Rochet-Schneider était un constructeur automobile lyonnais, fondé en 1894, dont le slogan de vente était « force, simplicité et silence ». La société a officié dans la première moitié du , d'abord dans la construction d'automobiles de prestige et grand tourisme jusqu'en 1932, puis racheté par la société Berliet. Les usines se situaient à Lyon dans le , rues Paul-Bert et Feuillat.
La firme fut fondée par Édouard Rochet, fabricant de bicyclettes, et Théodore Schneider, producteur de soieries à Bourg-Argental, en 1889 à Lyon. À partir de 1899, elle se spécialise dans les voitures à moteur à pétrole et pour cela fait édifier dès 1900, une nouvelle usine de à l’Est de Lyon. Entre 1895 et 1901, l'entreprise a construit environ 240 voitures monocylindres de type « Benz ».
En 1905, une opération boursière dissout la société française pour créer Rochet-Schneider Ltd, avec transfert de son siège social à Londres, tout en conservant l'usine de production à Lyon. La production n'a jamais dépassé 250 voitures par an. Après cette opération, le chiffre d’affaires chute de 40%. Quatre ans plus tard, la société anglaise est dissoute. Une nouvelle société est créée en , Établissements Rochet-Schneider SA. L’objectif de la nouvelle société étant surtout d'ordre financier, Théodore Schneider en 1910 puis Edouard Rochet en 1917 quittent la société qu’ils ont eux-mêmes créée.
En 1912, la société Rochet-Schneider se lance dans la fabrication d'un nouveau châssis pour véhicules utilitaires de 12 CV, avec transmission à cardan spécial et pont arrière à double démultiplication. Ce châssis servira de base à différents petits utilitaires légers jusqu'au milieu des années 1920.
Entre 1914 et 1918, le constructeur se consacre à l'économie de guerre (pièces de moteurs d’avion, obus), et à la fabrication d’un seul type de camion : un modèle de 1,5 tonnes, dont exemplaires sont livrés à l’armée française lors de la Première Guerre mondiale. Ils seront utilisés notamment comme véhicules sanitaires. vignette|droite| Rochet & Schneider (1900). Dessin du véhicule numéro 1. vignette|droite| Rochet-Schneider (1907) Londres thumb|upright=1.2|Autocar Rochet-Schneider type « Torpédo », pour le transport de pèlerins entre Corps (Isère) et le sanctuaire de Notre-Dame de la Salette. Collection Histo Bus Dauphinois, Pont-de-Claix, Isère.
Dès la fin de la guerre, dans les années 1920, Rochet-Schneider, spécialiste de la petite série haut de gamme, souffre énormément de l’étroitesse du marché français de la voiture de luxe. La production d’automobiles cesse définitivement en 1931 et l’entreprise se consacre uniquement aux véhicules industriels. Neuf nouveaux modèles sont homologuées en 1931. Certains châssis reçoivent des carrosseries spéciales pour différents usages : fourgons, autocars, sorties des grands carrossiers lyonnais : Faurax & Chaussende, Rousset… et parisiens Paquette, Dantan… (Nota : à l'époque, les constructeurs ne livraient jamais des véhicules terminés en état de marche mais uniquement des châssis motorisés destinés à recevoir une carrosserie commandée par le client à un carrossier de son choix.)
En 1930, la société Rochet-Schneider employait environ 800 personnes et achète la licence du moteur diesel Oberhänsli qui lui permet de présenter, en 1933, le moteur diesel 6 cylindres développant 120 cv. La production de véhicules utilitaires est dotée d’une mécanique de pointe sur des châssis très rigides à entretoises renforcées bénéficiant d’une suspension par ressorts elliptiques longs et d’un freinage à air comprimé. Les véhicules sont baptisés : Ajax, Phébus, Centaure. La société construit également des véhicules ferroviaires.
Les années de reprise après la Seconde Guerre mondiale et ses difficiles conditions économiques vont être fatales à Rochet Schneider qui va cesser sa production de châssis en 1950. L’activité de production se transforme alors en sous-traitances diverses. L'effectif de la société Rochet-Schneider tombe à 200 salariés et doit louer ses vastes locaux de production à d’autres industriels, dont à la société des Automobiles M. Berliet. En 1949, Rochet Schneider travaille à la réalisation de prototypes de camions militaires : le T6 et le T12. Le contrat et le projet sont repris par Berliet et les ingénieurs du bureau d’études Rochet-Schneider sont intégrés dans ceux de Berliet en 1954. Ces véhicules deviendront les Berliet GBU – TBU de 1957.
En 1959, la production est arrêtée et la société est rachetée en totalité par Berliet..
Chronologie vignette|droite|Publicité de 1929. vignette|Portail de l'ancienne usine Rochet-Schneider, rue Feuillat (2005). vignette| Rochet-Schneider (1907). vignette|droite|RS Type 29500, 26-six, Limousine 1930. thumb|right|Automobile RS de 1899, exposée au musée de Rochetaillée. 1889, la Société de Construction Vélocipédique du Rhône, est fondée par Edouard Rochet et Théodore Schneider. La production concerne des cycles. 1892, création de la Société Lyonnaise de Construction Vélocipédique et Automobile Rochet & Schneider. 1896, construction de la première voiture. 1905, fondation de la Rochet and Schneider Limited., le siège social est à Londres, les usines restent à Lyon. 1909, constitution de la Société anonyme des établissements Rochet - Schneider, 1909, départ de Théodore Schneider qui crée les Automobiles Th. Schneider. 1909, constitution de la Société du carburateur Zénith filiale dont la maison mère détient 88 % des parts. 1913: le Président de la République française Raymond Poincaré roule en torpédo Rochet-Schneider. 1931, arrêt de la production automobile, 1951, fin de la production des poids lourds. 1959, devient filiale de Berliet. 1968, arrêt des activités.
Types de véhicules thumb|Camion pinardier. thumb|right| voiture de 1924, 16cv, type 16500, carrossée en double phaéton. thumb|right| voiture de 1924, 20cv, type 20500, carrossée en torpedo. vignette|droite|RS Type 10000 préservé en Allemagne. vignette|droite|RS à Lyon. Après un banquet, les blessés sont emmenés dans les hôpitaux.
Automobiles .., 8 CV, 1901 . Moteur, 2 cylindres ( plus de 300 Voitures) 7S, 16-20 CV, 1907 châssis à empattement de et voies avant arrière , pneus 810 x 90 moteur , 4 cylindres en ligne, cylindrée , alésage course boite mécanique 3 vitesses 7S, 30-35 CV, 1907 châssis à empattement de et voies avant arrière , pneus 920 x 120 moteur, 4 cylindres en ligne, cylindrée , alésage course boite mécanique 4 vitesses 7S, 40-45 CV, 1907 châssis à empattement de et voies avant arrière , pneus 920 x 120 moteur, 4 cylindres en ligne, cylindrée , alésage course boite mécanique 4 vitesses 4-5S, 25 CV, 1911 châssis à empattement de et voies avant arrière , pneus 810 x 90 moteur S-4, 4 cylindres en ligne, cylindrée , alésage course boite mécanique 4 vitesses 12CV, 1909-14, type 9000, châssis à empattement de et voies avant arrière , pneus - x - moteur S-4, 4 cylindres en ligne, cylindrée , alésage -cm course -cm boite mécanique 4 vitesses 16 CV, 1920 châssis à empattement de et voies avant arrière , pneus 820 x 120 moteur S-4, 4 cylindres en ligne, cylindrée , alésage course boite mécanique 4 vitesses 18 CV, 1920 châssis à empattement de et voies avant arrière , pneus 880 x 120 moteur S-4, 4 cylindres en ligne, cylindrée , alésage course boite mécanique 4 vitesses 30 CV, 1920 châssis à empattement de et voies avant arrière , pneus 895 x 135 moteur S-6, 6 cylindres en ligne, cylindrée , alésage course boite mécanique 4 vitesses
vignette|Publicité 192426 cv, 1924, type 16500, moteur 4 cyl., type Y10, alésage : , course : , cylindrée 30 CV, 1921, type 18400, moteur 6 cyl., alésage: , course: , cylindrée . vignette|Publicité (1923).20cv, 1924, type 20500, 18 CV, 1923-25, type 25000, châssis à empattement de , voies avant arrière , pneus 820 x 120 moteur 4 cyl., type Y10, alésage : , course : , cylindrée 20 CV, 1929, type 29000, châssis: empattement , poids du châssis, , moteur 6 cyl., alésage : , course : , 26 CV, 1929, type 29500https://3.bp.blogspot.com/-0Qh2UYEsGTE/TZMxgud9S5I/AAAAAAAABLg/m4DkLT2xurc/s1600/R%25C3%25A9cemment+mis+%25C3%25A0+jour3.jpg, châssis: empattement , poids , moteur 6 cyl., alésage : , course : ., Autobus 19 CV, type 28000, livrés en 1931 et 1932 à la Compagnie Omnibus et Tramways de Lyon (18 unités) 19 CV, type 28000, livrés en 1931 à la Compagnie Générale Française de tramways à Toulon puis Marseille (7 unités) 18 CV, type 32000, livrés en 1932 et 1933 à la Compagnie Omnibus et Tramways de Lyon (10 unités) type 35000, livré en 1933 à la Compagnie Omnibus et Tramways de Lyon (1 unité)
Voitures préservées vignette|droite| Type 10200, 4cyl, 11CV 1911 exposée au musée automobile de Vendée. thumb|droite|Type 12 du musée national de l'Automobile à Mulhouse. thumb|droite|Type 14 du musée national de l'Automobile à Mulhouse. thumb|droite|Modèle 10000 conservé dans les réserves du musée national de l'Automobile à Mulhouse. N° de série : -----52, Modèle : --------- , 1895, Vis-à-vis, Musée de l'automobile Henri-Malartre Rochetaillée N° de série :---1369, Modèle : ---------, N° de série :---, Modèle : -3500, 1905, entrée dans les collections du Musée automobile Reims Champagne le (donation des propriétaires)., N° de série : --7353, Modèle : --7000, 1907, 40-50HP, préservée aux États-Unishttps://www.christies.com/lotfinder/LotDetailsPrintable.aspx?intObjectID=2426940 N° de série : --9006, Modèle : --9000 , 1909, Double Phaéton, Musée de l'automobile Henri-Malartre Rochetaillée N° de série : --9104, Modèle : --9000 , 1909, Cab, Musée de l'automobile Henri-Malartre, Rochetaillée N° de série : --9889, Modèle : --9000 , 1909, chassis incomplet sans carrosserie https://www.classic.com/veh/1915-rochet-schneider-15hp-type-11000-project-9889-PnBYZJ4/ N° de série : 10200 (sous réserve). N° de série : 10201, Modèle : 10000 , 1911, Phaéton, restaurée en Angleterre., N° de série : 10736, Modèle : 10000 , 1910, carrossée en landaulet, 4 cyl 2,6lhttps://www.classic.com/veh/1910-rochet-schneider-18hp-series-9300-open-drive-WkPM0Jp/. N° de série : 10773, Modèle : 10000 , 1912, torpédo, N° moteur : 90 300 M7, , conservé dans les réserves du Musée National de l'Automobile à Mulhouse, N° de série : 10973, Modèle : 10000 , 1912, carrossée en torpédo, 4 cyl 3,6l, exposée en Allemagne , N° de série : --------, Modèle : 10200 , 1911, carrossée en torpédo, 4 cyl, 11CV exposé au Musée Automobile de Vendée Vendée N° de série : 11695, Modèle : 11000 , 1914https://forums.motorlegend.com/vb/showthread.php?t=46457, N° de série: 11765, Modèle : 11000 A, carrossée en torpédo par Henri Gauthier (Lyon), 4-cylindres. Présentée en vente publique au Salon Auto Moto Retro de Rouen le N° de série : 11905, Modèle : 11000 , 1914, carrossée en berline 6 glaces, restaurée en Angleterrecarrosserie et moteur type 15000, N° de série : 11936, Modèle : 11000 , 1914, carrossée en coupé chauffeur, 4 cyl 2,6l, restaurée en Suisse N° de série : 11964, Type 12 HP , 1911, torpédo, conservé au Musée National de l'Automobile à Mulhouse, classé en tant qu'Objet monument historique N° de série : 13419, Modèle : 13000 , 1913, 18 CV, carrosserie Salmons & Sons, 4-cylindres , préservée en Angleterre. N° de série : 14122, châssis livré à Automobiles Th. Schneider. N° de série : 15008, Modèle : 15000 , 1919, berline 4 portes, Angleterre, 4 cyl 2,6l., N° de série : 15399, Modèle : 15000 , 1923, 16 CV, carrossé en Torpédo 4 Cyl (), N° de série : 15936, Modèle : 15000 , 1919, Torpédo 4 portes, Musée de l'automobile Henri-Malartre, Rochetaillée N° de série : 16348, Modèle : 15000 , 1927, Torpédo 4 portes., 4 Cyl (), N° de série : 16354, Modèle : 15000, 1921, berline 4 portes, moteur 4-cyl. 2614cc, carrossée à Bordeaux par Le Bouscat.. N° de série : 16902, Modèle : 16500, 1920, double phaetonhttps://www.classic.com/veh/1920-rochet-schneider-type-16500-16902-pdwkDQW/,