Vire est une ancienne commune française du Bocage virois, située dans le département du Calvados et la région Normandie, peuplée de habitants, et devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Vire Normandie.
Géographie Localisation Vire est située au nord-est du Massif armoricain, au sud d'un bassin entouré de collines, dans le pays du Bocage virois.
La ville est à au nord-ouest de Flers, à au sud-est de Saint-Lô et à au sud-ouest de Caen.
Communes limitrophes
Géologie et relief De 1972 (date de la vision de Saint-Martin-de-Tallevende) à 2015 (date de la fusion au sein de Vire Normandie), Vire avait une superficie de ; son altitude variait de .
Hydrographie
L'agglomération est située sur la Vire, fleuve côtier dont elle partage le nom, à sa confluence avec la Virène.
La Vire arrive sur le territoire par le sud en le délimitant avec celui de Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont. Après sa traversée du sud de la ville, elle marque, à partir du confluent de la Virène, la limite entre Vire et l’ancienne commune associée, Saint-Martin-de-Tallevende (que la Virène sépare de Saint-Germain-de-Tallevende), puis entre Vire et Coulonces. C'est sur ce dernier tronçon que le fleuve reçoit les eaux de l'Allière après que celle-ci a traversé le territoire de l'ancienne commune de Neuville, au nord.
Climat Comme toute la Normandie, Vire bénéficie d’un climat océanique avec des étés frais et des hivers doux. Les stations météorologiques les plus proches sont celles de Caen-Carpiquet et de Granville-Pointe du Roc situées à . Celle d'Alençon-Valframbert est à . Le Bocage virois se différencie toutefois nettement pour la pluviométrie annuelle qui, à Vire, avoisine les , les communes environnantes étant quant à elles plus arrosées (archive Wikiwix du site www.basse-normandie.ecologie.gouv.fr).. Du fait du relief environnant, les hivers sont ordinairement plus enneigés qu'en plaine de Caen.
Milieux naturels et biodiversité vignette|Vue sur les Vaux de Vire, depuis le haut de la rue Olivier Basselin. Sites classés Esplanade du château, parc Lenormand et rocher des Rames. Cet ensemble de trois sites. est classé par arrêté du . Il s'agit du premier site classé du Calvados..
Site inscrit Les Vaux de Vire., site inscrit par arrêté du ..
Urbanisme Voies de communication et transports La ville est traversée du nord au sud par la route départementale 577 (ancienne N 177) de Villers-Bocage à Mortain et du sud-est à l'ouest par la D 524 (ancienne N 24 bis) d'Argentan à Granville. La D 674 (ancienne N 174) de Vire à Carentan se greffe sur la D 577 au nord de la commune. Flers, en direction de Paris, est accessible par la D 524, Saint-Lô par la D 674 et Caen par la D 577. Des routes plus secondaires permettent de relier Vire aux chefs-lieux de canton ou communes plus proches : Condé-sur-Noireau par la D 512 (ancienne N 812) à l'est, Aunay-sur-Odon par la D 55 au nord-est, Pont-Farcy et Tessy-sur-Vire par la D 52 au nord-ouest et Gathemo et Juvigny-le-Tertre par la D 76 au sud-ouest. La D 407, appelée « rocade de Vire », permet le contournement de la ville à l'est, de la D 674 à la D 524.
La gare de Vire située sur la Ligne de Paris à Granville est desservie par la ligne commerciale Paris - Granville (Intercités) et par la ligne commerciale Dreux - Argentan - Granville (TER Normandie)
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Vira en 1082Cartulaire de la Trinité., Castrum Viriœ 1210Cartulaire normand, n° 209, p. 32., Viriœ Castrum 1230Cartulaire de Troarn., Vile et Chastel de Vile Livre blanc de Troarn., Vyre en 1371Dictionnaire topographique de la France comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Dictionnaire du département : Calvados, page 303..
Le fleuve côtier homonyme a donné son nom à la ville. C'est selon René Lepelley l'un des toponymes normands actuels les plus anciens, sinon le plus ancien. Son origine serait pré-celtique, dérivé d'une racine indo-européenne ver- ou var-, évoquant l'eau, qui se retrouve dans l'ancien nom de Saint-Lô, également sur le cours du fleuve, Briovera..
Histoire
Vire fut de tout temps constamment fortifiée : camp préhistorique, gaulois, motte féodale entourée d'une palissade sous Guillaume le Conquérant, éperon barré par un robuste donjon carré à contreforts œuvre d', isolée par une double enceinte au flanquée de tours circulaires. Capitale du Bocage, Vire sera l'une des principales places fortes des ducs de Normandie, rang qu'elle conservera après le rattachement au royaume de France en 1204..
Moyen Âge En 1123, , roi d'Angleterre et duc de Normandie, fait construire sur un éperon rocheux, contourné par un méandre de la Vire, un donjon carré muni d'une première enceinte, afin d'assurer la défense du duché contre les appuis extérieurs à ses opposants, telles les troupes du comte d'Anjou ou des seigneurs de Bretagne..
Cet ensemble est, à partir du milieu du , sur ordre de Saint Louis, complété par des remparts extérieurs. Cette deuxième enceinte n'est achevée qu'au début du . Elle correspond aux actuelles tours de Geôle, Saint-Sauveur, aux Raines, de la Douve et à la porte Horloge.. Le un mandement de témoigne de la fortification de la ville, leur accordant la remise d'une partie de leurs impositions pour .
Lors de la guerre de Cent Ans, Vire est pillée en 1368 par les grandes compagnies.. Après le siège et la prise de Caen en par le roi d'Angleterre , la ville résiste plusieurs mois avant d'être prise en février-. par les Anglais.. L'occupation anglaise provoque la résistance des paysans du bocage virois, et en 1436-1437, sous la conduite de Jean Boschier, la révolte est générale. Ses quatre à cinq mille insurgés sont taillés en pièces près de Saint-Sever. Parmi les morts on compte Olivier Basselin. Cette occupation ne prend fin qu'en 1450 et aura été particulièrement brutale. Après son refus de livrer sa femme au sergent anglais Fields, Hugues Vaux, propriétaire de la plus grande ferme du village, est exécuté ; ce qui laisse la population dans un total désarroi. Quelques habitants profitent néanmoins de l'occupation anglaise, tel un certain Eugène Vergny qui fournit à Fields des renseignements sur les troupes françaises, puis se voit attribuer la ferme du susdit Vaux.
Temps modernes À la fin du Moyen Âge, la ville devient prospère, d'abord par les activités du cuir, puis par l'industrie drapière.. En 1562, dans le cadre des guerres de Religion, les protestants dévastent la ville. En , les protestants bas-normands, avec de Bricqueville, baron de Colombières (1535-1574), s'emparent de la ville.
En 1619 et dans les années suivantes, la peste noire sévit à nouveau à Vire..
Sous le règne de , comme bon nombre de constructions défensives du Moyen Âge pouvant servir d'éventuelles rébellions (huguenotes en particulier), le château et son enceinte sont démantelés sur ordre de Richelieu..
À la suite du traité de Paris, en 1763, l'industrie drapière locale perd un de ses principaux débouchés par la cession du Canada à l'Angleterre.. Parmi d'autres dont la charge des impôts, cet évènement contribuera à l'accueil favorable des Virois à la convocation des états généraux. La Garde nationale est constituée à partir d' et le premier numéro de l'hebdomadaire Le Courrier des campagnes, favorable à la Révolution, parait le .. Sous la Terreur, les églises sont fermées, Notre-Dame devient un dépôt de fourrage, Sainte-Anne une écurie, Saint-Thomas un magasin à poudre et l'Hôtel-Dieu un hôpital militaire. Un vaste transfert de propriété, profitant surtout à la bourgeoisie, résulte de la vente des biens nationaux.
Révolution française et Empire À partir de 1795, les Chouans s'organisent dans le bocage sous la direction de Louis de Frotté. Début 1796, Vire est en état de siège. Une tentative de Hoche de pacifier la région échoue et le , les troupes de Frotté attaquent Vire que les gardes nationaux, aidés de renforts de tout l'ouest du Calvados, défendent victorieusement. Frotté se retire sur Gathemo où les prisonniers républicains sont libérés.. L'exécution de Frotté en met un terme à la Chouannerie normande..
Époque contemporaine Le Sur le chemin de l'exil, le , passe la nuit dans le château du Cottin, 10 juillet 1832, « Rois et présidents de la République à Vire ».. Ses deux successeurs feront également un passage sur le trajet de Cherbourg : Louis-Philippe à l'aller le , le président Louis-Napoléon Bonaparte au retour le .
Au , la ville est très active.. En 1857, un sous-préfet justifie le bas niveau des salaires ouvriers.. La ville résiste mal à l'industrialisation et subit une récession importante. Une forte tradition de compétence en botanique l'a fait néanmoins connaître, au point d'être considérée comme l'un des berceaux de la botanique moderne. Ses chercheurs et peintres d’histoire naturelle étaient renommés dans toute l’EuropeExposition Flore, passionnément! Les Botanistes de Vire au , Musée de Vire, Calvados..
À la suite de l'annexion, en 1871, de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne tout juste unifiée, un certain nombre d'entreprises textiles, notamment de Bischwiller, quittent l'Alsace et viennent s'installer en Normandie. Vire est, comme Elbeuf, l'un des principaux points de chute de cette migration, tout comme Châlons-sur-Marne dans le département de la Marne..
Le Entre 1935 et 1937, la question des « bouilleurs de cru » secoue une large partie de la Normandie, et dès 1935, éclate dans l'Orne une révolte contre la Régie qui s'étend très vite au bocage virois et atteint notamment Vire, ainsi que Mortain, Domfront, Barenton, Tinchebray..
Seconde Guerre mondiale
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le vers vingt heures, comme beaucoup d'autres villes normandes, Vire subit les bombardements stratégiques alliés et est détruite à plus de 95 %.. Ceux-ci font environ .. Les soldats américains du du de la libèrent la ville le . Du au , ce régiment compte cent huit tués et quatre disparus dans la bataille..
Après la Seconde Guerre mondiale La reconstruction s'effectue jusqu'au milieu des années 1960. L'architecte Marcel Clot est chargé, dès 1944, d'élaborer le plan de reconstruction et d'aménagement. Une vaste opération de déminage et de déblaiement se poursuit jusqu'en . Un remembrement urbain est alors effectué. Les réseaux et la nouvelle voirie sont créés.. La réalisation des nouveaux immeubles est suivie par l'architecte en chef de la ville Marcel Chappey, remplacé en 1949 par Claude Herpe. La première pierre de la reconstruction est posée le . La bibliothèque, dernier grand édifice public à être réédifié, est ouverte le ..
Dans le cadre du plan Raymond Marcellin visant à réduire le nombre de communes, la commune de Saint-Martin-de-Tallevende est associée à Vire le ..
Vire a fusionné avec des communes voisines : Neuville en 1953, au nord ; Saint-Martin-de-Tallevende en 1972, à l'ouest, qui a gardé le statut de commune associée jusqu'à la création de la commune nouvelle de Vire Normandie en 2016 et qui comptait en 2013.
Le , Vire intègre avec sept autres communes la commune de Vire Normandie. créée sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi du de réforme des collectivités territoriales. Les communes de Coulonces, Maisoncelles-la-Jourdan, Roullours, Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont, Truttemer-le-Grand, Truttemer-le-Petit, Vaudry et Vire deviennent des communes déléguées et Vire est le chef-lieu de la commune nouvelle.
Titres de presse disparus Journaux disparus, localisés à VireJean Quellien et Christophe Mauboussin, Journaux de 1786 à 1944, l'aventure de la presse écrite en Basse-Normandie, Cahiers du temps, 1998 . : Le Courrier des campagnes (1791) ; Affiches annonces et avis divers de l'arrondissement de Vire (1821-1837) ; Journal judiciaire, annonces, affiches et avis divers de la ville et de l'arrondissement de Vire (1821-1837) ; Le Glaneur, journal judiciaire d'annonces et avis divers de Vire (1822) ;