Danse avec les loups (), ou Il danse avec les loups au Québec, est un film américain réalisé par Kevin Costner en 1990... Il s'agit d'une adaptation du roman homonyme écrit en 1988 par Michael Blake.
Kevin Costner est à la fois réalisateur, producteur et acteur principal de son œuvre cinématographique. Le film reçut sept Oscars, trois et l'Ours d'argent pour une réalisation exceptionnelle au Festival international du film de Berlin de 1991. C'est l'un des films les plus récompensés pour une personne ayant travaillé dans le cadre de la réalisation d'un film, en plus d'être aussi producteur et acteur.
Danse avec les loups raconte l'histoire d'un officier nordiste décoré de la guerre de Sécession qui rejoint volontairement, lorsque les combats se terminent, un fort éloigné de toute civilisation. Le campement déserté sur place est isolé de tous. C'est avec les Sioux que l'officier sympathise et le rapprochement devient fraternel. Il est désormais surnommé « Danse avec les loups » et abandonne son poste pour vivre à leurs côtés.
Synopsis En 1863, durant la guerre de Sécession, le lieutenant Nordiste John Dunbar se trouve dans une tente militaire où des soins doivent lui être prodigués : il est très gravement blessé à un pied. Les soignants décident d'une amputation à venir, mais ils sont las d'en réaliser à la chaîne et ils souhaitent prendre leur repas avant de s'occuper de lui.
Profitant du fait que les médecins s'éloignent, l'officier remet sa botte, grimpe sur un cheval au hasard et se décide à mettre fin à ses jours. Sans la moindre logique apparente, il se lance au galop, sans armes, dans un aller-retour suicidaire devant les lignes ennemies qui sont à quelques mètres de lui. Il échappe miraculeusement aux balles, tandis que son mouvement revigore ses compagnons, qui lancent un assaut décisif. Le général Tide est témoin du coup d'éclat de Dunbar - qu'il prend à tort pour de la bravoure. Comme le lieutenant le supplie de ne pas lui faire couper sa jambe, le général lui accorde les meilleurs soins.
Décoré et entièrement rétabli, John Dunbar, à qui on a donné Cisco, le cheval de sa folle chevauchée, se rend à Fort Hays, où il est affecté à sa demande à un avant-poste en territoire indien . Le major Fambrough, à qui il s'adresse, est en proie à la démence en plus d'avoir un corps meurtri. Lui parlant avec emphase, le major lui signe son ordre de mission pour Fort Sedgwick et se suicide par balle peu après. Durant plusieurs jours, Dunbar parcourt la plaine de l’Ouest sauvage en compagnie du muletier Timmons chargé d'apporter au fort des vivres et des armes. Le lieutenant consigne également tous ses faits dans un journal. Mais le fort se révèle mystérieusement délabré et désert. Dunbar décide néanmoins de rester et le muletier repart en promettant d'informer l'armée de la situation.
Dunbar s'affaire dés lors aux tâches pour remettre le camp en état. Bien qu'il soit seul, il s'astreint à une discipline militaire stricte. Il découvre également avec perplexité des abris creusés jouxtant le fort ainsi que de nombreux cervidés morts dans un étang. Entre-temps, Timmons est tué sur le retour par des Pawnees, supprimant le dernier témoin de la présence de Dunbar au fort. Ignorant ces faits, le lieutenant patiente durant un mois et patrouille avec Cisco toujours plus loin, consignant dans son journal ses observations en attendant l’arrivée de renforts hypothétiques. Il rencontre aussi un loup qui n'est clairement pas membre d'une meute mais solitaire, comme lui. Le militaire tente lentement de l'apprivoiser au fil des jours, lui donnant pour surnom en référence au pelage blanc que l'animal a sur ses pattes avant.
Un jour où il se lave à l'étang, Dunbar découvre un Sioux fouillant le camp. Le soldat se terre, mais lorsque l'Indien tente de capturer Cisco, l'officier s'élance vers lui et le fait fuir. Sa présence révélée, Dunbar décide d'enterrer le gros de ses provisions et ses armes et effectue des tours de garde réguliers. Chez les Sioux (Lakotas), le chaman , celui qui a fait la rencontre avec le soldat solitaire, fait part de sa présence au fort et entrevoit l'opportunité d'établir un contact entre son peuple et les Blancs. L'impétueux déclare qu'il faut le tuer, mais le sage pense qu'un tel acte amènerait des représailles. Le chef reste indécis. Témoins de la réunion, le jeune et deux de ses compagnons tentent de voler Cisco le soir même mais le cheval leur échappe et retourne au fort. Ils sont imités le lendemain par des guerriers aguerris menés par , ce dernier narguant même Dunbar sous son nez, mais Cisco, fidèle à son maître et doté d'une certaine ruse, parviendra à se libérer rapidement une fois encore et retourne auprès de son maître.
Le militaire décide alors de prendre les devants et part à la recherche du camp indien. Sur le chemin, il trouve et sauve une indienne blanche, nommée qui se scarifiait les avant-bras (acte courant lors d'un deuil) et la ramène aux siens. Une fois sur place, le contact est bref et tendu mais les Indiens le laissent repartir. Le soir, souhaite que et aillent parler au soldat. Les deux Indiens se rendent donc au fort sous escorte et échangent avec Dunbar leurs premiers mots. Les échanges qui suivent permettent d'abaisser la méfiance réciproque, malgré une communication difficile. Dunbar comprend, cependant, que les Sioux attendent fébrilement l'arrivée des bisons.
est sollicitée par pour servir d'interprète. Elle a conservé quelques rudiments d'anglais, sa langue natale, après avoir été recueillie, très jeune, à la suite du massacre de sa famille par des Pawnees. Les échanges s'en retrouvent grandement facilités, mais le soldat Dunbar se refuse à en dire trop. Une nuit, il découvre une harde de bisons près de son fort et part prévenir les Sioux, gagnant encore en respect de leur part. Le camp déménage pour suivre la trace du troupeau, mais les voyageurs sont témoins du reste d'un massacre de bisons par des Blancs, tués uniquement pour leur fourrure et leur langue, et laissant les cadavres pourrir au sol. Bientôt, les Sioux s'établissent près du troupeau et peuvent chasser pour leur survie. Dunbar prend part à la chasse et utilise son arme pour tuer plusieurs animaux. Il sauve même d'une charge d'un bison blessé. Après plusieurs jours de chasse, les Sioux repartent et laissent Dunbar à son fort. Mais le soldat s'en lasse, malgré la présence de , et ne souhaite que revoir ses voisins.
Il décide de leur rendre visite, mais ne voulant pas risquer la vie du loup (qui peut être attaqué même s'il n'est pas hostile), lui court après pour le faire fuir, ce qui n'échappe pas aux Indiens. Il passe l'automne avec eux, mais se borne à en dire peu sur l'arrivée probable de Blancs dans la région, au grand dam de . Alors que les guerriers partent combattre les Pawnees, Dunbar demande à en être, mais demande à celui qu'ils nomment désormais de demeurer au camp pour veiller sur sa famille. Il ne reste alors au village que les enfants, les femmes, les personnes âgées.
Au fil des jours, Dunbar parfait son langage Lakota grâce à dont il tombe sous le charme. La femme se ferme, car toujours en deuil de son mari, ce que confirmera à Dunbar. L'homme repart à son fort et retrouve qui parvient pour la première fois à lui manger dans la main. Il retrouve ensuite chez les Indiens et tous deux finissent par se donner l'un à l'autre. Mais le soir même, des guerriers pawnees sont aperçus en route pour le camp. Dunbar demande alors à de partir au fort pour récupérer des armes à feu, et accompagné de , il y récupère son stock de fusils enterrés. Le jour venu, les nouvelles armes des Sioux repoussent victorieusement leurs ennemis malgré la perte de . Les guerriers Sioux reviennent au camp et Dunbar est de nouveau traité en héros.
Sous conseil de son épouse , finit par lever le deuil de . Elle et Dunbar se marient donc avec son aval et décident d'avoir un enfant. Plus tard, Dunbar confirme à que les Blancs finiront par arriver en nombre. leur montre à tous deux un casque de conquistador transmis par ses ancêtres, et leur confirme que les Blancs ont toujours convoité ces terres. Ils ont toujours été repoussés jusqu'ici, mais peut-être pas cette fois-là...
La tribu décide de migrer pour l'hiver, mais Dunbar souhaite récupérer son journal pour ne pas laisser d'indices compromettants. L'officier repart au fort, mais une fois sur place, il découvre que la relève est arrivée. Vêtu en Indien, le lieutenant se fait tirer dessus par les soldats et son brave Cisco est mortellement touché. Capturé, Dunbar décline son grade et son nom. Il mentionne son journal ainsi que son ordre de mission. Mais le précieux document semble avoir disparu. Dunbar est sommé de guider la troupe jusqu'aux Indiens mais il refuse de coopérer. Jugé comme traître, il reste captif au milieu d'hommes illettrés et brutaux — en attendant son transfert vers l'Est. L'un d'eux a subtilisé le précieux journal et s'en sert même comme papier hygiénique. Mais deux Sioux envoyés au fort en reconnaissance sont témoins des événements.
John Dunbar est convoyé par des soldats qui tentent, en chemin, de tuer lequel s'était montré pour accompagner son maître. Dunbar essaie de les empêcher, mais en vain. Un gradé met fin à ce jeu stupide, mais le loup, touché, finira par mourir. Alors que la caravane traverse un gué, les Sioux, menés par , attaquent le convoi et tuent les soldats tandis que le dernier survivant est tué par . Le jeune garçon s'assied ensuite près de la rivière où flotte désormais le journal échappé du corps d'un des geôliers.
Le petit groupe rejoint finalement le campement d'hiver et peut retrouver sa bien-aimée. Il déclare peu après au conseil que l'armée le considère comme un traître et le recherche, ce qui risque de mettre en péril la communauté. Il persuade ses amis de déplacer le camp mais déclare aussi qu'il devra les quitter, dans l'espoir de pouvoir un jour s'expliquer. relativise ; pour lui, le soldat qu'il était n'est plus, seul subsiste . Mais sa décision est irrévocable et souhaite l'accompagner.
Après un dernier échange avec et qui lui restitue son journal retrouvé dans la rivière, et quittent les Sioux sous les cris admirateurs de . L'armée trouvera plus tard le campement déserté, un loup hurlant dans le lointain. Un dernier intertitre mentionne que 13 ans plus tard, la dernière tribu Sioux libre se soumettra à l'autorité des Blancs à Fort Robinson au Nebraska. La grande culture des plaines s'est éteinte, la appartient au passé.
Fiche technique Sauf mention contraire, cette fiche technique est établie à partir d'IMDb.. Titre français : Danse avec les loups Titre original : Réalisation : Kevin Costner Scénario : Michael Blake, d'après son propre roman Musique : John Barry Direction artistique : William Ladd Skinner Décors : Costumes : Photographie : Dean Semler Son : Robert Fitzgerald Montage : William Hoy Production : Kevin Costner, Sociétés de production. : , Sociétés de distribution : , , (États-Unis), , (Royaume-Uni), AMLF (France) Budget de production : Pays de production : , Langues originales : anglais, lakota, pawnee Format. : couleurs - 2,35:1 - - son DTS / Dolby Digital /SDDS Genre : aventure, drame, western Durée : / () Dates de sortie. : États-Unis : Royaume-Uni : France : Affiche : Renato Casaro (États-Unis, Allemagne, Italie)
Distribution Kevin Costner (VF : Jean-Marie Winling ; VQ : Marc Bellier) : Lt. John J. Dunbar / (lakota : ). Mary McDonnell (VF : Marie Vincent ; VQ : Claudine Chatel) : Christine adulte / (lakota : ). Graham Greene (VF : Benoît Allemane) : (lakota : ), le chamane de la tribu. Rodney A. Grant : (lakota : ). Floyd Westerman : Chef (lakota : ). : (Stone Calf en VO) (lakota : ) vieil homme sage de la tribu Nathan Lee Chasing His Horse : , (lakota : ) jeune guerrier sioux Tantoo Cardinal : (lakota : ), épouse de « Oiseau Bondissant »