guerres de Religion (1562-1598)Entrée « Estrapade » dans Le Littré..
Historique Cette rue qui suit le tracé historique de l'enceinte de Philippe Auguste conserve de nombreux bâtiments construits aux et siècles, aux façades souvent rénovées depuis l'époque des grands travaux de Haussmann à partir de 1855.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : Diderot y vécut, de 1747 à 1754, à l'époque de la rédaction de l'Encyclopédie. C'est là qu'il est arrêté fin , à la suite de la parution de sa Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient. Une plaque lui rend hommage. : l'éditeur Bernard Grasset y vécut pendant la guerre. : hôtel particulier classé aux monuments historiques.. C'est une ancienne brûlerie de café arborant toujours son enseigne Brûlerie Saint-Jacques. Cet immeuble possède une cour dans laquelle se trouve un puits. Léon Dupin y travailla. : Paul-Louis Courier y habita de 1785 à 1791.. Une plaque et un panneau Histoire de Paris lui rendent hommage. : emplacement des réservoirs du Panthéon ou de l’estrapade. Ils étaient composés de deux bassins à ciel ouvert et s’étendaient jusqu’à la place du Panthéon. Ils alimentaient en eau une partie de la Rive gauche.. : Lucie Randoin y habita.. : Esprit Jouffret (1837-1904), mathématicien et militaire y est mort. : y vécut Louis Pergaud, l'auteur de La Guerre des boutons. Arrière du lycée Henri-IV. L'une des cinq fontaines Wallace du se trouve à sa jonction avec la rue Thouin sur la place Emmanuel-Levinas.
La rue et les arts La rue de l'Estrapade est décrite par Honoré de Balzac dans La Peau de chagrin (1831)Bibliothèque de la Pléiade, 1981, , ., et Jean Cocteau y situe une grande partie de l'action de son roman Le Grand Écart (1923). La rue a également donné son nom au film de Jacques Becker Rue de l'Estrapade (1953).
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
Estrapade Catégorie:Lieu lié à Denis Diderot