Saran est une commune française située dans la banlieue nord d'Orléans, dans le département du Loiret, en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, aucun cours d'eau permanent n'est répertorié sur la commune.
Saran est une commune urbaine qui compte en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'unité urbaine d'Orléans et fait partie de l'aire d'attraction d'Orléans.
Les vestiges de la voie d’aérotrain, une infrastructure expérimentale en viaduc de 18 km au profil en T inversé, construite en 1969 par l’ingénieur Jean Bertin, sont labellisés architecture contemporaine remarquable en 2015.
Géographie Localisation vignette|gauche|Carte de la commune de Saran et des communes limitrophes.
La commune de Saran se trouve dans le quadrant nord-ouest du département du Loiret, dans la région agricole du Val de Loire. et l'aire urbaine d'Orléans. À vol d'oiseau, elle se situe à d'Orléans., préfecture du département, et à d'Ingré, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant . La commune fait partie du bassin de vie d'Orléans..
Les communes les plus proches sont : Fleury-les-Aubrais (), Cercottes (), Saint-Jean-de-la-Ruelle (), Ormes (), Ingré (), Gidy (), Orléans (), Semoy (), Chanteau () et Saint-Pryvé-Saint-Mesmin ()..
Communes limitrophes
Géologie et relief Géologie et hydrogéologie vignette|redresse=1.2|Carte géologique de la commune de Saran.
La région d’Orléans se situe dans le sud du Bassin parisien, vaste cuvette composée d’un empilement de couches sédimentaires d’origines essentiellement détritiques (issus de l’érosion d’anciennes chaînes de montagnes) et carbonatées (précipitation de carbonate de calcium). Ces dépôts s'étagent du Trias (- 250 millions d’années) au Pliocène (- 23 millions d’années) et se font surtout en contexte marin, mais aussi en milieu lacustre. Les successions de périodes glaciaires et interglaciaires au Quaternaire aboutissent à la configuration géomorphologique actuelle : altération plus ou moins profonde des roches en place, terrasses alluviales anciennes perchées sur les plateaux et incision de la vallée actuelle de la Loire...
Les calcaires de Beauce, qui constituent le socle du territoire communal, se forment à l'Aquitanien (de - 23 à - 20,5 millions d’années). Leur partie supérieure, les marnes et calcaires de l’Orléanais (m2MCO), occupe la partie centrale de la commune.. Les marnes et sables de l’Orléanais (m2MSO), premiers dépôts burdigaliens (de – 20,44 à – 15,97 millions d'années) recouvrant les calcaires de Beauce, occupent la partie ouest de la commune. Ces sables sont essentiellement composés de grains de quartz émoussés, accompagnés de feldspaths kaolinisés et friables, de silex à patine noire et de graviers calcaires particulièrement fréquents à la base de la formation.. Cette formation est elle-même surmontée par les sables et argiles de Sologne (m3-p1SASO), datés du Langhien supérieur au Pliocène inférieur, une formation composée de sables (quartz gneissique ou granitique) argileux très grossiers à fins et de lentilles d’argile verte, pure ou sableuse, occupant une partie est de la commune..
Fragmentés et fissurés, les calcaires peuvent être le siège de phénomènes karstiques. Les circulations préférentielles d’eaux souterraines érodent ces calcaires en profondeur et entraînent la formation de dépressions, gouffre ou dolines. Les manifestations en surface de ces fragilités ne sont pas rares dans la région orléanaise. ont été inventoriées par le service régional Centre du BRGM sur la commune, en : six gouffres et des dolines (dépressions circulaires ou elliptiques liée à l'activité karstique) et un gouffre..
Sur le plan de l'hydrogéologie, la lithologie des terrains de la commune permet le développement de plusieurs formations aquifères. : des nappes superficielles perchées associées aux sables du Burdigalien, reposant sur des lentilles marneuses. Ces nappes alimentent des émergences temporaires et des puits de subsurface souvent taris en été. Ces nappes sont soumises à des variations importantes en fonction du volume des précipitations et n'ont guère d'intérêt économique ; la nappe des Calcaires de Beauce, qui s'étend sur plus de à cheval sur les bassins de la Seine et de la Loire. Cette nappe est libre au nord de la Loire, sur la majeure partie de la Beauce, mais peut devenir captive sous les formations argileuses du Burdigalien. Elle s'écoule généralement du nord vers le sud, c'est-à-dire vers la Loire, qui constitue son niveau de base. La nappe est libre sur la partie Ouest du territoire communal, puis captive sous les sables et argiles du Burdigalien, à l’est de la commune. La limite est approximativement la RD 2020.
Relief La superficie de la commune est de . Le territoire communal est relativement plat puisque la dénivelée maximale est de . L'altitude du territoire varie en effet de , au sud de la commune au niveau du tripoint faisant limite séparative entre Saint-Jean-de-la-Ruelle, Fleury-les-Aubrais et Saran, à au nord-est de la commune, dans le quartier de l'HôpitauRépertoire géographique des communes (RGC) 2015. En 2016, le RGC a été remplacé par la base Admin Express qui ne comporte plus que l'altitude moyenne de la commune, les altitudes minimale et maximale pouvant être trouvées par un système d'information géographique... L'inclinaison générale du relief est grossièrement nord-sud, sachant que la ligne de crête principale se situe au nord-est de la commune et dans un axe nord-ouest/sud-est. Le territoire est très légèrement incliné vers la Loire, particulièrement sur la partie Sud, bien que cette pente soit peu perceptible, la déclinaison la plus sensible ayant lieu au sud de la Tangentielle. La présence de l'ancien aérodrome au cœur de la commune témoigne de son caractère extrêmement plat..
Hydrographie vignette|redresse|De nombreuses mares parsèment les bois de la commune, ici dans le quartier de la Fassière. La ville est située dans le bassin versant de la Loire qui est administré par l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne.
Aucun cours d'eau ne traverse la commune, cependant, le sol saranais est très imperméable notamment dans la partie nord de la commune avec le Bois de Sauceux (actuel parc du château de l'Étang) et la Forêt d'Orléans, des bassins artificiels ont été aménagés et agréablement arborés (les étangs du Château au Moyen Âge et le lac de la Médecinerie dans les années 1970). On trouve également de nombreuses mares dans les bois dont certaines sont asséchées quelques mois dans l'année.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bricy à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Saran est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'OrléansUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine d'Orléans comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Orléans, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (57,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (41,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (28,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (24,7 %), forêts (21,2 %), terres arables (14,5 %), zones agricoles hétérogènes (6,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,2 %), mines, décharges et chantiers (1,3 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Morphologie urbaine vignette|Carte schématique de SaranSaran a une morphologie atypique. Coupée par les grands axes routiers (route nationale, rocade d'Orléans, autoroute et sa bretelle), la commune a également accueilli un aérodrome civil et militaire en plein cœur de son territoire. La ville a donc connu un développement après la seconde guerre mondiale par quartier. Il en ressort 3 grands pôles de quartier : le Bourg, le Chêne Maillard, le Vilpot-Sablonnières. Des quartiers anciens (Fassière-Toits) sont eux pour l'instant restés avec une faible densité.