Davide Rebellin, né le à San Bonifacio et mort le à Montebello Vicentino, est un coureur cycliste italien réputé pour ses talents de coureur de classiques, avec trois victoires sur la Flèche wallonne et un triplé sur les ardennaises de 2004. Il est également très performant dans les courses par étapes d'une semaine telles que le Paris-Nice qu'il a remporté en 2008 et Tirreno-Adriatico qu'il gagne en 2001. Il est également le recordman de participations au Tour de Lombardie où il s'est aligné à 16 reprises. Enfin, il se distingue par la longévité de sa carrière puisqu'il est toujours en activité à plus de et après 30 saisons passées chez les professionnels. Il est suspendu après avoir été contrôlé positif à l'EPO CERA lors des JO de Pékin. Il est néanmoins blanchi le par le tribunal de Padoue, en raison de vices de procédure. Il meurt deux jours après sa dernière course, heurté par un camion lors d'un entrainement.

Biographie

1988 - 1992 : années amateur Davide Rebellin se fait remarquer dès sa première année chez les juniors en terminant du championnat du monde de sa catégorie, puis du Grand Prix Ruebliland.

Il confirme ces bons résultats en 1989 en remportant au mois de mai les Trois jours d'Axel. Il obtient d'autres résultat significatifs au mois de septembre, en finissant du Trofeo Buffoni, puis second du Giro della Lunigiana.

Après une année 1990 sans lever les bras, il renoue avec la victoire l'année suivante en remportant le Tour des régions italiennes, courses à étapes réservée aux amateurs de moins de . Il s'impose une nouvelle fois, sur les Jeux Méditerranéens. En août, il termine deuxième des Championnats du monde amateur.

En , il remporte sa dernière course chez les amateurs, à l'occasion du Trofeo Alcide Degaspari.

1992-1996 : passage chez les professionnels Davide Rebellin passe professionnel en août 1992 sous le maillot de GB-MG Boys Maglificio. Pour sa première course, il obtient une place sur le Grand Prix Camaiore. Il est ensuite sélectionné pour la course en ligne des Jeux Olympiques de Barcelone. Il y terminera , à 35 secondes de son compatriote Fabio Casartelli. Durant les mois d’août et de septembre, il collectionne les places d'honneur : du Tour de Vénétie, du Critérium des Abruzzes, et du Tour de Romagne. Il prend part à son premier monument pour conclure sa saison, le Tour de Lombardie, qu'il achève à la place.

La saison suivante, il démontre des aptitudes sur les courses à étapes d'une semaine avec une place sur Tirreno-Adriatico, et une place sur le Tour de Suisse. En revanche, il est très discret sur les classiques où sa meilleure performance est sur la Flèche wallonne.

En 1994, le début de saison est moyen : après avoir glané la place du Tour de l'Etna, il termine de Tirreno-Adriatico, de Liège-Bastogne-Liège et de la Flèche wallonne. La suite est plus convaincante avec une place sur l'Amstel Gold Race et une place sur le Tour de Romandie. Il dispute ensuite son premier Tour d'Italie où il accroche deux places sur les deuxième et troisième étapes. Il se classe finalement . Il glane ensuite un podium sur la Bicyclette basque. Sa fin de saison est sans résultat notable et s'achève avec une modeste place sur le Tour de Lombardie.

La saison 1995 démarre fort puisqu'il finit du général du Tour méditerranéen. Il enchaîne en mars avec des places sur Tirreno-Adriatico et sur Milan-San Remo. Il remporte ensuite la première étape du Tour du Trentin, termine de la Flèche wallonne, du Tour des Apennins et du Tour de Romandie. Il continue avec le Giro qu'il termine , puis enchaîne dès le lendemain avec le Tour de Suisse qu'il termine . La fin de saison est plus décevante car il n'accroche aucune place d'honneur.

Il signe chez Polti pour la saison 1996. Les premières courses se soldent par des places d'honneur : du Tour de Calabre, puis du Trophée Pantalica. Après quelques résultats décevants, notamment sur Paris Nice et Milan San Remo, il joue placé sur les ardennaises : sur la Flèche wallonne et sur Liège-Bastogne-Liège. Il est une nouvelle fois en Romandie et prend le départ du Giro. Il y réalise sa meilleure performance sur un grand tour : il remporte la étape au sprint devant le futur vainqueur Pavel Tonkov et endosse le maillot rose qu'il gardera 6 jours. Il se classe finalement , à plus de 9 minutes du Russe. Il connait ensuite une période sans résultat jusqu'en août et la Wincanton Classic qu'il termine . Il réalise une nouvelle bonne performance sur un grand tour en se classant de la Vuelta, à plus de 13 minutes d'Alex Zülle. Sa fin de saison est marquée par d'autres « placettes » : des championnats du monde, du Tour de Lombardie, puis de la Japan Cup.

1997 : premières victoires sur des classiques Il signe chez la Française des jeux en 1997. Malheureusement, sa campagne des classiques ardennaises est un échec. Le mois de mai est plus fructueux : il finit du Grand Prix de Francfort, puis remporte le Trophée des grimpeurs. Enfin, il se classe du Tour de Romandie. Il effectue des courses de préparation comme le Dauphiné et la Route du Sud, puis prend ensuite le départ de son premier Tour de France. Mais outre une place sur la troisième étape, ce dernier se solde par un échec et une modeste place. Il rebondit en août en terminant du Wartenberg Rundfahrt, du Grand Prix de la ville de Camaiore, mais surtout en remportant la Classique de Saint-Sébastien et le Grand Prix de Zurich . Sa fin de saison est plus discrète ( de Paris-Tours et des championnats du monde) et se conclut par le Tour de Lombardie qu'il termine au rang.

1998-1999 : échecs sur les grands tours Pour la saison 1998, il choisit de revenir dans l'équipe Polti. Son début de saison n'est pas très productif hormis une place à Milan-San Remo et une position au Grand Prix Miguel Indurain. Afin de préparer le Tour d'Italie, il s'aligne au Tour de Romandie qu'il termine à la place. Il prend ensuite le départ du Giro, mais ce dernier est un échec car, malgré quelques bonnes places sur les étapes (6 top 10), il ne finit qu'au rang du classement général. Il enchaine avec le Tour de Suisse dont il remporte la et finit au classement général. Il conclut ce mois de juin en accrochant le podium du Tour des Appenins. Il gagne de nouveau en août, la du Tour de Wallonie. Il s'aligne ensuite sur la Classique de Saint-Sébastien dont il est tenant du titre, mais ne termine que . La suite de sa campagne de classiques et semi-classiques est plus fructueuse : victoire sur les Trois vallées varésines, du Grand Prix de Zurich, victoire sur le Tour de Vénétie, du Grand Prix de l'industrie et du commerce de Prato, puis de la Coppa Sabatini. Enfin, il se classe du Tour d'Émilie. Cependant il termine simplement des championnats du monde, à près de 15 minutes du vainqueur. Sa saison s'achève par une place sur Milan-Turin, et une place sur le Tour de Lombardie.

Sa saison 1999 commence par une victoire sur la première étape et le classement général du Tour méditerranéen. Les bons résultats s’enchaînent : il est du Trofeo Laigueglia, remporte le Tour du Haut-Var, et finit du Trophée Pantalica. Il s'aligne ensuite à Tirreno-Adriatico dont il prend la place, à simplement 9 secondes de Michele Bartoli. Lors Milan-San Remo, il arrive au sprint pour la gagne, mais ne termine qu'au rang. Il s'impose ensuite sur la du Critérium international, puis prend la direction de l'Espagne où il termine du Grand Prix Miguel Indurain, et de la Klasika Primavera. Malgré ce bon début de saison, ses résultats sur les ardennaises ne sont pas à la hauteur des attentes : de la Flèche wallonne, de Liège-Bastogne-Liège, et de l'Amstel Gold Race. Il s'aligne ensuite au Tour d'Italie dont, une nouvelle fois, il ne joue pas les premiers rôles avec une place finale. Après une coupure, il revient en août et enchaîne à nouveau les bonnes performances en vue de disputer le Tour d'Espagne. Il termine d'abord des Trois vallées varésines, de la Coppa Agostoni, et du Grand Prix de Zurich. Il remporte ensuite trois victoires consécutives en Italie : la dernière édition du Mémorial Gastone Nencini tout d'abord, le Tour de Vénétie ensuite, et enfin le Tour du Frioul. Il conclut ce mois d’août avec une place sur le classement général du premier Tour de la province de Lucques, remporté par Paolo Bettini. Son Tour d'Espagne démarre plutôt bien car il est classé dans le top 10 du général à mi-course. Mais il perd beaucoup de temps par la suite et finit par abandonner. Sa saison prend fin aux championnats du monde en Italie, où il est là aussi contraint à l'abandon.

2000-2001 : nouvelles places d'honneurs sur les classiques En 2000, il signe en faveur de l'équipe Liquigas. Le début de sa première saison est marqué par de bonnes places sur des courses mineures : du Tour méditerranéen, du Tour du Haut-Var, du Trophée Pantalica, et du Grand Prix de Chiasso. Il s'aligne ensuite sur des courses plus renommées, mais avec des résultats mitigés: sur Tirreno-Adriatico, puis de Milan-San Remo. Il se ressaisit sur le Tour du Pays basque dont il se classe . Sur les ardennaises, il joue placé avec une place sur la Flèche wallonne, une place sur Liège-Bastogne-Liège, et sur l'Amstel Gold Race. Sur le Giro, il passe une nouvelle fois à côté et termine sans jamais peser sur la course. C'est d'ailleurs le dernier grand tour qu'il terminera de sa carrière, les délaissant complètement par la suite. Après une période sans courir, il revient sur le Grand prix de Plouay où il se classe , puis se classe du Tour du Danemark. Il prend ensuite la direction du Pays basque où il finit troisième de la Subida a Urkiola, puis de la Classique de Saint-Sébastien. Il effectue une nouvelles fois une campagne de semi-classiques avec quelques bons résultats : des Trois vallées varésines, du Grand Prix de Zurich, du Tour de Vénétie, de la Coppa Placci, du Grand Prix de l'industrie et du commerce de Prato, et du Tour d'Émilie. Il continue avec les championnats du monde où il finit au sein du peloton, à la place, et où son leader Michele Bartoli finit . Il termine son année avec une bonne place sur le Tour de Lombardie.

En 2001, son programme de début de saison est le même que les deux années précédentes : le Tour méditerranéen qu'il remporte pour la deuxième fois de sa carrière, le Trofeo Laigueglia et le Tour du Haut-Var dont il prend la place, et le Grand Prix de Chiasso où il s'impose également. Il s'aligne ensuite sur Tirreno-Adriatico dont il remporte la étape, ainsi que le classement général, pour la première et seule fois de sa carrière, devant Gabriele Colombo, classé dans la même seconde que lui. Il continue sur sa lancée en remportant deux étapes du Tour du Pays basque. Il est à nouveau bien classé sur les ardennaises, mais n'arrive toujours pas à gagner, notamment sur Liège-Bastogne-Liège où il est battu de peu au sprint par Oscar Camenzind. Avant de disputer le Tour d'Italie, il se classe second du Grand Prix de Francfort, puis remporte le Grand Prix de l'industrie et de l'artisanat de Larciano. Sur le Giro, il se classe second de la , mais abandonne lors de la .

Il remporte dans la foulée le Mémorial Fausto Coppi. Au Brixia Tour, il remporte la devant le futur lauréat de l'épreuve, Cadel Evans. Il termine ensuite second de la Luk Challenge, et accroche le podium de la Classique de Saint-Sébastien. S'ensuit une période sans résultats significatifs, mais il se relance sur les semi-classiques italiennes en terminant du Tour de Vénétie, vainqueur du Tour de Romagne, du Tour de Lazio, du Grand Prix de l'industrie et du commerce de Prato, et du Tour d'Émilie. Les championnats du monde n'étant pas assez vallonnés pour lui, il termine au sein du peloton, à la place. Sa dernière course fut le Tour de Lombardie, qu'il finit seulement . Malgré cet échec, sa saison est une réussite puisqu'il comptabilise, cette année-là, 11 victoires, soit le meilleur total de sa carrière.

2002-2003 : signature dans une équipe allemande