Simon Wells, né en 1961 à Cambridge, est un réalisateur, scénariste et animateur britannique.

Attiré par le dessin, il désire devenir illustrateur. Toutefois, lors de ses études, ses professeurs lui conseillent de continuer dans l'animation. D'abord embauché par l'animateur Richard Williams, il travaille notamment sur le film .

Remarqué par le studio , il l'intègre et réalise l'ensemble des films de cette branche d', dont une production tout seul. Il est connu pour avoir réalisé Balto, qui sera un terrible échec commercial. À la fermeture du studio, il est transféré à , filiale de la nouvelle société , et réalise, avec Brenda Chapman et Steve Hickner, Le Prince d'Égypte, qui est un succès. Il réalise également son unique film avec acteurs, La Machine à explorer le temps, adaptation du roman de son arrière-grand-père H. G. Wells.

Ensuite, Wells travaille dans l'ombre de diverses productions de DreamWorks au scénario, à l'animation ou encore comme consultant. Il retourne derrière la caméra, cette fois-ci pour , avec Milo sur Mars, film dont il a écrit le scénario avec son épouse, Wendy. Toutefois, le film reçoit un accueil assez négatif de la critique ainsi que du public, et entraîne la perte de près de 110 millions de dollars ainsi que la fermeture d', la société de Robert Zemeckis, qui renaît néanmoins quelques mois plus tard.

Après cet échec, en 2011, il revient à DreamWorks où il continue d'apporter son expérience à la production de longs métrages.

Biographie Enfance et études Simon Wells voit le jour en 1961 à Cambridge.. où ses parents enseignent à l'université. Son père, Martin Wells, est un spécialiste en zoologie, considéré comme , et le petit-fils du célèbre écrivain H. G. Wells. Simon est donc l'arrière petit-fils de l'auteur. Il passe toute son enfance en Angleterre et commence à lire les œuvres de son arrière-grand-père à l'adolescence.

Il étudie à la ainsi qu'à la dans les années 1980, suivant des cours en conception audiovisuelle.. L'un de ses professeurs, John Grace, le définit comme Désirant devenir illustrateur, ses professeurs lui conseillent, à la vue de ses travaux, de se tourner vers l'animation.

Débuts dans l'animation Sorti diplômé de ses études, il fait de multiples allers-retours entre l'Angleterre et les États-Unis.. Ensuite, Wells commence à travailler sous les ordres de l'animateur Richard Williams au sein de son studio, notamment sur les animations de spots publicitaires. Plus tard, il fait ses débuts comme réalisateur, occupant cette fonction pour de nombreux travaux et productions du studio..

Wells est approché pour être le superviseur de l'animation du film Qui veut la peau de Roger Rabbit. Chuck Jones, travaillant comme conseiller sur le film, propose de faire appel à Richard Williams pour l'animation de certaines séquences.. Le réalisateur, Robert Zemeckis, Williams ainsi que Wells dessinent les gags de la scène de la cuisine, au début du film, en une journée seulement.. Wells n'hésite pas à apporter une relecture à certains éléments du scénario ainsi qu'à son développement. À partir de ce film, il noue une relation amicale et professionnelle forte avec Zemeckis qui le fait travailler sur les et des deux suites de Retour vers le futur.

et premiers longs-métrages (1989-1995) thumb|right|alt=Photographie d'un homme roux, avec des lunettes, et portant une chemise blanche avec de fines rayures noires. Il regarde l'objectif.|Simon Wells réalise ses deux premiers films notamment avec Phil Nibbelink (ici en 2009). À la fermeture des studios de Richard Williams, Simon Wells rejoint , filiale d' basée à Londres consacrée aux films d'animation, notamment grâce au succès de Qui veut la peau de Roger Rabbit ?. Ses travaux lors de ce film lui permettent d'être promu au statut de réalisateur attitré du studio. Steven Spielberg propose à Wells et Phil Nibbelink la réalisation du premier long-métrage d, Fievel au Far West, suite de Fievel et le Nouveau Monde., ce qu'ils acceptent. Nibbelink avait également travaillé sous les ordres de Williams pour l'animation de Roger Rabbit. Au départ, le réalisateur du premier film, Don Bluth, est appelé pour réaliser cette suite. Toutefois, des différends entre Spielberg et Bluth entraînent le départ de ce dernier. La production commence en avec deux cent cinquante personnes travaillant sur ce projet. Dans le même temps, le projet des Quatre Dinosaures et le Cirque magique entre en phase de développement et Wells est nommé réalisateur, toujours avec Phil Nibbelink, mais également avec Dick et Ralph Zondag.

Fievel au Far West suit toujours les aventures de Fievel Souriskewitz ( dans la version originale) et de sa famille qui doivent quitter New York, traqués par les chats de la ville, pour l'Ouest américain. Le film est accueilli de manière mitigée.. Le critique Roger Ebert donne une note de 2,5/4 au film : selon lui, si les enfants y trouveront leur compte, les parents ne prendront pas autant de plaisir que devant Fievel et le Nouveau Monde.. L'ambiance du film est moins sombre que son prédécesseur et le suspense est beaucoup moins présent, à contrario de l'humour, comme le souligne un journaliste du .. Jerry Beck, journaliste et historien spécialisé dans l'animation, pense également que l'humour cartoonesque et l'animation sont assez proches de ce qui a été fait dans Roger Rabbit. Ce premier film d'animation de Simon Wells ne récolte que vingt-deux millions de dollars aux États-Unis et près de quarante millions en tout.. Ces résultats décevants entraînent la fin de Fievel sur grand écran.

En parallèle, la production des Quatre dinosaures, deuxième film d', continue. C'est le premier film d'animation destiné au cinéma à utiliser la colorisation par ordinateur.. Plus de quatre ans après le début de la production, cette deuxième réalisation de Simon Wells sort le aux États-Unis. L'histoire est celle d'un groupe de dinosaures, envoyés à New York par un scientifique, devant faire face à de multiples dangers au sein de la grande ville américaine. Le film est jugé de manière globalement décevante par la critique cinématographique.. Daniel M. Kimmel, de , définit le film comme Si le journaliste reconnaît des erreurs en ce qui concerne la narration, il trouve que le concept du film, à savoir des dinosaures qui deviennent inoffensifs et amis avec des enfants, marche plutôt bien. De son côté, Desson Thompson, du loue l'animation vivante et la durée adéquate du film.. Par contre, Roger Ebert n'est pas du tout convaincu et juge cette production en retard par rapport aux standards en matière de longs métrages d'animation.. Todd Camp, du , fait un constat plus global ; pour lui, cette dernière production montre qu' n'évolue pas depuis ses débuts et que les productions animées de Steven Spielberg partagent les mêmes défauts.. Les Quatre Dinosaures et le Cirque magique est également un échec commercial, ne récoltant qu'un peu plus de neuf millions de dollars au box-office américain..

thumb|left|alt=Photographie d'un chien empaillé, de type husky sibérien, marron et placé dans une vitre.|La première réalisation individuelle de Simon Wells est une adaptation de l'histoire de Balto. Wells reçoit, un jour, un script qui est une adaptation de la course au sérum de 1925 et de l'histoire de Balto Jill Fullerton-Smith, "Balto - Endurance, Fidelity & Intelligence". Documentaire sur la Course au sérum de 1925 et la conception du film "Balto" (1995).. Ce husky sibérien est célèbre par son statut de chien de tête du dernier traîneau ramenant une caisse de sérum anti-diphtérique au village de Nome, en Alaska, durement touché par une épidémie en 1925.. Bien qu'il ait déjà vu la statue de Balto à Central Park, le réalisateur ne connaît pas cette histoire avant la lecture du scénario. Il est intéressé pour l'adapter et ainsi Il propose l'idée à Steven Spielberg de lancer la production, mettant en avant que c'est . Le célèbre producteur accepte. Wells réalise ainsi son premier film de manière individuelle. Les équipes du film et le réalisateur étudient le paysage de l'Alaska, sa faune et visionnent des images de lIditarod, une course de chiens de traîneaux reprenant le même chemin que le relais de 1925. Sur ce film, Wells attache une grande importance au réalisme des personnages ainsi qu'au respect de l'histoire originale. La principale modification est de transformer le personnage principal en un chien-loup. Wells désire jouer sur la dualité entre chien et loup pour rendre intéressant son personnage tout en affirmant que ça .

Balto sort le aux États-Unis.. Le film raconte le parcours de ce chien-loup, rejeté de la ville de Nome, qui va partir à la recherche du traîneau transportant le sérum anti-diphtérique perdu dans le froid de l'Alaska. Le film est moyennement bien reçu par la presse aux États-Unis avec 50 % de critiques positives sur douze votes.. Roger Ebert lui attribue un 3/4, affirmant que Stephen Holden, critique pour le New York Times, décrit À l'inverse la critique Susan Wloszczyna, pour lUSA Today, juge l'histoire d'amour entre les deux personnages principaux et critique fortement la piètre qualité de jeu des acteurs des voix originales. Le film souffre de la concurrence de de Disney avec Pixar, dans les salles depuis un mois aux États-Unis, et ne récolte que onze millions de dollars au niveau national.. Considéré comme un nouvel échec en salles, le film va bénéficier d'un engouement important de la part du public lors de sa sortie en vidéo, jusqu'à recevoir un statut de film culte dans le milieu de l'animation traditionnelle..

Après ce troisième échec pour Amblimation, le studio ferme ses portes en 1997. Wells, comme beaucoup d'animateurs et salariés, est transféré au sein de DreamWorks SKG, compagnie basée à Los Angeles fondée par Steven Spielberg, David Geffen et Jeffrey Katzenberg. Dès , il avait annoncé son intention de déménager aux États-Unis du fait de la délocalisation d'Amblimation dans le quartier d'Hollywood.

Arrivée chez DreamWorks (1995-2001) Alors qu'il travaille sur Balto, Simon Wells est nommé réalisateur du Prince d'Égypte avec Brenda Chapman et Steve Hickner pour le futur studio DreamWorks SKG. Il est le plus expérimenté des trois en matière de réalisation. Simon Wells s'implique beaucoup dans les premières productions de DreamWorks Animation. Il fait partie de l'équipe des storyboardeurs du premier film de cette division, Fourmiz réalisé par Eric Darnell et Tim Johnson.

Sur la conception du Prince d'Égypte, Jeffrey Katzenberg conseille aux réalisateurs de s'inspirer de Gustave Doré, de David Lean avec son film Lawrence d'Arabie, et de Claude Monet. Les Dix Commandements constitue également une référence pour les réalisateurs. Lorsqu'on leur annonce le projet, Wells et ses confrères sont conscients de la difficulté du chantier, qui est une adaptation de la Bible et plus précisément du livre de l'Exode. De plus, Simon Wells n'est pas vraiment intéressé pour et avoue qu'au départ, l'idée . La production du film dure quatre années avec un budget de soixante-quinze millions de dollars. Près de trois cent cinquante personnes travaillent avec les réalisateurs sur sa conception. Le britannique désire apporter une touche humoristique à l'histoire mais se ravise, la production étant contre cette idée.. Pour ne pas choquer les différentes religions, l'équipe du film fait appel à divers spécialistes, notamment à des théologiens. En tout, ce sont sept cents personnes qui vont servir de consultants parmi lesquels le pasteur Jerry Falwell. L'un des choix scénaristiques importants est de se focaliser sur le personnage de Moïse à l'âge de dix huit-ans. Pour Wells, Moïse, à l'apogée de sa vie, est et il le considère comme une personne à laquelle on ne peut pas s'identifier. Wells évoque, à de nombreuses reprises avec Katzenberg, la question de la mort dans le film.