Yves Marie Pastol, né le à Guingamp, mort le à Neukirchen (actuellement Żerniki Wrocławskie en Pologne), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Il est le fils de Yves-Marie Joseph Pastol sire de Keramelin, magistrat civil et criminel du duché de Penthièvre et de Marie-Jeanne Le Dereat.

Biographie

Il s'engage comme volontaire au des Côtes-du-Nord, le , caporal le , il est congédié par autorisation du ministre de la Guerre le .

Il s'engage de nouveau comme volontaire au des Côtes-du-Nord, le . Il est sous-lieutenant le , et capitaine le suivant. Embarqué sur le vaisseau L'Achille le , il fait campagne sur mer dans l'Océan et la Méditerranée. Il passe à l'armée de l'Ouest, de fin 1793 à 1795, puis à l'armée de l'Intérieur, de 1795 à 1796. Capitaine au de ligne le , il passe à l'armée d'Italie jusqu'en 1798. Il est blessé légèrement à Tarvis le .

Intégré à l'armée d'Helvétie, il est aide de camp de Brune à partir du , et commissionné en cette qualité par le Directoire exécutif le . Il se signale à la bataille de Bergen et à la bataille de Castricum et est nommé provisoirement chef de bataillon par Brune, le . Confirmé dans le grade de chef de bataillon par le Directoire exécutif, le , il est nommé provisoirement chef de brigade par Brune, le , grade confirmé par le Directoire exécutif dès le . Il est affecté aux armées de l'Ouest, puis de réserve, de la fin 1799 à 1800, il est confirmé dans le grade de chef de brigade par arrêté des consuls, tout en restant aide de camp de Brune, le .

Affecté à l'armée d'Italie entre 1800 et 1801, il occupe le poste de chef de brigade du de ligne à la place de Féry le . Versé à l'armée d'Helvétie entre 1802 et 1803, il est fait officier de la Légion d'honneur le .

Au début de l'Empire il est en Italie. D'abord à la (Gardanne) de l'armée d'Italie, en , il sert lors de la bataille de Vérone le . Il sert en Autriche, pendant la campagne de 1809. Général de brigade le , il est employé à l'armée d'Italie. Il est fait baron de l'Empire avec dotation de de rente annuelle sur le département de Rome le . En 1810, à Rome, il commande une brigade ( et de ligne), qui est dissoute le . Il commande ensuite la de la (Partouneaux) au corps d'observation d'Italie du au , puis la de la d'infanterie (Broussier) au corps d'observation d'Italie le . Le , il est autorisé par le général Junot à rester à Munich pour raisons de santé. Il est commandant de la de la (Puthod) du corps d'observation de l'Elbe, devenu Corps de la Grande Armée sous Lauriston, du au .

Il meurt au Champ d'Honneur le , vers 21h30 des suites de deux coups de feu reçus à proximité du village de Neukirchen (actuellement Żerniki Wrocławskie en Pologne), lors de la marche vers Breslau (Silésie).

Hommages Une rue de Guingamp (Côtes-d'Armor) porte son nom.

Notes et références

Bibliographie

Catégorie:Général du Premier Empire promu en 1809 Catégorie:Naissance dans la province de Bretagne Catégorie:Naissance en mars 1770 Catégorie:Naissance à Guingamp Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Militaire français des guerres de la Révolution française Catégorie:Militaire français mort au combat lors des guerres napoléoniennes Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1804 Catégorie:Décès en mai 1813 Catégorie:Décès à 43 ans Catégorie:Décès en Pologne