Bains-les-Bains est une ancienne commune française de Lorraine, située dans le département des Vosges, en région Grand Est. Le , elle fusionne avec Harsault et Hautmougey pour former la commune nouvelle de La Vôge-les-Bains. Bains-les-Bains devient à cette date commune déléguée.

C'est une ville thermale française connue pour ses sources chaudes.

Géographie thumb|left|alt=Sitiation de Bains-les-Bains sur une carte des Vosges Localisation Au cœur de la Vôge, à au sud-sud-ouest d'Épinal.

C'est l'une des villes les plus septentrionales du bassin rhodanien.

Les villes les plus proches sont Plombières-les-Bains (), Luxeuil (), Vittel (), Lure ().

Communes limitrophes

Géologie et relief Versant sud des monts Faucilles, le relief y est vallonné ; les altitudes les plus basses sont à l'ouest, où le canal de l'Est délimite les communes d'Hautmougey et de Fontenoy-le-Château.

Les principaux lieux-dits sont la Rappe, le Préverdot, les Fontenelles, le Raval…

Voies de communications et transports Voies routières Commune située en bordure de la départementale 164, desservie par la route départementale 434.

Transports en commun Commune desservie par le réseau Livoréseau Livo.

Lignes SNCF Gare de Bains-les-Bains

Sismicité La commune se trouve en zone de sismicité modéréeFiche synthétique.

Bains-les-Bains a été détruite en 1682 par un violent tremblement de terreJoseph Lavallée, Voyage dans les départements de la France, Éd. Chez Brion, 1792, . Cela explique l'absence de constructions antérieures au .

Hydrographie Chaîne thermale.

Cours d'eau sur la commune ou à son avalL'eau dans la commune : Bains-les-Bains se situe dans la vallée du Bagnerot, affluent de la rivière le Côney et sous-affluent de la Saône, Les ruisseaux s’écoulent difficilement, serpentant entre les mamelons boisés qui parsèment le territoire communal (le Bertramont, le Million…), et les étangs sont nombreux : de Falvinfoing, des Trémeures, de L'homme mort.

Station d'épuration de 2800 Equivalent HabitantsDescription de la station.

Climat Climat de la commune classé Cfb dans la classification de Köppen et GeigerTable climatique.

Toponymie alt=Ancienne carte postale de Bains-les-Bains, représentant les bains romains et l'église.|vignette|Ancienne carte postale de Bains-les-Bains, représentant les bains romains et l'église.

Bens (1233), Bainz (1238), Beins (1246), Bains (1294), Bain (1391), Baing (1493), Baings (), Balnea (1768).

Il s'agit d'un toponyme lié aux bains. « les-Bains » est un suffixe utilisé en français (de manière parfois officielle, parfois seulement touristique) pour les toponymes de certaines localités, généralement parce qu'elles accueillent une station thermale ou balnéaire.

Histoire thumb|left|200px|Stèle gallo romaine trouvée dans le Bagnerot.

Les sources minérales étaient déjà connues à l'époque gallo-romaineHistoire de Bains-les-Bains, 2 volumes, Abbé Constant Olivier. Des colons romains ont vraisemblablement installé leur habitat à proximité des sources d’eaux chaudes. Lorsque le bassin de la principale source a été réparé en 1752, 600 médailles grecques et romaines ont été découvertes sous une colonne plus de . Les eaux débitent 16 sources, à une température qui varie entre 31 et 53°. Le Bain romain, ou jaillissent les eaux les plus chaudes, occupe l'emplacement d'une piscine romaine.

Le toponyme de Bains est attesté au moins au ou au . À l'époque moderne, la commune appartenait au bailliage de Remiremont. Son église, dédiée à saint ColombanÉglise du , reconstruite vers 1840, avec un orgue neuf de Nicolas-Antoine Lété, de 1843, transformé en 1901. Bibliographie sur l'orgue : orgue de tribune orgue de tribune : partie instrumentale de l'orgueOrgue de l'église saint ColombanInventaire de l'orgue, relevait du diocèse de Saint-Dié, doyenné de Remiremont. La cure était à la collation du chapitre de Remiremont et c'est la dame abbesse qui désignait le curé.

Bains-les-Bains aurait été détruit en 1682 par un tremblement de terre, ce qui expliquerait l'absence de constructions antérieures au . Il n'existe cependant pas de sources historiques décrivant l’événement localement mais, la même année, le séisme du avait provoqué de gros dégâts dans les Vosges.

Avant la Révolution française, il existait deux villages distincts formant la communauté, celui de Bain et celui de Charmois devant BainJean Henriquez, Abrégé chronologique de l'histoire de Lorraine, 1775, du Bagnerot, alors orthographié Baignerot.

Lors de sa création en 1790, le canton de Bains faisait partie du district de Darney. En l'an VIII, il a été rattaché à l'arrondissement de Mirecourt. Sa composition a été remaniée par l'arrêté consulaire du 19 vendémiaire an X et il a été rattaché par la loi du à l'arrondissement d'Épinal.

Les eaux thermales de Bains ont été déclarées d’intérêt public par arrêté impérial du « Le décret qui a changé l'eau en or », Vosges Matin, 12 janvier 2014Bains-les-Bains, une histoire d'eauL'essor récent de la station thermale de Bains-les-Bains: analyse des résultats d'une nouvelle orientation thérapeutique, page 30.

Faisant suite à Bains-en-Vosges, l'appellation de Bains-les-Bains a été prescrite par décret du .

Politique et administration Liste des maires

Budget et fiscalité 2016 En 2016, le budget de la commune était constitué ainsiLes comptes de la commune de Bais-les-Bains : total des produits de fonctionnement : , soit par habitant ; total des charges de fonctionnement : , soit par habitant ; total des ressources d’investissement : , soit par habitant ; total des emplois d’investissement : , soit par habitant. endettement : , soit par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants : taxe d’habitation : 15,02 % ; taxe foncière sur les propriétés bâties : 20,83 % ; taxe foncière sur les propriétés non bâties : 40,92 % ; taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ; cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet.

Intercommunalité Après avoir été membre de la Communauté de communes du Val de Vôge, dissoute le elle a intégré la Communauté d'agglomération d'Épinal.

Urbanisme

Jumelages .

Population et société Démographie Évolution démographique Ses habitants sont appelés les Balnéens., jadis BenousMots et figures des trois provinces, Hubert Lesigne, éd. L'Harmattan, 2001, au sens de baigneurs.

Enseignement École élémentaire publiqueÉcole élémentaire publique. Collège et LycéeÉtablissements d'enseignements.

Santé Professionnels et établissements de santé : Médecins, pharmacieProfessionnels et établissements de santé. Maison de retraite les sentiers d'automne (Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes)Maison de retraite les sentiers d'automne.

Cultes Culte catholique. Paroisse Saint Colomban en Vôge. Diocèse de Saint-DiéParoisse Saint Colomban en Vôge.

Économie Thermalisme médical et de bien-être

Les monnaies et médailles trouvées aux griffons des sources lors des travaux effectués au attestent de la fréquentation des eaux de Bains à l'époque romaineLes bains romains. De 1614 jusqu'à la Révolution les sources thermales sont la propriété des seigneurs de Fontenoy-le-Château. Dès le , on trouve la relation de travaux scientifiques effectués par des médecins qui analysent les eaux thermalesJean François Clément Morand, médecin ordinaire du roi Stanislas, Mémoire sur les eaux thermales de Bains en Lorraine, 1757.Claude François Finiels de Fondels, Dictionnaire minéralogique et hydrologique de la France : partie première des fontaines minérales, , Pierre Joseph Buch’hoz, éd. Costard, 1772.. Au , grâce aux efforts du médecin des eaux, le docteur Nicolas-Basile Bailly, la station entre dans l'air de la modernité. Le , le décret impérial , contresigné par le ministre de l’agriculture du commerce et des travaux publics, Louis Behic, déclare d’intérêt public les sources minérales qui alimentent les établissements thermaux de Bains-en-Vosges. Elles ont pour nom : La grosse source, la Romaine, la Souterraine, le Robinet de Cuivre, le Robinet de Fer, la Tempérée, la Saint-Colomban, la Source Casquin, la Féconde, la Source de la Promenade, et la source de la Vache. En 1904 est créée, par le docteur Auguste Mathieu, la Société de l’Établissement Thermal des Eaux de Bains. En plus des thermes, on construit une station d'embouteillage de l'eau qui sera vendue sous le nom de Source Saint-Colomban. Cette activité sera poursuivie jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. vignette|center|Ancienne unité d'embouteillage des eaux. Les cures thermales sont aujourd’hui encadrées par la Chaîne thermale du Soleil.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments

Patrimoine thermal Bain romain Le Bain romain jadis appelé Bain-Vieux est construit en pierre de taille en 1845 par l'architecte départemental Louis Gahon à l'emplacement des premiers antiques bassins creusés en plein air au-dessus des sources les plus chaudes. Il succède à plusieurs édifices, de la simple palissade au bâtiment doté d'une chapelle et construits pour protéger les baigneurs des regards indiscrets et des intempériesBains-les-Bains une histoire d'eau, Véronique André-Durupt et Ghislain Pina, 2014, . À l’intérieur, il accueille trois piscines ovales surplombées d'une galerie avec des arcades et d'une verrière lumineuse, et est alimenté par deux sourcesConstant Olivier, Histoire de Bains-les-Bains, Res Universis, 1990, dont la source, dite de Saint-Colomban, actuellement rebaptisée Artéria, qui alimentait la buvette et coulait sur le côté droit du bâtiment en libre accès pour les Balnéens.

Il a fermé ses portes en 1998 et est toujours inaccessible aux curistes actuellement.

Bain de la Promenade Il est construit au milieu du , à quelques mètres du Bain romain. À la suite d'un grave incendie en 1876, on reconstruit le Bain de la Promenade (ou Grand-Bain) entre 1880 et 1885, et on le complète d'un Grand-Hôtel et de son casinoBains-les-Bains une histoire d'eau, Véronique André-Durupt et Ghislain Pina, 2014, page 43, avant de subir de profondes transformations art déco à partir de 1928. L'ensemble forme aujourd’hui l'établissement thermal.

À l'intérieur, quatre sources jaillissent à 25 (Féconde, Casquin, Sicilia, Promenade), et la buvette des Thermes est disponible au rez-de-chaussée de l'établissement.

En face de l'établissement thermal, le secrétariat des thermes est installé dans une maison au fronton triangulaire du ; l'ancienne maison de broderie Rouff.

Parc Saint-Colomban Le parc Saint-Colomban, dit aussi Petit parc, se trouve en face de l'établissement thermal. Il est formé de la réunion de l'ancien parc de l'établissement scolaire des sœurs de la Providence et des jardins de la maison de broderie Rouff. Les deux propriétés ont été rachetées en 1938Ghislain Pina, l'Architecture balnéaire à Bains-les-Bains, , actes des JEV, 2010.

Il est agrémenté d'une petite pièce d'eau et d'une stèle gallo-romaine découverte dans le lit du Bagnerot.

Parc de l’établissement thermal Le parc de l’établissement thermal, dit aussi Grand parc, se situe au sud-est de la ville, à proximité de l'établissement thermal. Traversé par le Bagnerot, il couvre une dizaine d'hectares et s'ouvre sur la forêt environnante. Il est agrémenté d'un étang alimenté par une petite cascade et un court de tennis. On y trouve la statue de Jules Liégeois, professeur à la faculté de droit de Nancy, qui mourut renversé par une voiture à l'entrée du parc le . En 1937, on inaugure une salle de spectacle et un salon de thé, La Potinière, due à l'architecte Louis Poirson, qui doit son nom aux potins de la station ; elle ferme ses portes en 1974.