Bellefontaine est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Bellifontains.

Géographie Localisation vignette|center|redresse=2.0|Localisation dans le département.vignette|centre|300px|Situation géographique de Bellefontaine.centré|Légende.

Géologie et relief Bellefontaine est une commune essentiellement agricole du pays de la Vôge. Son territoire forme un large plateau d'une altitude moyenne d'environ .

Une partie non négligeable de son territoire est boisée (plus de , soit environ 50 % de son territoire). La forêt domaniale de Humont ( environ) est la plus grande forêt du territoire de Bellefontaine. Il y a aussi, et non des moindres, la forêt domaniale de Thiébémont-les Drailles et les forêts communales du Rechentreux, de la Halleuche, de la Meilleure et de la Trotelée.

La commune dispose d'un habitat dispersé et compte une quarantaine de hameaux : le Ménil (anciennement Mesnil : qui veut dire habitation rurale, petite ferme) en est le plus ancien..

Avec ses , Bellefontaine se classe à la de la commune la plus étendue du département des Vosges (assez loin de la plus étendue : Le Val-d'Ajol et ses ) et à la au niveau lorrain.

Bellefontaine et le hameau du Pont de Pierre figurent sur une carte de la Lorraine du (1681)Carte de la Lorraine en 1681, Generalis Lotharingia Ducatus tabula, de Nicolaum Visscher, Atlas Van der Hagen (1681)..

Communes limitrophes

Hameaux Liste indicative de 39 hameaux : Au Caleuchot, La Belle-Croix, Clairesse, Gérardfaing, Haussonville, Jaillerey, l'Étang des PrêtresZNIEFF 410030193 - Étang des prêtres à Bellefontaine., la Gabiotte, la Gand-Croix, la Michotte, la Pierrache, la Trotelée, la Vierge des Voyageurs, le Banbois, le Blanc Murger, le Calvaire, le Gras Chien, le Haut de Bellefontaine, le Marbre, le Ménil, le Paquis des Six Frères, le Pont de Pierre, le Pont Jeanson, le Pont Poirot, le Potet, le Rupt Guéné, le Void de Cône, le Xati, les Boules, les Duchênes, les Huguels, les Maisons de Raon, les Marie-Jeanne, les Retondaines, les Trayes (petite partie), les Viaux, l'Étang de la Maix, Mailleronfaing, Rougerupt, les Abatteux.

Sismicité La commune est en zone sismique modéréeListe des communes couvertes par un PPR ou classées en zone sismique..

Hydrographie

vignette|300px|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|<center>Réseaux hydrographique et routier de Bellefontaine. La commune est située pour partie dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse et pour partie dans le bassin versant de la Saône au sein du bassin Rhône-Méditerranée-Corse.

Elle est drainée par : la Semouse., le ruisseau de Cône, le ruisseau la Niche, la Bramouse, le ruisseau de l'Étang de la Plaine, le ruisseau de l'Étang des Prêtres, le ruisseau de Rupt Guene, le ruisseau des Écrevisses et le ruisseau du Pont Jeanson... vignette|90px|La Semouse à Bellefontaine en aval de Gérardfaing.

La Semouse, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune, s'oriente au sud et se jette dans la Lanterne à Conflans-sur-Lanterne, après avoir traversé ..

Le ruisseau de Cône, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune et se jette dans le Côney à Xertigny, après avoir traversé ..

La Niche, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Saint-Nabord et se jette dans la Moselle à Arches, après avoir traversé ..

Le territoire communal compte aussi de nombreux étangs (une trentaine environ), certains accessibles au public : l'étang des Prêtres ou l'étang Cani.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Val-d'Ajol », sur la commune du Val-d'Ajol à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Voies de communication et transports Voies routières La commune est traversée par la route départementale , dont l'état est moyen. Le réseau routier communal est quant à lui d'état correct mais ne comporte aucun aménagement pour les cyclistes ou pour les promeneurs (hormis quelques trottoirs dans le village).

En revanche la commune est le point de départ de nombreux circuits pour VTT.

Le sentier de grande randonnée : GR 7, qui vient du Ballon d'Alsace traverse le territoire communal, au niveau de Mailleronfaing, du Calvaire et du Void de Cône, en direction de Darney et de la Haute-Marne (destination finale Andorre). vignette|190px|Gare de Remiremont desservie par le TGV, le LGV Est européenne et des TER Grand Est. La commune est également traversée par la Route Thermale RD 63, qui relie Bulgnéville à Plombières-les-Bains, en passant par Contrexéville, Vittel, Darney, Bains-les-Bains ou Xertigny.

Jusqu'en 1887, une partie de cette route (avec la D 3 et la D 434 (sur le tronçon Épinal - Plombières-les-Bains, en passant par Xertigny, formaient la Route nationale 57 qui reliait Metz à Besançon, ex-route impériale 76.

Transports en commun La commune n'est pas desservie par le chemin de fer, mais se situe entre les gares de Remiremont et de Xertigny.

Urbanisme Typologie Au , Bellefontaine est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Remiremont, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (50,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (49,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,5 %), prairies (27,6 %), zones agricoles hétérogènes (15,2 %), terres arables (7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.1|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Belefonteinne (1279) ; On banc de Bellefontaine (1294) ; Bellefontainne (1297) ; Bellefonteinne (1309) ; Biellefontenne (1338) ; Ecclesia parrochialis de Bellofonte (1390) ; De Pulcra, Pulchra Fontana (1402) ; Bellefontenne (1545) ; Belfontaine (1711)..

De l'adjectif de l'oïl belle et font « source », remplacé par fontaine..

Histoire L'église primitive du (1006) avait été construite sur l'emplacement de la fontaine Saint-Blaise, réputée miraculeuse, avant toute formation d'agglomération. Dans la mythologie celtique, Blaise (Bleiz) est un homme-loup instructeur de l'enchanteur Merlin.

La paroisse de Bellefontaine était sous l'autorité du prieuré d'Hérival jusqu'à la fin du , date à laquelle le prieuré fut dissous (vers 1790-1791). Dans l'histoire, de nombreux curés de Bellefontaine sont devenus prieur d'Hérival (et inversement).

Au , le village a été complètement déserté par ses habitants, de par la terreur que faisaient régner les seigneurs d'Arches dans le secteur. Le lieu serait resté désert pendant une centaine d'années.

À la fin du , l’hôpital de Plombières, fondé par Ancel, sire de Darnieulles, fut doté, avec le consentement du chapitre de Remiremont, de la cure de Bellefontaine. Le fondateur demanda que la direction de cet établissement fût confiée à un religieux d’Hérival. C’était chose faite le et cette situation se maintint jusqu’à la venue du duc Stanislas qui réorganisa administrativement l’hôpital.

Aux , de nouveaux habitants commencent à repeupler le pays, venant principalement du village voisin de Raon-aux-Bois. Ils s'installèrent au Ban du Ménil et formèrent ainsi le lieudit les Maisons de Raon.

À partir de cette époque, le village ne cessa de s'agrandir. La commune a compté en 1836.

Le , la commune est rattachée à Plombières-les-Bains, dans le cadre d'un syndicat intercommunal qui regroupe aussi les communes de Ruaux et les Granges-de-Plombières, mais le , Bellefontaine se sépare du syndicat. C'était le prémisse de l'intercommunalité.

L'arrêté /2009 prononce l'adhésion de la commune de Bellefontaine à la communauté de communes de la Vôge vers les Rives de la Moselle.

La chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours date du .

Les moulins à grains Au milieu du , six moulins à grain étaient recensés (dont quatre étaient déjà recensés, au milieu du , par la carte de Cassini).

Les uns alimentés par la Semouse. : moulin des Maisons de Raon (Moulin Gégout : ancienne féculerie - visible sur la carte de Cassini) ; moulin de Jaillerey (aujourd’hui en ruine, visible sur la carte de Cassini) ; moulin du Pont Poirot (ou moulin Durand : encore en activité dans les années 1980, visible sur la carte de Cassini).

Les autres par un affluent de la Semouse (ruisseau des Boules et du Pont Jeanson) : moulin du Pont de Pierre (encore en activité dans les années 1970-80 ?) ; moulin de Belle Croix (ou moulin Arnould : encore en activité dans les années 1950. Maintenant en ruine).

Ou encore par le ruisseau de Rouge Rupt à Mailleronfaing (affluent de la Niche) : moulin de Mailleronfaing (ou moulin Brûlé : en ruine, visible sur la carte de Cassini), il existait déjà au , si on en croit les archives du prieuré d'Hérival : Série H Clergé régulier avant 1790-14 H Prieuré d’Hérival, Archives Départementales des Vosges, 2004..

Dans l'ouvrage du baron de Férussac intitulé Bulletin des sciences géographiques, économie publique, voyages., de 1830, on apprend qu'il a été question de faire passer un canal entre la Moselle et la Saône (ancêtre du canal des Vosges ?) par l'Augronne, la Semouse et la Lanterne.

Le Blanc Murger En amont de la Semouse, on trouve dès 1547 un acte d'ascensement autorisant Demange Collignon à établir une forge..

Par lettres patentes le , le duc de Lorraine, Léopold , autorise à Étienne Boisbien, l'établissement d'une manufacture en fer, acier et coutellerieL'ancienne Métallurgie dans le département des Vosges, éd. Serpenoise, 1988..

L’usine est rachetée en 1754 par Denis Vinez.