Froidchapelle ou Froid-Chapelle (en wallon Fritchapelle) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut. Elle se situe dans le parc national de l'Entre-Sambre-et-Meuse créé en 2022.
Toponymie L'origine du nom de Froidchapelle ou Froid-Chapelle viendrait d'un moine nommé Féroald qui aurait, selon la légende, bâti une chapelle à cet endroit qui aurait pris le nom de Féroald-Capelle qui deviendra avec le temps Froid-Chapelle. Les premières mentions du village de Froidchapelle datent de 673 sous le nom de Froildi Capella, en 1188 sous le nom de Frocapella. À partir de 1977, l'orthographie n'est plus Froid-Chapelle mais bien FroidchapelleArrêté royal du 17 septembre 1975 portant fusion de communes et modification de leurs limites, art. 333, § 1er: "Les communes de Froid-Chapelle, Boussu-lez-Walcourt, Erpion et Vergnies sont fusionnées en une nouvelle commune qui portera le nom de Froidchapelle.". L'anthroponyme Féroald ou Frodwald est issu des mots germains hrod signifiant « gloire » et de waldan signifiant « gouverner ». Géographie
Situation Froidchapelle se situe dans la botte du Hainaut. La commune est limitée à l'est par Cerfontaine et Silenrieux; au sud par Vaulx et Virelles (Chimay); à l'ouest par Rance (Sivry-Rance); au nord par l'entité de Walcourt.
Communes limitrophes
Sections de commune
# Nom Superf.(km²). Habitants(2025) Habitantspar km² Code INS 1 Froidchapelle 43,38 2.125 49 56029A 2 Fourbechies 4,97 183 37 56029A1 3 Vergnies 13,49 545 40 56029B 4 Erpion 6,71 339 50 56029C 5 Boussu-lez-Walcourt 17,99 875 49 56029D
Géographie physique Froidchapelle s’inscrit dans la botte du Hainaut, au cœur du parc national de l'Entre-Sambre-et-Meuse, dans un paysage doucement vallonné caractéristique du plateau hennuyer. Son relief présente une altitude moyenne d’environ 236 à , avec des points bas proches de et des hauteurs atteignant , ce qui confère au territoire une topographie modérément ondulée dominée par des plateaux ouverts et des zones boisées.
La commune repose sur les formations géologiques de la bordure méridionale du Synclinorium de Dinant, façonnées par l’orogenèse varisque. Le sous-sol est constitué de roches dévoniennes calcaires, schistes et grès issues des transgressions marines du Dévonien moyen et supérieur, auxquelles s’ajoutent des dépôts plus récents comme des sables tertiaires, loess et alluvions modernes. Ces caractéristiques géologiques expliquent la présence de sols variés, souvent perméables, et d’un modelé marqué par l’érosion ancienne.
Hameaux et lieux-dits Hameaux Paye à Fayi, La Lunette, Champ du Fou, Le Troupeau, Champ de Rance, Champ de la Truie, La Gare, Champ Colin, La Ronce et Fouberchies, ancienne commune rattachée à Froidchapelle.
Lieux-dits La Pieraille, Masu, Milombois, Le Coq, Tourne Bride, Le Rouzet, L'Arabe, Les Courtisarts, Tienne du Baillis, Queue de Rance, Le Saint-Antoine et Point du Jour.
Bois Bois des Hamaides, Bois de Walestru, Bois de l'Hernoi et Bois du Grand Berceau.
Hydrographie La Hantes (ou Hante), un affluent de la Sambre, prend sa source dans la commune, à Hurtau, à de la limite de Cerfontaine.
Démographie
Démographie: Avant la fusion des communes
Source: DGS recensements population 1880: Scission de Fourbechies en 1868 1970: Annexion de Fourbechies en 1965
Démographie : Commune fusionnée
En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :
Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées. Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvierhttps://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK
+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,01993101,21994104,71995108,31996108,61997111,11998114,51999114,82000116,42001118,12002119,22003121,42004125,62005127,82006127,32007126,72008126,42009128,22010130,12011132,42012134,52013136,92014138,52015139,62016137,22017138,32018138,82019139,02020140,22021140,82022142,22023142,32024143,42025142,82026140,4
Histoire Si l'on conteste à bon droit l'authenticité du testament de sainte Aldegonde, il n'en est pas moins certain que le chapitre de Maubeuge fut, dès ses origines, propriétaire de la forêt de Rance, au sein de laquelle furent créées au les villes-neuves de Froidchapelle, Fourbechies et Rance.
Vers 1188, Baudouin VI de Hainaut donne au chapitre de Maubeuge, avec l'agrément de Ghislain, châtelain de Beaumont, son vassal, deux tiers de la dîme de Froidchapelle et d'autres droits sur cette paroisse. Cette donation était en fait une restitution et celle-ci nous indique que la paroisse de Froidchapelle existait dès cette époque.
À la fin de l’année 1477, une échauffourée a lieu à Froidchapelle entre les troupes locales et les Français, au lieu-dit Boudrimont.
Maximilien d’Autriche, fils de l’empereur Frédéric III, et Marie de Bourgogne sont reçus à Mons le où ils font leur Joyeuse Entrée. Les Français, qui tiennent garnison à Chimay et dans les environs, au nombre de et , font des excursions jusqu'à Beaumont.Les seigneurs de Barbençon et de Witem, avec Gilles de Bouzanton, dit le Veau, seigneur de Lompret et d’Imbrechies, à la tête de , les ayant cherchés et rencontrés à Froidchapelle, les chargent avec tant de vigueur qu'ils les mettent en fuite et font et .L’année suivante, une trêve est enfin conclue entre Louis XI et Maximilien, le roi de France doit restituer toutes les places du Hainaut.
En , les habitants se rendent à Beaumont pour accueillir leur nouveau seigneur, Charles de Croÿ, prince de Chimay, comte de Beaumont : .
Comme c’était malheureusement le cas partout, les villageois souffraient des passages nombreux de bandes armées. Aussi, quand la paix était signée, c’était l’occasion de grandes réjouissances :
a. La paix des Pyrénées en 1659 : . b. Traité de Nimègue en 1679 : . c. Traité de Rijswick en 1697 : .
A l’époque française, le village fait partie du canton municipal de Beaumont, département de Jemappes, pour redevenir une commune autonome en 1800. De la fin juillet à , elle est versée temporairement dans le département du Nord.En 1798, un habitant, Jean-Baptiste Hazard, est condamné à 4 ans de fers pour avoir abattu l’arbre de la liberté, il est exposé au carcan puis envoyé à Brest où il décède peu après son arrivée. On a retenu le nom de de Napoléon décorés en 1858 de la médaille de Sainte-Hélène et de 19 autres, dont quelques-uns sont décédés aux quatre coins de l’Europe.
À partir de 1836, les bois qui appartenaient à la Société générale, sont cédés à diverses sociétés comme Coghen-Bernard et la Société De Coppin. La dernière nommée veut mettre fin à la vaine pâture dont disposaient les habitants sur les du Bois-le-Comte alors que les propriétaires les limitaient à . Après de nombreuses transactions, un accord est trouvé le . Les propriétaires rachètent définitivement les droits d’usage et accordent une somme de à la commune.
Dès 1855, la société de (Dortmund 1779 - Bruxelles 1852) acquiert un premier bien, celui de la Ferrière septentrionale, qui sera suivi de beaucoup d’autres. En 1858, il décide le défrichement de et la construction de pratiquement identiques. Le qui voit le jour est celui d’Hurtau, à la limite de Cerfontaine, dont le domaine qui s’étend sur .
Fourbechies est détaché de Froidchapelle, avec beaucoup de difficultés et d’amertume de part et d’autre, par une loi du (le hameau sera réintégré le ).
En 1870, Paris, assiégé par les Prussiens, a recours aux ballons captifs pour garder le contact avec l’extérieur. 71 partiront de la capitale dont 5 atteindront la Belgique. Le , le à prendre l’air, le Jules-Favre , atterrit dans la commune. À son bord, de dépêches, , le pilote et .vignette|L'église.En 1879, on multiplie les emprises pour le chemin de fer de Chimay à Frameries (future ligne 109). L’année suivante, on autorise l’installation d’une briqueterie sur le tracé de la voie à du bois d’Hernois. On envisage la fabrication de briques pour la construction de la gare.
Durant la Première Guerre mondiale, La commune compte une quarantaine de combattants dont 5 meurent au front (le monument aux Morts porte ) et en Allemagne le , dont 8 ne reviendront pas. La veille de l’armistice, un avion britannique tombe à Martinsart. Ses deux occupants, un Écossais et un Canadien sont tués.
Durant la Seconde Guerre mondiale, en 1942, la liste remise au roi Léopold III par le Comité d’Initiative pour la Libération des Prisonniers wallons compte pour la commune pour Froidchapelle. L’un d’eux décède en captivité. On déplore aussi la perte d’un déporté et la veille de la libération, d’une habitante.
Cinq avions sont tombés sur le territoire de la commune durant la guerre : et , deux britanniques et un américain. Durant l’année 1944, un champ d’aviation, satellite de celui de Florennes, pour chasseurs de nuit a été implanté à Cerfontaine, à la limite de Froidchapelle vers le Lègnery et Martinsart.
Le , à la veille de la libération, on a frôlé la catastrophe. Un coup de feu est tiré vers 15 h, à la Pierraille, sur les Allemands en retraite. Aussitôt, c’est un déluge de feu. Une personne de 68 ans qui sort d’une maison est touchée mortellement, une maison est incendiée. Trois hommes du quartier sont arrêtés et conduits au centre du village où ils resteront plus d’une longue heure face au mur de l’église, en attendant qu’on ait rassemblé pour les fusiller. Dans le village, c’est le sauve-qui-peut. Heureusement, l’officier (probablement un SS), qui veut faire payer cette agression et faire un exemple, vient de recevoir l’ordre d’avancer. Son successeur, plus calme et plus pondéré, exige du bourgmestre qu’il se porte garant de ses concitoyens pour qu’il n’y ait plus d’incident du genre. A 20 heures, les derniers Allemands doivent quitter la commune. Le lendemain matin, les Américains les ont remplacés.
À côté de l’école communale existe aujourd’hui encore une école libre tenue de 1881 à 1970, par les religieuses Filles de Marie de Pesche.
Armoiries
Le blason d'origine, qui se trouvait dans l'ancien salon communal, fut volé par les troupes allemandes lors de la Première Guerre mondiale. Celui-ci comportait en son centre le blason du comté de Beaumont, surmonté d'une couronne et le collier de la Toison d'or dans le bas. Politique et administration vignette|La maison communale.
Conseil et collège communal 2024-2030
Ci-dessous, le tableau des résultats des élections communales de 2024.
PartiVoix (2024)Voix (2018)% (2024)% (2018)+/-Sièges+/-CollègeEC 1.699 1.790 66,81% 71,12% 4.31 % 1.0DéFI 242 159 9,52% 6,32% 3.2 % 0.0P C 602 - 23,67% - 0.0 % 3.0AC - 568 - 22,57% 0.0 % 2.0Total % %
Collège communal Bourgmestre Alain Vandromme MR - Entente Communale 1er Échevin Jean-Michel Aelgoet Les Engagés - Entente Communale 2e Échevin Sylvain Jaspart MR - Entente Communale 3e Échevine Fabienne Moreau Entente Communale Présidente du CPAS Élodie Verbruggen Entente Communale
Liste des bourgmestres depuis 1830
Willy Decuir, de 2007 à 2019 (MR). Alain Vandromme, de 2019 à aujourd'hui (MR).
Patrimoine et culture Patrimoine architectural vignette|L’église Sainte-Aldegonde.|317x317px L'église Sainte-Aldegonde, édifiée en 1643, reconstruite en grande partie au , le chœur fut reconstruit en style classique en 1756. La chapelle du Calvaire, chapelle ouverte de style néo-classique érigée en 1852. La chapelle Saint-Antoine, potale recomposée au ou au début du .
La ferme du Ravet, construite en 1749, partiellement reconstruite et amplifiée au . le presbytère, date de 1756 et reconstruit au troisième quart du .