est une commune française et une sous-préfecture située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Théols, la Tournemine, la Vignole, le Bénitier et divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'un site Natura 2000 et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Issoudun est une commune urbaine qui compte en . Elle est dans l'unité urbaine d'Issoudun et fait partie de l'aire d'attraction d'Issoudun.

Le patrimoine architectural de la commune comprend douze immeubles protégés au titre des monuments historiques, dont notamment le château de Frapesle, qui a abrité Honoré de Balzac lors de ses séjours dans la ville chez ses amis Carraud et où a été écrite une bonne partie de César Birotteau. Par ailleurs peuvent être cités : l'église Saint-Cyr, la Porte dite de l'Horloge, le hôtel-Dieu, la tour Blanche, le rempart médiéval de l'îlot Villatte, le couvent de la Visitation et le monument aux morts de la guerre de 1870-1871.

Deux immeubles sont labellisés « architecture contemporaine remarquable ». L’ancienne usine Indreco, actuellement PIAF (Pôle Images, Arts et Formations), une usine Art déco/moderniste à sheds et grande verrière d’escalier, construite en 1946-1950 par l’architecte René Chapaud, est labellisée en 2016.L’Extension du musée de l’Hospice Saint-Roch, une intervention contemporaine articulant les volumes existants, construite en 1995 par l’architecte Pierre Colboc, l'est en 2019.

Géographie Localisation

La commune est située dans l'est. du département de l'Indre, à la limite avec le département du Cher.

Les communes limitrophes sont : Les Bordes (), Saint-Aoustrille (), Sainte-Lizaigne (), Chouday (), Lizeray (), Condé (), Thizay (), Saint-Georges-sur-Arnon (), Saint-Ambroix (), Saugy () et Saint-Aubin ().

Les services préfectoraux sont situés à Châteauroux (), et les autres sous-préfectures sont La Châtre () et Le Blanc ().

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Lieux-dits, hameaux et écarts Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : Saint-Denis, Avail, Chinault, le Méz, la Bretonnerie, Pié-Girard, l'Artillerie et les Genêteries.

Géologie et relief La superficie de la commune est de et son altitude varie de .

Hydrographie Le territoire communal est arrosé au nord-est par l'Arnon et à l'ouest par son affluent la Théols qui y conflue avec deux de ses affluents, la Vignole et la Tournemine.

Paysages Elle est située dans la région naturelle de la Champagne berrichonne.

Milieux naturels et biodiversité

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Graçay à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Issoudun est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'IssoudunUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Issoudun, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols

Zonages d'études La commune se situe dans l'unité urbaine d'Issoudun, dans l'aire urbaine d'Issoudun, dans la zone d'emploi d'Issoudun et dans le bassin de vie d'Issoudun.

Logement Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements. de la commune :

Date du relevé 2013 2015 Nombre total de logements Résidences principales 85,7 % 84,9 % Résidences secondaires 1,8 % 2,1 % Logements vacants 12,5 % 13 % Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 52,4 % 54,2 %

Planification de l'aménagement

Projets d'aménagement

Voies de communication et transports Voies de communication La route nationale N151. passe par le territoire communal ainsi que les routes départementales : 8, 9, 9, 19, 68, 82, 131, 918 et 960.

Transports La ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon passe par le territoire communal, une gare dessert la commune.

Issoudun est desservie par l'unique ligne du réseau de bus TIG. ; par les lignes 1, 2 et 3 du réseau TIGR ; par les lignes U et V du Réseau de mobilité interurbaine. et par les lignes 1.3 et 4.2 du réseau d'autocars TER Centre-Val de Loire..

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre, à .

Énergie

Qualité de l'environnement

Risques majeurs Le territoire de la commune d'Issoudun est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Tournemine, la Théols et la Vignole. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1997, 1999 et 2016, partie 1 - chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Issoudun. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 61,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (84,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 2180 sont en aléa moyen ou fort, soit 43 %, à comparer aux 86 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999.

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible..

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

Toponymie Le toponyme d'Issoudun est attesté sous la forme Uxellodunum en 984 ; Exoldunum en 1190.

Composé de l'élément gaulois uxello, faisant référence à ce qui est ou . et du terme gaulois dunum signifiant , ou , le nom porté par la ville de l'Indre renvoie donc à la notion étymologique de « forteresse élevée »..

Ses habitants sont appelés les Issoldunois..

Histoire Préhistoire

Antiquité Située à mi-chemin de Bourges et de Châteauroux, la cité biturige d’Uxeldunum, détruite à l'approche de César et reconstruite par ce dernier est un site occupé depuis l’Antiquité sans discontinuité.. Deux bornes milliaires romaines ont été retrouvées au , tronquées et recreusées pour en faire des sarcophages. D'après les restes d'inscriptions déchiffrés, l'une date de Nerva et l'autre de Septime Sévère..

Moyen Âge vignette|110px|alt=Blason des Lusignan, seigneurs d'Issoudun.|Blason des Lusignan, seigneurs d'Issoudun.

Au , les seigneurs d’Yssoudun, princes de Déols et sires de Château-Raoul nommés Raoul, Ebbe(s) ou Eudes, frappaient leur propre monnaie. À la fin du , avec l’extinction de la famille des seigneurs de Châteauroux-Déols, Issoudun, comme leur héritière Denise de Déols (1173-1207), est ballottée entre les couronnes de France et d’Angleterre : française au traité d'Azay-le-Rideau de 1189, anglaise en 1196 au traité de Gaillon., Issoudun échoit à Philippe Auguste en 1200 au traité du Goulet. Les deux premiers maris de Denise ont en fait été choisis par les rois d'Angleterre Plantagenêts, comtes de Poitiers et ducs d'Aquitaine (et par là suzerains du Berry occidental ou Bas-Berry). Par son second époux, André de Chauvigny (1150-1202), s'accomplit la succession des seigneurs de Châteauroux et d'Issoudun, avec leur fils de Chauvigny (1188-1233), père de de Chauvigny (1224-1270).

Mais les Capétiens rachètent progressivement les titres des ayants droit, par exemple en 1221 et 1243.. À la mort du comte de Poitiers Alphonse en , Issoudun est définitivement rattachée au domaine royal et les Chauvigny exclus (même s'il y aura des engagements ou des apanages : ainsi François d'Alençon, frère puîné d', en est apanagé en 1576-84).

En 1356, le Prince Noir est devant la ville qui résiste ; seuls les faubourgs sont incendiés.

On trouve souvent que les Lusignan étaient sires d'Issoudun (cf. les armes ci-contre), mais il faut en fait comprendre d'Exoudun.

Le développement de la ville entraîne l’installation d’un couvent de franciscains (les Cordeliers) dans la première moitié du .

Au , la ville d'Issoudun connaissait une croissance d'industrie de drapier., mais souffrit d'une épidémie de peste en 1497.

Époque moderne Issoudun joue un rôle administratif important à partir de la fin du en étant le siège d’une élection (subdivision de la généralité de Bourges) et d’une subdélégation.

La ville d’Issoudun connaît une croissance démographique au début du , puisqu’elle passe de en 1709 à en 1726 (autour de )..