Graincourt-lès-Havrincourt est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Graincourtois. Sa population est de au recensement de , elle connait un pic de population en 1876 avec . La commune est membre de la communauté de communes Osartis Marquion. La commune s'inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.
Géographie Localisation Localisée dans l'extrême sud-est du département du Pas-de-Calais, limitrophe du département du Nord et inscrite dans le paysage régional des grands plateaux artésiens et cambrésiens, Graincourt-lès-Havrincourt est une commune traversée par le canal du Nord et située, à vol d'oiseau, à au sud-ouest de la commune de Cambrai (aire d'attraction) et à au sud-ouest de la commune d’Arras (chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais)..
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes, dont cinq, Anneux, Boursies, Cantaing-sur-Escaut, Flesquières et Mœuvres, dans le département du Nord.
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Hydrographie
Le territoire de la commune, situé dans le bassin Artois-Picardie., est traversé par le canal du Nord, canal ou chenal navigable de , qui prend sa source dans la commune de Rouy-le-Grand et se jette dans la Somme Canalisée au niveau de la commune de Biaches.
Le canal Seine-Nord Europe (CSNE), reliant l'agglomération parisienne avec le réseau fluvial du Nord de la France et du Benelux et dont l'ouverture est prévue en 2030, traverse le territoire de la commune..
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Graincourt-lès-HavrincourtLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Épinoy à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent ... Ces paysages, qui concernent , sont constitués de 80,36 % de cultures, de 8,01 % d'espaces artificialisés avec les communes principales de Cambrai, Caudry, Bapaume et Avesnes-le-Comte, de 7,25 % de prairies naturelles, permanentes, de 3,19 % de forêts et de milieux semi-naturels, 0,77 % de friches industrielles, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau et de 0,04 % d’espaces industriels. Ces paysages sont dominés par les « grandes cultures » de céréales et de betteraves industrielles qui représentent de la surface agricole utilisée (SAU)..
Milieux naturels et biodiversité Espèces faunistiques et floristiques Le site de l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont et (espèces et sous-espèces) menacées et quasi-menacées..
Urbanisme
Typologie Au , Graincourt-lès-Havrincourt est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cambrai, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (93,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (93,5 %), zones urbanisées (4,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Voies de communication et transports Voies de communication
La commune est desservie par la route départementale D 930. Sur le territoire de la commune se trouve une partie de l'échangeur entre les autoroutes A26 et A2..
Transports
La commune se trouve à , à l'ouest de la gare de Cambrai, située sur la ligne de Saint-Just-en-Chaussée à Douai, desservie par des trains TER Hauts-de-France..
Le canal Seine-Nord Europe (CSNE), reliant l'agglomération parisienne avec le réseau fluvial du Nord de la France et du Benelux et dont l'ouverture est prévue en 2030, traverse le territoire de la commune.
Énergie En 2026, une installation de méthanisation par injection de biométhane provenant de déchets ménagers est installée sur le territoire communal. Cette installation produit ..
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Grincortis en 1096 ; Grancort en 1263 ; Graincort en 1297 ; Grincourt en 1484; Grincourt en 1793 ; Graincourt et Graincourt-lès-Havrincourt depuis 1801.
La préposition « lès » permet de signifier la proximité d'un lieu géographique par rapport à un autre lieu. En règle générale, il s'agit d'une localité qui tient à se situer par rapport à un lieu voisin. Par exemple, la commune de Graincourt indique qu'elle se situe près de la commune d'Havrincourt. D'usage vieilli, cette préposition n'est guère plus rencontrée que dans les toponymes, plus particulièrement ceux de localités.
Histoire
Antiquité Cette partie de la région connait une occupation humaine au moins depuis la fin de la dernière glaciation. Les archéologues, par exemple lors de fouille faisant suite au diagnostic réalisé du 9 mars au 17 avril 2009 dans le cadre du projet de canal Seine-Nord) ont découvert à Bourlon et sur le territoire de la commune des preuves d'habitat et d'agriculture pour la période allant du avant notre ère, et plus encore pour la fin de la période gauloise (fin du avant notre ère). Les restes archéologiques ont cependant été fortement dégradé par les labours successifsArchéologie préventive, ferme gauloise de Sains-lès-Marquion ; Une exploitation agricole nervienne très arasée, 2011-07-15, mis à jour 2011-08-10. Sur les 150 hectares de la future zone portuaire de Marquion, les archéologues de l'INRAP ont trouvé plusieurs habitats conservés dans le limon depuis la fin de la période néolithique ( millénaire avant notre ère). Des tombes de l'âge du bronze ont aussi été trouvées, de même que des restes d'enclos circulaires à tumulus (plus de de diamètre pour le plus grand), avec de nombreux restes d'habitations de la même époque sur le site. Plusieurs vestiges plus récents (âge du fer) tels que bâtiments agricoles, monument funéraire aristocratique, nécropoles et chemins ont aussi été trouvés, antérieurs à une villa gallo-romaine (plus de de long sur de large) équipée de thermes.
Trésor gallo-romain En janvier 1958, un important trésor d'argenterie gallo-romaine est découvert fortuitement au lieu-dit La fosse aux morts, par des démineurs qui cherchaient des obus sur les champs de bataille de la première guerre mondialeFrançois Baratte, « L'argenterie romaine en Gaule : l'apport des découvertes récentes », dans Universalia 1988, éditée par Encyclopædia Universalis, pp. 472-474.. On estime que l'ensemble a probablement été caché lors d'une période troublée (invasions barbares) car difficile à emporter en raison de son poids et de son encombrement. Le trésor témoigne de l'existence d'ateliers d'argenterie et d'orfèvres en Gaule romaine ayant une production originale même si certaines des pièces retrouvées provenaient probablement d'ailleurs. Des statuettes, plats et autre éléments de vaisselle d'argent ciselée sont mis au jour pour un poids total de . Préempté par l'État lors de la vente en juin 1958 à Paris, le trésor, qui date du de notre ère, est conservé au musée du Louvre. Il a fait l'objet d'études spécifiquesE. Will, « Le Trésor d'orfèvrerie gallo-romaine de Graincourt-les-Havrincourt », dans Arts de France, t. II, pp. 45-56, 1962; cité par F. Baratte..
Avant la Révolution française Avant la Révolution française, Graincourt est le siège d' au moins une seigneurieAmédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, , lire en ligne..
Philippe Thieulaine, seigneur de Graincourt en 1618, licencié es-droits, ancien échevin d'Arras, capitaine d'une compagnie bourgeoise de la ville d'Arras, est anobli le par lettres données au château de VuerenAmédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 218, lire en ligne..