thumb|La Bâtie des Vigneaux, dite mur des Vaudois. Le Pertuis Rostan, est un défilé montagneux du Dauphiné garni de fortifications, situé au nord de l'Argentière-la-Bessée (Hautes-Alpes, France), jusqu'à Saint-Martin-de-Queyrières.

Description Il est constitué des trois couloirs parallèles qui permettaient de franchir la muraille rocheuse barrant la rive gauche de la Durance, entre le Serre des Fourches, situé à à l’ouest de Sainte-Marguerite, et le torrent du FaureJ. Roman, Les barris de la Bâtie et le Pertuis-Rostan, Bulletin de la Société d'Études des Hautes-Alpes, 1918, p. 65..

On distingue : le couloir central, le Pertuis Rostan proprement dit, était long de , large de et profond de . Dès 1365, il était déjà, semble-t-il, fermé par une porte qui matérialisait la frontière douanière pour les marchandises venant d’Italie . Le couloir du Vieillo Vio, ou de la Vignasse, situé à plus au nord, et large de , offrait un accès plus facile. Le couloir utilisé auparavant par la RN 94 et qui est situé à au sud du premier couloir.

La fortification du Pertuis Rostan s’insérait dans le système défensif plus complexe qui barrait à la fois la vallée de la Durance et celle de la Gyronde : sur la rive gauche de la Durance la muraille du Barri couronnait la falaise entre le torrent du Riou Faure et celui du Riou-Sec, à au sud-ouest de la Bessée-du-Milieu. Il en reste aujourd’hui quelques vestiges. sur la rive droite de la Durance, le Barri (Barry) de la Bâtie, ou « Mur des Vaudois », à au sud du hameau de la Bâtie-des-Vigneaux, commune des Vigneaux un mur crénelé barrait le chemin de l’Argentière à Briançon par les Vigneaux. D’une longueur d’environ , il partait du cours même de la Durance et allait jusqu’aux escarpements de la rive gauche de la Gyronde. C’était un mur crénelé avec chemin de ronde, de 8 à de haut et de d’épaisseur ; il était complété par trois tours rondes espacées de et d’une hauteur moyenne de . Il en reste aussi aujourd’hui quelques vestiges.

On ignore la date exacte de construction de cet ensemble mais, l’examen des matériaux et l’analyse du mode de construction, permettent de penser qu’il remonte à la fin du ou au début du . Il est cependant possible, et vraisemblable, que l’on ait pensé de très bonne heure à interdire ces défilés et que les dauphins du Viennois les aient déjà fortifiés au . Attesté sous le nom de Fortificatio Bastide dans un acte de 1319.

Le Pertuis Rostan a toujours marqué la frontière entre le Briançonnais et l’Embrunais.

Le chemin de la Vieille Porte dit Pertuis Rostan a été classé au titre des monuments historiques le .

Référence

Voir aussi Bibliographie Anonyme, Construction des fortifications du Pertuis-Rostan, Annales des Alpes, 156-157. Nathalie Nicolas, Un patrimoine fortifié mais fragile. À propos de quelques châteaux hauts-alpins, Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, 2009, 15-21. J. Roman, Répertoire archéologique du département des Hautes-Alpes, Paris, Imprimerie Nationale, 1888, 20. Joseph Vollaire, Le mur des Vaudois et le PertuisRostan, , Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, 1918, (lire en ligne) J. Roman, Les barris de la Bâtie et le Pertuis-Rostan, Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, 1918, (lire en ligne)

Articles connexes Liste des monuments historiques des Hautes-Alpes Mur des Vaudois

Liens externes

Le Barry de la Bâtie et le Pertuis-Rostan

Catégorie:Géographie des Hautes-Alpes Catégorie:Monument historique dans les Hautes-Alpes Catégorie:Monument historique classé en 1988