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Cet article présente les faits importants qui se sont produits en Irak en 2009.

Chronologie

Janvier 2009

thumb|right|Nouri al-Maliki (juin 2006) Jeudi : L'armée américaine passe le relais aux Irakiens pour le contrôle de la « zone verte », le secteur international ultraprotégé de Bagdad et symbole de l'occupation, marquant ainsi la fin des cinq années de présence sous mandat de l'ONU de la coalition en Irak. La passation de pouvoir s'est déroulée dans le Palais républicain, l'ancienne résidence présidentielle de Saddam Hussein, en présence de responsables irakiens, mais aucun responsable américain, militaire ou civil, n'était présentLe Monde.fr, Irak : Les Irakiens reprennent le contrôle la "zone verte" à Bagdad. Selon le premier ministre Nouri al-Maliki : « Nous avons le droit de considérer ce jour comme le jour du retour de la souveraineté et comme le commencement d'un processus pour recouvrer chaque parcelle de notre territoire […] Ce palais est le symbole de la souveraineté irakienne et c'est un message lancé à tous les Irakiens : nous avons retrouvé notre souveraineté », annonçant que le serait désormais une fête nationale. Le mois de , a été le mois le plus meurtrier depuis . Les violences ont coûté la vie à 240 civils, 18 militaires et 58 policiers. Dans le même temps, et non comptés dans le bilan, 44 insurgés présumés ont été tués et 667 autres arrêtés. Au total, Irakiens ont été tués en 2008, contre en 2007. Selon le site icasualities.org, les américains ont perdu depuis l'occupation du pays en . Vendredi : Un attentat-suicide à la ceinture d'explosifs contre un conseil de Sahwa — des miliciens majoritairement sunnites engagés dans la lutte contre Al-Qaïda — a eu lieu à 11h00 GMT à Youssoufiyah, un village situé à au sud de Bagdad. Le bilan est de 18 morts et d'au moins 20 blessés. Dimanche : Le premier ministre Nouri al-Maliki, terminant une visite de deux jours à Téhéran, a dit compter sur l'Iran pour aider à la reconstruction de l'Irak. Une femme commet un attentat-suicide à la ceinture d'explosifs à l'entrée du plus important mausolée chiite de Bagdad — le mausolée de l'imam Moussa Kazim, dans le quartier de Kazamiyah —, coûtant la vie à 38 pèlerins chiites et en blessant 65 autres. Lundi : Deux Irakiens ont été tués et 31 autres blessés dans cinq attentats dans Bagdad et dans sa banlieue. Inauguration de la nouvelle ambassade américaine à Bagdad aux allures de forteresse par l'ambassadeur Ryan Crocker en présence du président Jalal Talabani et du vice-secrétaire d'État américain John Negroponte. L'ambassade doit accueillir , et s'étend sur un site de dans la « zone verte », le quartier hautement sécurisé de Bagdad. C'est la plus grande ambassade américaine du monde, dont la construction a coûté 700 millions de dollars (515 millions d'euros). Mercredi : Le leader radical chiite Moqtada Sadr appelle les « résistants irakiens » à mener des « opérations de représailles » en Irak contre les États-Unis, « partenaire principal » d'Israël, en réaction au conflit dans la bande de Gaza. Jeudi : Un attentat à la bombe au sud de Jalula (province de Diyala, est) cause la mort de 6 soldats irakiens et en blesse 5 autres. Lundi : Quatre attentats perpétrés à Bagdad (quartiers Jadida et Karrada) ont causé la mort de 5 personnes et en ont blessé 14 autres. Mardi : Selon l'ONG Human Rights Watch, la situation des droits de l'homme en Irak reste « très mauvaise » malgré une amélioration notable de la sécurité. Près de cinq millions d'Irakiens ont quitté leurs foyers « à cause des violences confessionnelles », des détentions arbitraires et de la torture, « 2,8 millions [sont des] déplacés dans le pays même et 2 millions [sont] réfugiés à l'étranger ». « Les civils restent les cibles d'attaques de groupes armés sunnites et chiites » et les opérations militaires des forces américaines et irakiennes ont « continué de faire des victimes civiles ». « Le recours à la torture à grande échelle et d'autres sévices à l'égard des détenus sont toujours signalés » dans les prisons irakiennes surpeuplées ( prisonniers) et dans les prisons des forces américaines (). « Des détenus ont passé des années en prison sans inculpation ni procès […] Les violences contre les femmes […] restent un sérieux problème, perpétrées par des groupes d'insurgés, des miliciens, des policiers et des soldats […] les poursuites restent rares ». Les insurgés « ont pris spécialement pour cibles les femmes politiques, fonctionnaires, journalistes et militantes des droits des femmes », et les crimes d'honneur familiaux sont fréquents. Quant aux homosexuels, bisexuels et transsexuels, ils sont victimes « d'attaques d'acteurs étatiques ou non étatiques »Le Figaro.fr, Irak : 2,8 millions de déplacés (HRW). Le ministère de la Santé demande l'interdiction du dentifrice, Signal 2 : « Le département de contrôle de la qualité et des normes du ministère de la Santé a testé le dentifrice Signal 2 fabriqué en France et il est évident qu'il contient du diéthylène glycol, hautement toxique s'il est ingéré ». La multinationale Unilever, a démenti utiliser cette substance, précisant que les normes sont les mêmes pour tous les produits Unilever dans le monde et estimant qu'il pourrait s'agir de contrefaçons. Mercredi : Le rapport trimestriel américain sur l'Irak souligne les progrès continus constatés dans le pays en matière de sécurité. Le nombre de morts civils a fortement décliné, tout comme le nombre de violences et de morts côté militaire américain. L'Iran est accusé d'exercer une influence néfaste en Irak en y soutenant des groupes armés, et de chercher à peser sur la politique intérieure du pays à l'occasion des élections : « L'Iran a cherché à faire dérailler l'accord de sécurité à long terme entre les États-Unis et le gouvernement irakien […] tandis qu'il continue d'accueillir, de former, de financer, d'armer et de diriger des groupes militants avec pour intention de déstabiliser l'Irak […] Téhéran devrait chercher à exercer son influence en Irak en identifiant et en soutenant les campagnes électorales des individus et partis pro-iraniens […] Le manque de services de base a désormais remplacé la sécurité en haut de l'échelle des préoccupations de la majorité des Irakiens, qui se disent insatisfaits de la qualité et de la disponibilité de la nourriture, de l'eau potable, de l'électricité, des systèmes d'égouts et de santé »Le Figaro.fr, Irak : L'Iran poursuit son ingérence.

thumb|right|Nassiriyah Vendredi : Un candidat aux élections provinciales de la Coalition de l'État de Droit du premier ministre Nouri al-Maliki est abattu près de Hilla (province de Babylone à au sud de Bagdad). Quatre autres personnes ont été blessées dans la fusillade. Ouverture à Nassiriyah du procès de 48 musulmans chiites — membres du groupe extrémiste Ansar al-Mahdi connu aussi sous le nom d'Al-Yemeni — accusés de la mort de 16 personnes — 11 policiers et cinq civils — lors de heurts en 2008 avec les forces armées irakiennes dans les villes de Nassiriyah et de Bassorah. Lors des combats, au moins 70 personnes ont été tuées lors de ces heurts, dont 50 membres du groupe Ansar al-Mahdi. Des dizaines d'autres membres avaient été arrêtés. Dimanche : Selon le chef de délégation du CICR en Irak, quatre Irakiens, détenus dans la prison américaine de Guantanamo, sont transférés en Irak. Lundi : Une bombe magnétique placée sous la voiture d'un capitaine de police et déclenchée au passage d'un barrage militaire à Bagdad cause la mort du policier et blesse sept autres personnes dont 3 soldats irakiens. Selon La Tribune de Genève, le journaliste Mountazer al-Zaïdi qui a lancé ses chaussures sur le président américain George W. Bush le dernier à Bagdad va demander l'asile politique en Suisse. Son avocat genevois estime que « même si de nombreux Irakiens soutiennent son acte, […, il] est à la merci d'extrémistes de tout poil […] et d'autres fous qui voudraient faire de lui un martyr de la souffrance de tout un peuple. […, Son client] devrait être jugé assez rapidement et écoper d'une peine avec sursis […] Il ne pourra plus travailler comme journaliste sans subir désormais de terribles pressions. Profilé à gauche, il se montre très critique vis-à-vis du gouvernement actuel en Irak qu'il juge trop soumis aux Américains. Sa vie peut devenir un enfer dans son pays ». Jeudi : Dans le cadre de la diversification de ses fournitures d'armes et ne pas dépendre uniquement des États-Unis au moment où le président américain Barack Obama entend accélérer le retrait de ses troupes, l'Irak entend accroître sa coopération militaire avec la Serbie. Le premier ministre Nouri al-Maliki reçoit le ministre serbe de la Défense Dragan Sutanovac, pour discuter « des mécanismes de coopération » « pour fournir à l'armée et la police irakiennes les équipements, les armes et la formation nécessaires ». En , le ministre de la Défense Abdel Qader Mohammed Jassem Obeidi avait signé avec Dragan Sutanovac une lettre d'intention concernant la coopération en matière de défense. En le président serbe Boris Tadic avait annoncé un accord avec l'Irak d'une valeur de 235 M.$. Lundi : Deux hélicoptères entrent en collision dans le nord du pays causant la mort de 4 militaires américains. Réunion de quelque 700 cheikhs de la grande confédération tribale des Bani Maliks à l'Hôtel Al-Mansour de Bagdad, venus rencontrer le premier ministre Nouri al-Maliki. Mardi : Le secrétaire à la Défense américain, Robert Gates, estime qu'il existe un risque de « revers » en Irak malgré une baisse des violences, et pense que Washington devait s'attendre à y maintenir une présence militaire « pendant de nombreuses années ». Mercredi : Début des opérations de vote dans bureaux de vote par anticipation pour les élections provinciales concernant quelque policiers, soldats, malades et prisonniers irakiens. Il s'agit du premier scrutin depuis 2005 et dans un cadre de baisse des violences. Lors des dernières élections en 2005, tous les électeurs, y compris les soldats, policiers, malades et prisonniers avaient voté le même jour, ce qui avait posé des problèmes de logistique, de sécurité, voire de fraude. Deux policiers qui gardaient une école devant servir samedi de bureau de vote dans la ville Tuz Khurmatu, sont tués par des inconnus qui ont pris la fuite. Cette ville de d'habitants à majorité turcomane chiite compte aussi des Kurdes et des turcomans sunnites.

thumb|right|Le président Bush et le premier ministre irakien tentent d'éviter une deuxième chaussure Jeudi : Le ministère de l'Intérieur irakien et le département d'État américain annoncent ne pas renouveler, avec effet immédiat, le contrat de la société privée de sécurité Blackwater dont 5 membres sont actuellement jugés pour homicide. Blackwater est la plus grande entreprise privée de sécurité utilisée par les Américains à Bagdad et ses agents assurent notamment la protection du personnel de l'ambassade des États-Unis à Bagdad. Le , 5 de ses agents sont accusés d'avoir tiré en rafale sur des civils irakiens désarmés, tuant 14 personnes selon l'enquête américaine, 17 selon l'enquête irakienne. Vingt personnes avaient été blessées. Trois colleurs d'affiches électorales ont été tués par des inconnus qui ont ouvert le feu sur eux dans la localité de Mandali près de la frontière avec l'Iran. Situé à à nord-est de Bagdad, Mandali est une ville à majorité kurde de confession chiite. Deux autres candidats sunnites ont été assassinés le même soir à Mossoul et à Bagdad.