San est une ville et une commune urbaine malienne, chef-lieu du cercle de San et de la région de San. La commune de San compte en 2023DNP, Répartition de la population par communes, Mali 2023. Ses habitants sont appelés les Sanois et les Sanoises.

Géographie 180 px|vignette|gauche|Carte administrative La ville de San est située au sud et en rive droite de la rivière Bani affluent du Niger et sur la route nationale (axe Bamako-Sévaré) à à l'est de Ségou, à au nord-est de Bamako (capitale du Mali) et à à l'ouest de la frontière entre le Burkina Faso et le Mali par la route nationale RN 35.

Elle est un carrefour de développement entre le Mali, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire. La région de San correspond à une grande plaine alluviale dans la vallée du Bani, dans la zone soudanienne malienne. Dans cette région où les altitudes oscillent entre , se situe la ville de 4,9 de longitude Ouest et 13,3 de latitude Nord.

Histoire L'histoire de la ville de San est liée à trois symboles, la mare (sanké en langue locale), le figuier (toro en langue locale) et le puit, le puit prend le nom de karantéla qui signifie hors de danger (kara : danger, téla : hors)Youssofodek, Monographie sommaire de la commune urbaine de San, consulté en 2025.

En janvier 1891, le pays de San est placé sous la protection de la France, par le traité signé entre le Capitaine Monteil et l'Almamy Lassana Téra, chef de SanBakari Kamian, Les Cahiers d'Outre-mer, Une ville de la République du Soudan, San, 1959. Alors que le Soudan français est une colonie française, San devient par la loi du Loi du relative à la réorganisation municipale en Afrique Occidentale Française, en Afrique Equatoriale Française, au Togo, au Cameroun et à Madagascar , une commune de moyen exercice, dirigée par un maire, fonctionnaire nommé par le chef de territoire, assisté d’un conseil municipal élu par un collège uniqueKô Samaké, Modibo Keïta, Recherche sur l’Historique de la Décentralisation au Mali : De la Période Coloniale à la , Penser pour agir.org, 7 février 2006 .

La loi du donne un statut commun à toutes les communes créées avant l’indépendance du Mali en 1960. Un conseil municipal élu désigne en son sein le maire et un ou plusieurs adjointsMLT.

Villages et quartiers La commune urbaine s'étend sur relevées lors du recensement général de 2009Instat Mali, 4e RGPH 2009, Répertoire des villages, , mars 2013. Les quartuers les plus peuplés sont : Médine () ; Lafiabougou () ; Santoro ().

La loi 2023-007 attribue à la commune urbaine 21 quartiers dont 10 en zone urbaine et 11 en périphérieMATD, Annexe de la loi 2023-007 du 13 mars 2023, portant création des collectivités territoriales p.321 :

Politique et Sécurité La commune de moyen exercice de San est instaurée en , elle devient une commune de plein exercice le . +Politique Année Maire élu Parti politique 2004 Jabriou Ababacar Haïdara URD 2009 Sina Oumar Traoré UFDP 2016 Sina Oumar Traoré UFDP Sécurité

Le ministre de la Défense et des Anciens combattants (MDAC), le colonel Sadio Camara, a inauguré le nouveau camp militaire de San le . Cette nouvelle infrastructure militaire va abriter le d’infanterie motorisée. C’était en présence des autorités administratives et politiques ainsi que des légitimités traditionnelles et religieuses de la nouvelle région administrative du pays. Cette infrastructure vient renforcer le dispositif et le maillage sécuritaire de la nouvelle région et sa capitale qui est désormais une ville garnison hautement sécuriséeMamadou Lamine TRAORE.

Enseignement vignette|Élèves de l'école de Médine (du nom d'un quartier de San) Les tout premiers enseignements dispensés à San furent coraniques avant l'arrivée des colons. C'est pourquoi ce fut un lieu d'attraction pour les disciples et plusieurs contrées qui vinrent s'abreuver de connaissances coraniques et islamiques.

L'école française de San, créée officiellement en 1906 par Édouard Mandagout, ne comptait qu'une vingtaine d'élèves dans un bâtiment d'occasion sous la direction d'un sous officier français quelques classes au début. De nos jours, la ville dénombre un lycée public, des lycées privées, des écoles professionnelles, des écoles fondamentales, et des écoles maternelles

L'école fondamentale Babou DIONI de San, une école historique et l’école privée catholique de San

Le lycée public de San a ouvert ses portes en . L'année scolaire 2008-2009, il accueille répartis en A.M. Cissé, Le ministre Touré à San, Sikasso, Koutiala et Bougouni : le devoir de franchise, L'Essor, .

Situé au centre du Mali, San fut longtemps considéré comme un repère par les institutions nationales pour les questions éducatives et culturelles. L'ENSEC de San (École Normale Secondaire) a formé plus d'un millier de maîtres du second cycle de 1979 à 1993.

Un orphelinat baptisé Providence dofini (qui signifie Providence de Dieu en langue bwa) a été inauguré le par Mme Touré Lobbo Traoré, présidente de la Fondation pour l’enfance et femme du président Amadou Toumani Touré. Situé dans le quartier de Parana sur la route de Mopti, il a été financé par des partenaires italiens, allemands, français et monégasques pour un montant de de Francs Cfa. Les orphelins, dont les premiers ont été accueillis le , sont âgés de deux semaines à six ans. Ils sont pris en charge par les Filles du cœur immaculé de Marie (FCIM)Mme Touré Lobbo Traoré dans la Région de Ségou : un orphelinat et un Cscom bienvenus, L’Essor, 18 mars 2008 . L'association Carrefour de Développement et de la Paix au Mali (CLUB SAN CDPM SAN NIETA) œuvre pour la scolarisation des filles et des enfants démunis.

Culture et tourisme À au nord-est de Bamako sur une route bitumée, San est une halte rafraîchissante et un lieu de transit obligé pour accéder aux principaux sites touristiques du pays. Cependant, la ville possède un charme indéniable qui vaut la peine qu'on s'y arrête un moment.

Dans le cercle de San : le puits sacré de Karantela ; le bois sacré de Santoro ; la mare de Sanké ; la plaine rizicole et la station de pompage ; l'affluent du fleuve Niger (le Bani) à Bélénitièni ; le seuil de Talo ; le village Teriyabugu (œuvre du père Bernard Vespieren). Sanké Mô

vignette|Pendant le festival du Sanké mô en 2018. Elle est vieille de plus de en cette année 2024 et est liée à l'année de la fondation de la ville.

Tous les ans depuis l', au mois de juin, les populations de San et les villages environnants, à l'occasion de la pêche du Sanké, commémorent le Sanké mô par des manifestations.

Le conseil des ministres réuni le a adopté un projet de décret portant classement dans le patrimoine culturel national de la mare de Sanké, lieu de pêche rituelle collective et festive appelé « Sanké mon ». Ce décret Conseil des Ministres du 26 janvier 2011.

Le , le gouvernement a adopté en Conseil des ministres des projets de décret portant classement dans le patrimoine culturel national du Sanké mon.

Le Festival Sanké Mô, une initiative de l'association Alliance Dofera ni Banabako de San - ADBS et de ARS Entente Sanoise se déroule depuis 2008 en même temps que la pêche traditionnelle collective dans la mare Sanké. Le festival allie musique, danse, sport, pêche et foire commercialeL. Diarra, B Magassa, Festival Sanké Mô : tradition, culture et business font bon ménage, L’Essor, 10 juin 2009 .

Économie La rivière Bani qui traverse la partie Nord du cercle de San, joue un rôle déterminant dans ce milieu naturel, dans la mesure où sa crue assure l'alimentation de la nappe phréatique et de la Mare de Sanké qui a, depuis longtemps, été une zone favorisée de riziculture très développée et de pêche. Les bords de la plaine d'inondation consistent des alluvions sableuses aptes pour les cultures de mil, d'arachide, de fonio et de l'élevage. Cette position stratégique de carrefour de routes entre les zones d'inondation du Bani et Niger et la plaine exondée a valu à San sa position de marché important.

San dispose entre autres atouts : des terres aménageables ; du potentiel hydrique (l'affluent du fleuve Niger, le Bani passe à Bèlènitiegni à de San) ; de la zone rizicole ; des filières céréalières, fruitières et maraîchères ; d'un potentiel pour l'élevage des bovins, des ovins, des caprins ; d'un potentiel d'exploitation de noix de karité, gomme arabique ; d'un potentiel énergétique ; de facilité d'accès au périmètre rizicole ; d'un parc automobile important pour le transport national et international de marchandises ; d'une main-d'œuvre qualifiée ; d'une infrastructure immobilière appropriée pour accueillir d'importants projets.

alt=usine|vignette|Usine sereme

En 1973, une sécheresse terrible dévaste le Sahel et la famine cause la mort de milliers de personnes. Sollicité par les plus hautes autorités maliennes, le Père Verspieren crée à San l’association Mali Aqua Viva. Sous le slogan « l’eau c’est la vie » débute alors la plus fantastique campagne de forage que le Mali ait connu. Plus de sont à porter à l’actif de l’association, qui existe encore aujourd’hui. Comme il le disait lui-même, après l’eau bénite, le Père Verspieren se lance dans le défi de l’eau potable !

Les premiers forages sont alors équipés de pompes à pied ou à main. Puis un jour, le Père découvre en Corse une des premières pompes solaires à photopiles. Quoi de mieux pour le Mali où le soleil ne voile que rarement sa face ? La première pompe solaire du pays est installée en 1977. Le Père en installera plus de 125 et deviendra le pionnier des énergies renouvelables au Mali.

Infatigable bâtisseur, il construit dans le même temps des écoles et des dispensaires, crée des jumelages entre villes françaises et maliennes, s’occupe de groupements féminins et de centre de réadaptation orthopédique. Mais plus que partout ailleurs, son amour pour le Mali et pour ses habitants est visible dans sa dernière œuvre : Teriya Bugu.

Après la SOMASAC (Société Malienne de Sacheries) qui a fait son temps, San a aujourd'hui une zone industrielle Parana-Sienso très vaste dont l'un des premiers investisseurs est Hassane dit Madou SEREME Promoteur de l'Huilerie Sérémé.

Présentation Huilerie Aïssata Sérémé (pour l'autosuffisance en huile et aliments bétail des Sanois).

Située dans la zone industrielle San-Sienso, l'huilerie Aïssata Sérémé est la plus importante usine de production d'huile et d'aliments bétail de la région de San. Son fonctionnement a été rendu possible grâce au financement exclusif de la BNDA.

Créée en 2016 par son promoteur Hassane dit Madou Sérémé commence sa production en 2018. Elle emploie à ce jour hommes et femmes dont .

L'usine produit essentiellement de l'huile de graine de coton et de l'aliment bétail, 140 à d'aliment bétail et à peu près d'huile. Cette production est destinée aux populations partout au Mali.

Cultes gauche|290px|vignette|La grande Mosquée de San Comme pour l'ensemble du Mali, la principale religion est l'Islam, avec néanmoins une présence animiste et des minorités chrétiennes (catholiques et protestantes).

San est le siège d'un diocèse établi le .

La ville de San comporte plusieurs mosquées, dont la Grande Mosquée de San, monumental édifice d'architecture soudanaise.

La grande mosquée de San a été construite en 1941.

La Cathédrale Notre-Dame-de-Lourdes de San est le siège du diocèse catholique de San.

Transports San étant est une ville de transport par excellence. Elle est un carrefour du Mali et constitue un passage obligé pour atteindre le nord du pays. Elle est desservie par beaucoup de compagnies de transports telles que BANI TRANSPORT, BINKE TRANSPORT, BITTAR TRANS dont les promoteurs sont souvent natifs de San.

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